Des immigrés clandestins dociles et exploités se rebiffent, l’Humanité, le Monde. On va enseigner l’histoire africaine au Collège de France, Libération. En Chine, les classes moyennes adoubent la dictature dans des bars branchés où coule le muscadet, Le Figaro. Les voitures électriques écrasent les chats, la Dépêche.

On parle d'un oubli dans Paris-Normandie...

Oubli, dédain et maltraitance, dont ont été victimes cent personnes de la communauté des gens du voyage, la nuit de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen: elles habitent trente caravanes à 300 mètres de l'usine, sur une aire réservée à Petit-Quevilly, elles étaient donc aux premières loges du feu mais trois policiers sont venus leur dire qu'elles ne seraient pas évacuées car leurs caravanes n'étaient pas dans une zone habitable, c'est pourtant là qu'on leur demande de vivre... on ne leur a pas distribué de masques et nul ne s'en soucie, "où aller, nos enfants sont scolarisées ici?" Un enfant de huit ans a du mal à respirer, une vieille dame diabétique reste quasiment sans soin, l'infirmière qui lui fait ses piqures a peur de rester trop longtemps sur le site...  La vieille dame s'appelle Evangéline, elle rappelle à Paris-Normandie qu'elle attend toujours une prothèse, elle a été amputée d'une jambe il y a deux ans. Et cette plainte nous dit à quel point les gens du voyages étaient délaissés avant l'incendie. L'aire se trouve "à l'endroit le plus inhospitalier possible de la Métropole", écrit Paris-Normandie, Lubrizol n'est pas le seul voisin. "On voyait des tonneaux exploser, qui montaient à plus de 50 mètres de hauteur. Mais l'usine en face de chez nous, c'est Total. Et on a eu peur aussi que les flammes atteignent cette usine dont seulement 5 mètres nous séparent", raconte une femme dans Lundi matin... Lundi matin, un journal de contestation radicale sur Internet, est allé rencontré les gens du voyage avant Paris Normandie, comme le Media,  web télé  née de la mouvance de la france insoumise. Deux journaux d'extreme gauche, pour faire simple, puis le grand journal local, sont les seuls à avoir regardé ces oubliés d'un drame national...

Je lis dans Paris Normandie que deux détenus de la maison d'arrêt de Bonne Nouvelle à Rouen, ont souffert de nausées, d'étourdissements, de maux de têtes. On a distribué aux prisonniers des packs de petites bouteilles d'eau, six petites bouteille par cellule de trois, rien d'autre... Au moins ils ont une avocate pour raconter cela.

Dans l’Humanité qui en fait sa Une, mais aussi dans le Monde et sur le Parisien, je vois d'autres oubliés, qui se sont montrés hier, dans des piquets de grève, des travailleurs sans papiers qui nettoient un cinéma, qui travaillent dans une brasserie ou un Fast-food, qui déchargent des camions de 26 tonnes, des clandestins dociles qui soudain ne le sont plus. "Les sans papiers font partie de la classe ouvrière" dit une syndicaliste cgt, on n'a plus l'habitude de ce vocabulaire. Des oubliés se dressent. Dans le Parisien, voici Abou; venu de côte d'ivoire, qui vivote dans des squats à Aubervilliers, mais il a le don de jouer, il est sur scène au théâtre de la commune d’Aubervilliers, avec d'autres migrants qui ont raconté leurs périples et leurs morts, cela donne une pièce, "dévoiler": quel titre juste pour les invisibles que les artistes éclairent.

L'Afrique -c'est un autre oubli- ce n'est pas seulement ces pays dont on part pour mourir ou survivre, c'est une histoire aussi, majestueuse et brillante. dans Libération, lisez le trac et la conscience de son rôle qui imprègne l'historien, François-Xavier Fauvelle, qui demain inaugure la nouvelle chaire d'histoire et d'archéologie africaine du collège de France, le sacré-coeur de l'Université. On va enfin parler de l’Afrique pour elle-même, et pas seulement au prisme colonial, pas seulement au regard de ses enfants noyés.

On parle de policiers ce matin...

Qui au commissariat de Maubeuge travaillent dans le silence depuis qu'un collègue s'est suicidé au poste de Louvroil avec son arme de service, il avait deux enfants et les policiers endeuillés posent un jour de congé pour venir manifester à Paris aujourd'hui, et on lit dans la presse tout ce que l’on sait et qui ne change pas, mais pourtant dans la Croix, Laure y croit, nouvelle gardienne de la paix, une femme victime de violences conjugales qu'elle avait écouté l'a serrée dans ses bras... Laure est policière, comme sa soeur, comme son père, les familles transmettent...

Dans la Provence, je lis un destin symétrique, Romain 18 ans, jugé pour avoir volé, et  kidnappé un autre jeune, le papa et le grand-père de Romain sont des figures du milieu marseillais, a-t-il le choix?

D'autres voleurs s'en sortent, le parisien et l'equipe, me racontent deux footballeurs voleurs; Lamine Diaby Fadiga, 18 ans, grand espoir du ballon, a volé dans les vestiaires de Nice la montre à 70.000 euros de son coéquipier Kasper Dolberg qui lui prenait sa place, il a agi écrit-il sur instagram par dépit et frustration. Il arrive au paris FC, dernier de ligue 2, une rédemption au purgatoire. Stéphane Jobard lui est un homme, 48 ans, il entraine Dijon, le club de sa vie, mais qu'il a du quitter la saison dernière après avoir volé, dans les vestiaires, les gains au poker du kyné, qui lui a pardonné à son retour, chacun a droit à une seconde chance.

Et on parle de la Chine...

Et même si vous saturez lisez le reportage terrifiant du Figaro qui me dit comment une dictature prospère d'un peuple mieux nourri, le Figaro a rencontré ces classes moyennes à bon salaire qui disent du mal des révoltés de Hong-Kong dans des cafés branchés de pékin, en buvant du Muscadet, qui approuvent le pouvoir qui garantit une société harmonieuse en surveillant la population. « La vie en Chine est commode" dit Filiz Liu, jeune étudiante ravie de payer ses emplettes d'une caresse sur le téléphone mobile, elle n'a pas aimé voyager en europe, en Grèce, tout était lent, il fallait emporter du cash, les magasins fermaient tôt, à Paris le métro était sale et il y avait des migrants, à Nice des gitans l'ont dévalisée. Sait-elle que des gitans, chez nous campent près d'usines en flammes, est-elle l'avenir du monde?

On me parle de technologie et d'avenir dans les Echos, dans une interview ébouriffante d'un génie de la tech, il s'appelle Fabrice Grinda, il lit cent livres par an, il n’a plus de maison, loge dans des appartements Airbnb pour etre libre de sa pensée, il a fait fortune en investissant jeune dans les start-ups, Forbes l'a adoubé « premier business angel » au monde, et dans les Echos donc, il explique  explique pourquoi, en dépit des guerre et des circonstances, la technologie avance et va améliorer la condition humaine, et si nous ne le voyons pas, c'est parce que nous ne sommes pas construits autour d'une approche de gratitude, l'amygdale de notre cerveau nous sensibilise à l'information négative car il y a 50.000 ans, lorsque nous étions dans la savane, il fallait être attentif aux dangers immédiats des prédateurs.

Tiens à propos de prédateurs... Je lis dans la Dépêche, un vétérinaire l'affirme, que les voitures électriques sont dangereuses pour les chiens et les chats, ils ne nous entendent plus, nous les écrasons.

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