NYT a rencontré Assad à Damas, sans remords ni regrets, et confiant. Hollande, zombie, et en plus il s'est mêlé de foot! gattaz fan de Chine

La revue de presse bonjour hélène jouan

On commence par un homme, seul en son palais…

Lundi soir, il a reçu quelques journalistes. Ce soir-là, les armes étaient silencieuses dans le ciel de Damas, et lui confortablement installé dans un élégant salon de son palais au style « french Ottoman » de la capitale syrienne. Confiant, sûr de lui, assurant les uns et les autres qu’il tenait fermement les rênes de son pays, comme si la moitié de ses concitoyens n’avait pas pris la route de l’exil, comme si près d’un demi-million d’entre eux n’étaient pas morts » écrit Anne BARNARNOV, journaliste du New York Times qui nous narre cet entretien au crépuscule avec Bachar El Assad. « Ambiance surréaliste pour moi décrit elle, après avoir écrit depuis tant d’années sur cette guerre meurtrière, me voilà en face de cet homme, en sécurité dans son palais, remis en selle par les russes, les iraniens et le hezbollah ». « Sa mission ce soir-là, nous convaincre que nos gouvernements occidentaux font fausse route en soutenant ses opposants ». « Je ne suis qu’un gros titre pour vous, le mauvais président, le sale type qui tue des gentils…Mais tout ça, c’est du roman » lance t il à la dizaine de journalistes présents. Assad qui évacue d’un revers de la main toutes les accusations de crimes de guerre portées contre lui, « après 5 ans et demie, dit il en anglais, comment pouvez vous imaginer que je sois encore président si je n’étais pas soutenu par mon peuple ? ». Il se veut aujourd’hui le garant de la souveraineté de la Syrie. D’ailleurs, il se projette déjà après la victoire, promettant une nouvelle ère de dialogue et d’ouverture qui devra voir dit il, la modernisation de son pays notamment en essayant de changer les mentalités dans un système encore trop basé sur la religion. « L’islamisme, c’est le rejet de l’autre, la sécularisation, la liberté de croire » affirme t il. Assad ou le rempart. Et personne d’autre que lui évidemment pour mener à bien ce travail, il réaffirme qu’il restera président jusqu’au terme de son 3ème mandat en 2021…Ambiance surréaliste oui d’un dictateur aujourd’hui convaincu de remporter la bataille. La livre syrienne ne vaut plus rien, des millions d’enfants syriens ne vont plus à l’école, l’état islamique étend encore son pouvoir sur de larges parties du territoire, mais lui n’a ni regret, ni remords, il galèje même sur sa réputation d’adepte des nouvelles technologies, le dernier jeu video auquel il a joué, c’est Space invaders, c’est pas d’hier, en revanche, il est tout fier de confier aux reporters que la 4G a été introduite en Syrie pendant la guerre ». Une guerre, quelle guerre ?

En France Hélène le dernier livre de confidences sur François Hollande n’en finit pas de provoquer des déflagrations en série

Après les magistrats « lâches », les footballeurs « sans cervelle », les commentaires peu amènes sur ses amis socialistes, c’est au tour des dirigeants de la ligue de football de découvrir qu’ils ont peut-être été le dindon de la farce d’un président qui décidément se mêle de tout ! Révélation dans le Canard Enchainé ce matin. Page 305 du livre de Lhomme et Davet, François Hollande se vante en effet d’être intervenu pour piper les dés d’un très gros appel d’offre, en l’espèce celui des droits de diffusion du championnat de foot de la ligue 1 pour 2016/2020. Après un rendez-vous avec les dirigeants de Canal plus épouvantés par la perspective de voir BeIn Sports, financée par les qataris, remporter le morceau, le président aurait appelé l’émir de Doha, pour lui dire « je souhaite qu’il y ait un partage entre les chaines ». Ce qui fut fait. Au grand dam aujourd’hui de la Ligue qui se dit qu’elle a perdu une bonne occasion de faire monter les enchères et qui envisage désormais de déposer plainte, pour faute de l’Etat ou délit d’entente.

Déflagrations en série donc, qui ont pour effet de plonger la « gauche en état de commotion » relève Georges Valance dans l’Eclair des pyrénées…et qui ont surtout conféré à François Hollande le statut de « zombie ». Le « spectre de l’Elysée » titre ce matin le Figaro, Hollande « le mort vivant » dit L’Opinion, Nathalie Segaunes allant jusqu’à se demander si le parti socialiste ne va pas connaitre le même destin que l’ordre du Temple solaire, à savoir le suicide collectif. Mais c’est en réalité le New York Times qui a initié le jour même d’Halloween, cette imagerie surnaturelle : « d’aucuns se relèvent après avoir frôlé le mort, d’autres continuent de bouger alors qu’ils sont déjà morts, écrivait lundi le quotidien américain. François Hollande appartient à cette seconde catégorie ». Dessin de Delambre dans le Canard Enchainé, Hollande en citrouille. « Halloween au Ps »

A droite, le ralliement de Valérie Pécresse à Alain Juppé

La présidente d’ïle de France le dit dans le Figaro ce matin. Stratégie résumée en dessin, dans Sud Ouest. Le dessinateur Large la croque en train d’annoncer son soutien, « je soutiens aussi les troupes irakiennes » précise t elle…un reporter, micro à la main, conclut « tous les gagnants en fait ? !». Dans l’Express, Eric Mandonnet et Thierry Dupond détaillent le calcul de cette ex proche de Fillon qui fait de la real politique en se plaçant pour Matignon derrière le favori des sondages…

Et puis la bonne blague de Pierre Gattaz…le président du Medef a conduit la semaine dernière une délégation de chefs d’entreprises en Chine. Et apparemment, ça lui réussit. Fanny Guinochet de l’Opinion raconte combien il se sent bien loin des bureaux du Medef…et comment il répète à l’envi la même blague donc : « j’ai quitté un pays communiste, la France, pour venir dans un pays libéral, la Chine » Effet garanti parait- il dans l’auditoire, des dirigeants de pme qui l’accompagnent. Applaudissements nourris quand il raconte ses réunions parisiennes ubuesques dit il avec Arnaud Montebourg fan de la nationalisation ou Marisol Touraine « idéologue en chef ». En attendant, Pierre Gattaz se réjouit de voir que les postulants à la primaire de droite ont repris plusieurs de ses arguments, « sur la fin du monopole syndical, la suppression du compte pénibilité ou la baisse des charges » dit il…ouf, on serait donc en passe de se rapprocher de la Chine en matière de libertés…

Quelques nouvelles des media pour finir Hélène

17ème jour de grève pour iTélé, brève ce matin dans vos journaux. Mais le Canal 16 devrait repasser au direct demain soir pour la diffusion du 2ème débat des primaires de la droite et du centre

« Panique à bord de France Télévision », dossier à la Une d’Aujourd’hui en France/le Parisien. Les audiences de France 2 et France 3 ont atteint en octobre leur plus bas historique nous dit le journal, qui parle de désaveu pour la patronne de la télé publique Delphine Ernotte. Des émissions et des documentaires politiques qui ne marchent pas, des nouveautés qui déroutent…et déjà des programmes qui devraient s’arrêter, notamment celles de l’après midi de France 2 : Amanda, animée à Amanda Scott et Actuality de Thomas Thouroude sont sur la sellette, la décision sera prise fin novembre. Et je termine par une Une. Celle du magazine Causeur ce mois-ci. Avec un micro France Inter pleine page et ce titre : « la radio publique est à tout le monde, France Inter aux Français », articles

plutôt à charge, je ne vous le cache pas contre notre radio, mais la critique est toujours stimulante. Et puis je rassure les lecteurs de Causeur, ils ne trouveront pas que France Inter dans leur magazine, mais également une interview de Patrick Buisson, dont le livre est jugé « profond et passionnant » par la patronne de Causeur, Elizabeth Lévy.

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