8H30 l’heure de la revue de presse, bonjour hélène jouan

On commence par le nouveau bug fiscal du gouvernement

« Jeanine ne sait plus très bien quoi faire de son chèque de 363 euros, le montant de sa taxe d’habitation pour 2015, il est prêt, il est là, Jeanine pensait aller le mettre à la poste aujourd’hui. Mais est-ce qu’il faut payer même si on est remboursé ? » s’interroge la vieille dame de 84 ans dans Aujourd’hui en France/le Parisien. Interrogation légitime au regard de la panique qui s’est emparée ce week-end du gouvernement face à la polémique sur les retraités modestes. Le « bug », c’est le mot officiel, remonte en réalité à 2008 : lorsque la majorité précédente vote la suppression de la demi part de quotient familial pour les veufs et les veuves, elle fait entrer dans l’impôt des retraités modestes. Au pouvoir, la gauche ne revient pas sur cette décision, mais multiplie chaque année les petits gestes pour atténuer la douloureuse. Sauf qu’en 2015… elle oublie ! Résultat : cette année, 250 000 retraités se voient réclamer pour la première fois le paiement de la taxe d’habitation. Trop bête, ça tombe à quelques semaines des élections régionales. Branle bas de combat donc, le secrétaire d’état au budget Christian Eckert invite hier matin sur France Info les contribuables concernés à ne pas payer leur impôt, « du jamais vu dans notre histoire fiscale » nous dit le Parisien. « Monsieur bricolage travaille aussi le dimanche » ironise Mathieu Verrier dans la Voix du nord pour parler du rôle de pompier de Christian Eckert à qui François Hollande a demandé avant de partir en Chine de trouver au plus vite une solution. Du coup, même le patron de Monsieur bricolage s’y colle :Tweet hier à 19H12 du premier ministre Manuel Valls pour assurer que l’exonération portera sur 2015 et 2016.

« Trop d’impro tue l’impôt » résume la Voix du nord en une formule…Impro car faute de réforme d’envergure, « Même la maman du ministre n’y comprend rien » nous raconte l’Opinion. Quel ministre on ne sait pas, mais « il est élu socialiste de longue date, sa maman retraitée et veuve touche une pension légèrement inférieure à la moyenne. Avant d’entrer au gouvernement, son fils lui a demandé si elle était prête à payer un peu plus d’impôt, quitte à ne pas donner une petite enveloppe pour Noel à ses enfants. Elle l’a rembarré parait il. Et le ministre est resté perplexe face à cette défiance. Pourtant les causes de cette défiance face à l’impôt sont évidentes » explique le quotidien. En attendant, la maman du ministre aura du mal à croire son fils quand il lui dira que les impôts n’augmenteront plus, et nous, on ne sait pas trop quoi conseiller à Jeanine, poster ou pas son chèque de 363 euros.

A la Une de la presse également ce matin Hélène, la victoire du président Erdogan en Turquie

« La scène se déroule mercredi à 4 jours du scrutin, raconte la correspondante du Figaro à Istanbul, Delphine Minoui, les blindés positionnés devant les accès, la police turque prend d’assaut le siège de 2 télés proches de la confrérie de Gullen, l’ex allié du président. Quelques minutes plus tard, c’est l’écran noir. Le lendemain, ce sont 2 quotidiens appartenant au même groupe qui disparaissent des kiosques »… » Le gouvernement débranche les uns après les autres les médias qui ne partagent pas le même avis que lui » explique un journaliste. « La presse dans le viseur d’Erdogan » titre également Libération qui recense toutes les avanies, poursuites judiciaires, tabassage en règle et parfois peines de prison subies par les journalistes critiques du pouvoir. Le directeur du prestigieux quotidien de centre gauche CumHurryet par exemple, ciblé en direct à la télévision par le président turc « il paiera pour cela, je le traquerai jusqu’au bout » menaçait il, après que le journal eut publié une enquête sur des livraisons d’armes des services secrets turcs à des groupes djihadistes en Syrie. « Sultan, calife » pour la presse française, Recep Erdogan a donc gagné son pari hier, mais selon reporter sans frontières, la turquie pointe désormais à la 149ème place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse

Retour en France Hélène, avec un comparatif Pékin/Paris en matière de pollution de l’air

Un petit graph pour rassurer Anne Hidalgo et les parisiens, vous vous souvenez peut être que le 19 mars dernier, le Parisien titrait : « Hier à midi, Paris était la ville la plus polluée du monde! » Mesures controversées à l’époque, et ce matin, le même journal, se reprend et nous prouve que la qualité de l’air à 19H hier à Paris, pourtant médiocre, n’avait rien à voir avec celle de Pékin, carrément détestable. Dans la soirée, les particules fines sont montées à 174 microgrammes par mètre cube d’air dans la capitale chinoise, quand nous avons culminé à 116. Un smog s’est abattu sur Pékin nous raconte le correspondant en chine, qui ferait passer Paris, pour une station de montagne ! A-t-on jamais vu une station de montagne avec des tire fesses en circulation alternée…

Climat encore, avec la chronique de Daniel Schneidermann suite au licenciement, du chef du service météo de France 2 Philippe Verdier, qui vient de signer un livre dans lequel il entretient confusément l’idée « qu’on », nous maintient dans la peur du réchauffement climatique. Dans « Fabrique de martyr, mode d’emploi », Daniel Schneidermann assure qu’il y avait une erreur à ne pas commettre, une seule. Et que France télé est en train de la commettre, virer Verdier pour délit de climato-scepticisme. D’abord parce que juridiquement, si le négationnisme est un délit pénal, le climatoscepticisme ne l’est pas. Et surtout, explique le chroniqueur, parce que procéder à son licenciement, c’est ignorer « l’effet Streisand », cette loi d’internet qui démultiplie instantanément l’impact de tout message que l’on tente de censurer. En clair, Verdier a acquis hier le statut de martyr du climatoscepticisme. Alors qu’il existait d’autres solutions imaginées par Schneidermann : par exemple le nommer envoyé spécial en Articque ou antarticque, ou encore l’envoyer en reportage sur le glacier d’Ossoue dans les Pyrénées qui a perdu la moitié de sa surface en 1 siècle.

Réchauffement toujours, pas en raison du climat cette fois, mais de l’affluence touristique: faut il ou non climatiser les appartements royaux du château de Versailles?! Oui a répondu sa présidente Catherine Pégard, qui sur la foi d’ experts s’inquiétant des variations de températures qui abiment les décors royaux a engagé une série de travaux. Sacrilège s’exclament les défenseurs du patrimoine, on abîme l’esprit des lieux rétorque d’ores et déjà l’historien et romancier Adrien Goetz pour qui il suffirait de restreindre l’accès touristique aux appartements pour faire baisser la température…Une voix s’élève : celle de l’ex président de la république Valéry Giscard d’estaing qui s’inquiète du risque de « dysneylandisation de Versailles ». Pour ou contre la clim à Versailles ? peut-être futur débat politique et intellectuel des semaines à venir

On termine Hélène par une découverte scientifique…

Histoire rapportée par Pierre Barthélémy sur le blog « passeur de sciences ». Je vous la fais courte : monsieur et madame X ont un fils. Problème, quand ils font un test de paternité, on découvre que monsieur X n’est pas le père de son fils. Madame X aurait elle fauté ? non, elle le jure. Autre piste, les parents ont eu recours à une fécondation in vitro, c’est donc la clinique qui aurait donc mis inopportunément un spermatozoide inconnu en contact avec l’ovule de Madame X ? toujours pas, la clinique réfute. Et c’est là qu’on découvre grâce à un test génétique plus poussé que monsieur X est l’oncle de son fils…en réalité, il est lui-même porteur de cellule d’un frère jumeau mort à l’état d’embryon dans le ventre de sa propre mère, Adn d’une chimère donc, qu’il a transmise à son fils…Vous suivez ?

Une découverte qui ouvre en tout cas des horizons nouveaux et immenses …freud nous avait appris qu’il fallait tuer le Père, il va falloir désormais faire avec le jumeau mort du Père…un boulevard pour la psychanalyse

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