La revue de presse, bonjour Hélène JouanOn commence ce matin par la bataille d’Alep : malgré le cessez le feu instauré le 27 février dernier, la deuxième ville du pays subit des bombardements incessants Dessin de Willem dans Libération…des avions chasseurs plongent sur la ville en ruines et sur un hôpital de fortune, d’où s’échappent deux brancardiers et leur blessé… « Voilà l’ennemi » clame l’avion chasseur. Médecins, humanitaires, cibles de l’aviation de Bachar el AssadOui, « Sur le terrain, c’est un retour à la case guerre » raconte Delphine Minoui dans le Figaro. « Le déluge de feu qui s’est abattu la semaine passée sur la ville est l’un des pires qu’elle ait connu: plus de 250 morts en 7 jours, 2 centres médicaux entièrement détruits…durant ces dernières 48 h, un syrien est décédé toutes les 25 minutes a reconnu l’envoyé spécial de l’ONU »« Les forces de Bachar el Assad soutenues par leurs supplétifs iraniens et la puissance de feu russe sont en train de pilonner la 2ème ville de Syrie au prix de centaines de victimes et Poutine est à la manœuvre explique Philippe Gélie dans son édito». Et dans sa partie d’échec, le président syrien reste une pièce maitresseJusqu’à hier, raconte Georges Malbrunot, toujours dans le Figaro, Damas bénéficiait en effet du blanc-seing du Kremlin pour reconquérir la grande ville du Nord du Pays coûte que coûte. Les russes s’étant sentis bernés par les américains et les monarchies du Golfe qui auraient profité de la trêve pour permettre la livraison de 2000 tonnes d’armes aux insurgés, alliés aux djihadistes du Front Al Nosra. Furieux, Moscou aurait même selon Malbrunot dépêché un millier de nouveaux soldats en syrie, des mercenaires, certains ont servi dans le caucase et en Tchétchénie…Au total, la russie disposerait désormais de 3000 hommes chez son allié syrien…Oui Poutine est bien à la Manœuvre…et les occidentaux, états unis en tête, ne semblent pas fâchés de déléguer le bourbier syrien au Kremlin. Ce qui revient à admettre, malgré les hauts cris de Paris et Ankara, que la moins mauvaise des solutions serait de rendre son pays au clan Assad » conclut Philippe GélieEn France Hélène, retour sur la double rémunération du patron de Nissan et de Renault Carlos Ghosn Ca s’est passé vendredi mais ça a du mal à passer. Vendredi donc ,les actionnaires de Renault, dont l’Etat, ont voté contre les émoluments de Carlos Ghosn pour 2015, soit un peu plus de 7 millions d’euros. Les Echos soulignent que c’est la première fois depuis l’instauration en 2013 du « say on pay », qui permet aux actionnaires de se prononcer sur la rémunération des dirigeants, qu’un patron du cac 40 affronte un vote négatif. Et alors ? alors rien, reconnait le journal, ce vote est consultatif et n’a impressionné ni le patron, ni son conseil d’administration qui ont décidé d’approuver le maintien de pactole. Dans Libération, le directeur du cabinet Proxinvest, cabinet de conseil aux actionnaires nous explique que ce n’est pas étonnant, « Ghosn domine son conseil, son assemblée générale, son groupe »…mais pour la première fois souligne t il, les gros actionnaires ont enfin pris conscience que Ghosn touchait 2 salaires, ce qui visiblement ne les avait pas effleuré jusque là, il faut dire que sa fiche de paie chez Nissan, au japon est longtemps restée confidentielle…ce qui lui permettait d’occulter qu’il faisait en fait 2 mi temps, 1 mi temps chez renault, l’autre chez Nissan… au total, avec son double mi temps, carlos Goshn touche en fait 4 fois plus que la moitié des patrons du cac 40. Bref, prise de conscience, des actionnaires et de l’état. C’est bien. Sauf que vendredi l’Etat a aussi voté une résolution qui le prive de son vote double sur la question de la rémunération. Bref on a du mal à voir la cohérence Dans la presse ce matin Hélène, on revient évidemment sur la loi El Khomri qui arrive demain à l’assemblée nationale Ne dites plus, Loi El Khomri Patrick, mais Loi Sirugue, Sirugue du nom de Christophe Sirugue le rapporteur du texte à l’assemblée dont le journal L’Opinion nous dresse le portrait pour bien nous signifier que c’est désormais lui qui a les choses en main. D’ailleurs, la ministre en charge et en titre n’a même pas eu le droit d’assister aux débats en commission…c’est dire..Lui, était au départ hostile au texte mais Manuel Valls l’a choisi parce que cet homme se situe à l’épicentre du groupe socialiste, il est donc capable de travailler aussi bien avec les vallsistes qu’avec les frondeurs, il est surtout à la recherche permanente de l’équilibre entre revendications syndicales et ardeurs patronales. Taxer les cdd serait une connerie a-t-il lancé pour calmer les derniers, quand en revanche il défend le mandatement syndical réclamé par les premiers…bref c’est sur lui que tout repose à partir de demain. Dans Aujourd’hui en France le parisien, l’intéressé tel un ministre bis fait les comptes : « il manque 40 voix pour voter la loi Travail » prévient il. Et il affiche sans complexe ce sur quoi il entend tenir tête au gouvernement, notamment sur le périmètre d’appréciation des difficultés d’une entreprise qui justifierait des licenciements économiques. Il veut faire plier le gouvernement. Attention ligne rouge dit il, si on le suit, il a l’air de se faire fort de convaincre les abstentionnistes, si le gouvernement s’oppose, il ne répond plus de rien. Et si on était tous des ministres du travail bis, en puissance ? c’est peu ou prou ce qu’avance une de vos concurrentes, Nathalie Kosciusko Morizet, qui dans le Parisien, propose la création d’une assemblée constituante pour moderniser nos institutions. Première idée, remplacer le conseil économique et social par une chambre de Citoyens qui fonctionnerait dit elle comme une plate-forme en ligne et permettrait à chacun de soumettre une proposition de loi dès lors qu’elle recueillerait 500 000 signatures. Rendre la parole aux citoyens, on est loin du gouverner par ordonnance que vous prônez jean françois Copé. Débat entre Horizontalité et verticalité au sein des Républicains On termine Hélène en prenant la mer Avec Loic Perron, qui prend ce matin le départ de la transat anglaise à la barre de Pen Duick 2, le bateau sur lequel Eric Tabarly avait triomphé en 1964. Ce qui m’intéresse dit le navigateur breton au palmarès prestigieux, « c’est d’éclairer le passé pour mieux voir l’avenir », ça sonne comme une phrase de campagne d’un candidat à la primaire républicaine! Mais ce que Perron nous raconte dans l’Humanité, c’est ce plaisir de renouer avec la navigation à l’ancienne, carte en papier et sextant pour calculer sa route, bon en même temps, sécurité et règlement oblige, il y aura tout le matériel informatique et une balise à bord, mais planqué, il s’en servira le moins possible. Hommage donc à celui qui a inventé en France, la course en solitaire. «pas de pression dit Peyron, sauf celle de ramener la commode Louis XV à la maison et en bon état », une commode tout de même de 13 mètres 60

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