Dylan Robert, enfant sauvage devenu acteur, repris par la justice, se confesse à Vanity Fair entre gloire et prison. On recherche l'épave d'un chalutier disparu en 1962, le Figaro. Longtemps, Charlotte Gainsbourg s'est refusée la beauté, Libération. Des femmes sans tabou corporel et une jambe poilue dans Télérama.

On parle d'un bébé...

Une petite fille qui s'appelle Désirée parce qu'on l'a tellement voulue celle-là, elle a quatre mois, la merveille, sa peau claire, ses yeux bleus, ses parents (ils sont de valenciennes) la prennent avec eux pour assister à un mariage à l'autre bout de la France, à Perpignan...  Nous sommes vendredi dernier 28 mai, ils sont arrivés en ville, ils voient une connaissance,  on bavarde, on plaisante, la maman dit, "Elle si belle ma fille, vous voulez l'acheter, mais elle n'a pas de prix?" Mais un passant à côté entend, qui se dit, "mais ces gens essaient de vendre un bébé" et il va voir des policiers...

Et le papa et la maman de Désirée, nous raconte ce matin l'Indépendant, ont été placés en garde à vue, et ont été jugés lundi en comparution immédiate pour délaissement d'enfant... Le parquet a demandé une peine de 6 mois pour je cite donner une leçon à ces parents dont l'avocat dénonçait une justice qui peut broyer des gens... La justice a retenu son bras, les parents ont été relaxés... mais on ne leur a pas rendu leur fille pour autant, Désirée avait placée auprès d'une association, l'enfance catalane, par ordonnance judiciaire et ces choses là ce se défont pas si simplement, une audience est fixée au 10 juin, faudra-t-il attendre huit jours encore - 'Indépendant nous dit que les deux parents si vite soupçonnés appartiennent à la communauté des gens du voyage... Tout va bien.

On en reparle de la justice, au hasard des journaux ce matin, que la société déborde. Libération longuement et le Figaro aussi nous disent qu'elle ne sait pas enrayer la montée des féminicides. Elle va devoir aussi comprendre la justice, ce qui est arrivé à Amandine  est morte l'été dernier à 13 ans dans l'Hérault et ne pesait plus alors que 28 kilos, vous lisez dans Midi Libre et sur le site de France bleu ce qui semble une histoire atroce de maltraitance, la mère d'Amandine et son compagnon ont été incarcérés, le père d'Amandine dit qu'il est en colère après la juge des affaires familiales qui ne le laissait voir amandine qu'une fois par mois, et souvent sa mère la lui dérobait, il avait été condamné en 2012 pour violences conjugales, comment la justice aurait pu deviner

On parle aussi d'un homme en sursis.

Dans Vanity Fair qui sort aujourd'hui, un jeune homme aux cheveux lourds et noirs et à la présence minérale, qui sera une légende ou que la justice emportera, elle le connait bien depuis son jeune âge... elle vient de le laisser sortir après treize mois de mandat de dépôt  mis en examen pour l'attaque d'un restaurateur à marseille et un vol de scooter et quand elle retrouvera au tribunal pourra l'envoyer 5 ans en prison… "Cela m'est égal que vous soyez acteur », lui avait dit la magistrate en l'envoyant au trou... Car il est acteur, Dylan Robert, césar du meilleur espoir en 2019 pour soin rôle de petit voyou amoureux proxénète dans Scheherazade et qui ensuite a tourné pour Maiwenn, pour une série Netflix, mais ce qu'il était l'a rattrapé... Et lui qui n'avait pas parlé se raconte, un enfant bandit sauvage dont le drame était le destin, une éducatrice qui avait deviné une étincelle l'avait conduit vers un casting qu'il avait affronté le regard trouble du joint qu'il venait de fumer... Vous lisez l'arrachement et la rechute... Quand il est retourné en prison Dylan ne savait toujours pas lire, il apprenait ses textes phonétiquement, il s'y est mis, pas le choix, il a lu un roman sur les gens de la mer, il doit tourner en ce moment un film en Islande... La justice l’attend l'an prochain.

Dans le Figaro vous lirez une autre histoire de mer et de consolation... On s'emploie dans l’Atlantique nord, à réparer une vieille peine, celle des veuves et orphelins survivants des quinze marins du chalutier le Ravenel, qui le 29 janvier 1962 n'est pas revenu au port de Saint-Pierre comme prévu, il faisait un temps de vent et de glace des rafales de 60 noeuds, un thermomètre à moins onze, le Ravenel a-t-il coulé en basculant surchargé de glace ou a -t-il été victime d'une collision, d’un défaut de fabrication? Ce sont des mystères que pourrait éclairer une épave pour laquelle enfin on mobilise la haute technologie, un drone de surface hydrographique rouge flotte sur une eau grise sur la photo du Figaro, on espère chez les orphelins la vérité enfin mais l'on redoute que soient dérangées la sépulture des pères, après si longtemps...

Et on parle enfin de beauté.

Que s'est longtemps déniée l'actrice Charlotte Gainsbourg qui tenait son image à distance et même aujourd'hui « se saoule d’elle-même" d'être filmée sous toute les coutures par le cinéaste Benoit Jacquot, son ami, dans ce film qui sort aujourd'hui, Suzanna Andler, adapté d'une pièce de Marguerite Duras, où l’on parle d'une femme trompée et de son amant qui lui dit « tu est défaite » , ce sont trois belles pages dans Libération. Gainsbourg dit aussi que le texte de Duras lui faisait peur, comment trouver sa musique, et parle d’elle-même comme pour se rassurer: ne pas s'être aimée, est ce que cela rend les choses plus simples quand vient l'âge...

Les doutes de Charlotte Gainsbourg font écho au dossier de Télérama, qui parle de femmes au-delà de la peur, qui s'affranchissent des complexes, des canons des codes corporels, « chacune fait ce qui lui plait » dit le magazine, où pose altière l'escrimeuse et mannequin brésilien Claudia Maria Ferreira da Costa, 59 ans, dont les cheveux blancs sont la parure charismatique, on nous parle de kilos assumés et de peaux revendiquées fussent-elles imparfaites, et de poils exhibés: à la Une du journal pose une française, Jackie Reedson, doctorante en anthropologie a New-York, militante pour les droits des sans-papiers, elle nous fixe dans les yeux dans l'éclat de sa jeunesse et exhibe une jambe parfaitement dessinée et recouverte d'une pilosité abondante. "Je vois, dit-elle, dans le diktat de l'épilation une domination patriarcale"...

Tout le monde n'a pas la force des militantes. Le Bien public nous dit les drames des anorexiques, des boulimiques,  et des souffrances que deux femmes braves racontent au journal...

La championne de tennis Naomi Osaka  a renoncé à Rolland Garros ne voulant plus se livrer au regard des autres, parlant de anxiété et de dépression, l'Equipe s'interroge sur la fragilité des sportifs si forts pourtant, Osaka aurait craqué quand quelqu'un de son entourage lui aurait dit qu'elle était mauvaise sur terre battue... La terre battue qui est souvent un sujet psychologique...

La Provence et Sud-Ouest nous racontent ces français qui regrettent la paix du confinement, on était bien dans la bulle on entendait les oiseaux, on n'avait pas peur des autres, la voix du Nord plus simplement dit la joie de lens dont le stade Bollaert qui hier a retenti de la musique de Marcel et son orchestre, la vie quoi, il faisait beau.

Le Monde nous dit le bonheur d'un diplomate français Nicolas Chapuis qui représente l'Union européenne a pékin et qui parfois s'isole du monde pour s'en aller au VIIIe siècle, et traduit et commente  des poètes chinois, Li Bai qui ne dessoulait pas et Du Fu dont les pièces dit-il sont des bijoux d'humour et de politique aussi, car en Chine où l'on e se confronte pas au pouvoir, seule l'allusion poétique permet la critique…

« Si le liseron s’attache au pissenlit, il ne pourra pas pousser bien loin. Plutôt que de marier sa fille à un soldat, mieux vaut la laisser au bord de la route. »

Contact
Thèmes associés