Bon ça y’est : dernier dimanche avant la rentrée… On ne l’aura pas vu passer cet été, avec de fortes pluies sur une large moitié du pays comme diraient nos Messieurs Météo à Radio France, Joël Collado ou Jacques Kessler. Alors oublions le vite, cet été, et passons au programme de la rentrée ! Rentré Eco tout d’abord, avec une fusion événement annoncée pour demain. « Après avoir semblé totalement dans l’impasse, écrivent Claire Gatinois et Eric Leser dans le Monde daté d’aujourd’hui, le dossier de la fusion entre Suez et Gaz de France s’est soudain débloqué ». Rappelons-nous : l’annonce officielle du mariage avait été faite une première fois en février 2006 par Dominique de Villepin, à l’époque premier ministre. Alors comment le déblocage est-il devenu possible? Après tant d’atermoiements ? Il y a deux versions selon le Journal Du Dimanche. La première, met en avant Nicolas Sarkozy : « Le Président de la république, écrit Nicolas Prissette, a semblé être à l’origine du dénouement jeudi. Devant les patrons réunis pour l’université d’été du Medef, il a mis la pression sur Gérard Mestrallet, le PDG de Suez. Et le JDD de citer Sarkozy : « J’ai proposé à Suez de fusionner ses activités énergétiques, avec celles de Gaz de France. Cela suppose que Suez fasse un choix stratégique en se spécialisant dans l’énergie. Il appartient maintenant à ses actionnaires d’en décider. » Ca c’était jeudi, mais l’autre version ferait mentir Nicolas Sarkozy qui, en fait, avait déjà reçu l’accord de Suez, en plein mois août. Un courrier adressé au Chef de l’Etat par le PDG de Suez. Courrier dans lequel, Gérard Mestrallet disait accepter, après s’être entretenu avec son conseil d’administration, accepter donc les sacrifices demandés par l’Elysée. Alors nous vous épargnerons les détails particulièrement techniques de ces sacrifices qui ont conduit à un accord. Le JDD les vulgarise assez bien. On peut les résumer en un terme, dévoilé par le Monde : « Spin Off ». Parions que ce sera l’expression à la mode pour cette rentrée. Spin Off, jargon boursier. Il aura donc permis à cet accord de voir le jour. Nous retiendrons également un chiffre : 90 milliard d’Euros, la valeur du groupe Suez-GDF sur le marché boursier. Soit le 3ème groupe de gaz et électricité mondial après le russe Gaz Prom et le français, déjà, EDF. Alors la perche est toute tendue pour une transition facile, excusez nous. Classement mondial, cela nous évoque non pas une rentrée mais une sortie sauvée in extremis : Les deux uniques podiums français aux championnats du monde d’athlétisme, à Osaka. Dernier jour aujourd’hui. Yohann Diniz et Romain Mesnil qui terminaient hier tous deux deuxièmes, respectivement du 50 km marche et du concours de saut à la perche. Vous journaux y reviennent ce matin et si le Dauphiné Libéré titre en Une que « L’argent ne fait pas le bonheur -deux médailles pour la France à l’issue des mondiaux, c’est un bilan médiocre à un an des JO de Pékin-, le journal l’Equipe, lui, préfère l’expression telle qu’on la connait « L’argent donc, fait le bonheur ! » « Les foulées à pas comptés de Diniz et l’envol de Romain Mesnil, peut-on lire dans l’édito du journal, voilà une paire de béquilles miraculeuses qui va permettre à la pléthorique délégation française de quitter Osaka debout ». Parce qu’elle n’est pas glorieuse cette équipe tricolore. Presque ridicule même coté relais : « Pour la première fois de l’histoire, nous signale l’Equipe, aucun relais français n’accède aux finales mondiales ». La faute à des blessures et à des passages de relais médiocres. Dans Le 4X400 Hommes, d’abord avec une perte donc du témoin au cours des séries. Pas de finale du coup. Et Dans le 4X400 Féminin également, où là c’est une mauvaise appréciation de la distance qui a fait louper le passage de ce fichu témoin entre Christine Arron et Fabienne Béret-Martinel. Cette dernière n’a pu rattraper Arron, parti un peu trop tôt. Et puis il y aussi cette peur du ridicule qui a fait que le 4X100 Messieurs ne s’est même pas aligné sur la ligne de départ. « Edifiant, lit on dans l’édito toujours de l’Equipe, le relais 4X100 Hommes, certes amoindri par les absences de ses meilleurs éléments, n’a même pas engagé les remplaçants installés au Japon depuis 2 semaines. Au nom de quoi ? Hé bien au nom de la réputation du relais français, champion du monde en 2005, qu’il ne fallait pas galvauder. » Alors du coup les breloques en argent feront au moins le bonheur du perchiste albigeois Romain Mesnil et du marcheur champenois, Yohan Diniz qui une fois de plus après son titre de champion d’Europe l’an passé, fait parler de son sport, si marginal : la marche. Un sport plutôt ingrat que Diniz définissait en début de Championnats du monde de la plus savoureuse des manières : « On tord du cul, et ça fait rire les cons ! » C’est à lire dans l’Equipe aujourd’hui. Allez, on garde la rentrée la moins rigolote pour la fin : la rentrée des classe. Aïe ! aïe ! aïe ! 12 millions de petits et adolescents français concernés. Certains ont déjà retrouvé leurs cartables, à la fin du mois d’août, semaine des quatre jours oblige, les autres rentreront mardi dans toute la France, sauf à Paris, où la rentrée des classes se fera demain. Tout comme pour l’ensemble des enseignants français appelés donc ce lundi à préparer la nouvelle année scolaire. Et elle ne s’annonce pas des plus sereines. « Dès cette année nous rappelle Alexandre Duyck dans le JDD, 5000 postes d’enseignants disparaissent. L’année prochaine le nombre s’élèvera à 11 200. » « Moins nombreux, peut-on lire dans le journal, les profs seront mieux considérés, promet le gouvernement. Au menu, entrée gratuite dans les musées et monuments nationaux -sympa, on la pensait évidente cette exonération pour des enseignants- plans de carrières revus et surtout salaire à la hausse. » Ce qui fait réagir Bernard Kuntz, le président du Syndicat National des Lycées et Collèges. « l’Etat n’a pas un rond, affirme-t-il, comment croire qu’ils augmenteront toute le monde ? » Sujet épineux donc, que Nicolas Sarkozy, (tient !) à laissé à son premier ministre François Fillon. Il s’est déjà exprimé devant des enseignants stagiaires de l’IUFM de Créteil cette semaine. Il sera demain l’invité de Nicolas Demorand, qui lui aussi fait sa rentrée sur France Inter. Nouvelle grille donc pour votre antenne dès demain. Nicolas de Morand toujours pour animer votre rendez-vous matinal, Stéphane Paoli le week-end. Et Clotilde Dumetz qui reprendra sa place à la revue de presse. Alors au revoir Laurent, à bientôt, et en cette veille de rentrée, vous êtes donc l’un des rares à qui je peux souhaiter de bonnes vacances !

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