(Patrick Cohen) Dans la presse ce matin : curiosités(Bruno Duvic) Comment se fait-il que dans un pays à près de 3 millions 500.000 chômeurs, on ait de la peine à recruter des profs ? "Offre d'emploi : ministère de l'Education cherche professeurs". C'est la Une de libération sous forme de petite annonce ce matin. Au moins 7.000 des postes créés depuis 2012, en maths et lettres notamment, n'ont pas été pourvus. "Les profs manquent à l'appel". Dans Libé, Véronique Soulé y voit deux grandes raisons. L'héritage des années Sarkozy : les jeunes enseignants parachutés dans les classes sans préparation. De quoi refroidir les vocations. La barre fixée à Bac + 5 pour passer les concours. C'est long, 5 ans lorsqu'on est pas certain d'avoir un job au bout. Héritage Sarkozy dixit Libé mais aussi image d'un métier. Le malaise des enseignants, qui dénoncent pèle mèle la gestion des ressoucres humaines au ministère, les salaires pas flamboyants, les classes compliquées à gérer... Image de l'école, plus largement. La revue Sciences Humaines publie en cette rentrée un numéro spécial intitulé Eduquer au 21ème siècle. En ouverture du dossier, le sociologue François Dubet décrit comment le modèle de l'école républicaine, s'est léazrdé depuis l'époque glorieuse des hussards noirs.Ecole alors considérée comme un sanctuaire, qui formait des citoyens et non des futurs salariés ou des individus, école qui faisait une distinction très nette entre instruction, ca c'était la classe et éducation ca c'était les familes. Pas de place du coup pour les cultures particulières, les croyances religieuses. On ne connaissait que des élèves pas des enfants ou des adolescents. Ecole élitiste : la moitié des français n'obtenaient pas le certificat d'études. Ce qui a sérieusement écorné le modèle, c'est la massification scolaire amorcée dans les années 50, explique François Dubet. Quand quasiment toute la jeunesse d'un pays est sur les bancs de la classe, les problèmes sociaux, de la disversité des cultures, des familles envahissent la cour de récré. Le clivage entre l'élève et l'adoelsecnt n'est plus qu'une fiction. Chômage de masse : l'école devient un marché où l'on cherche la formation qui permettra de trouver un job. Et pourtant, le modèle de jadis demeure l'horizon indépassable pour beaucoup de profs et de parents. Le sociologue y voit l'une des raisons pour lesquelles il est si difficile de réformer l'école.La preuve ce matin. Comme sur France Inter, le sujet largement en tête au hit parade des Unes est la réforme des rythmes scolaires. Rentrée au rythme des inégalités pour l'humanité, le grand bazar des rythmes scolaires pour le Figaro. Ou encore l'école change de rythme dans Ouest FranceUne curiosité en Ukraine ? Village de Kolodnoïe, dans le sud est du pays à quelques encablures de la frontière russe. Kolodnoïe nous explique Benoit Vitkine, dans le Monde c'est le bout du monde, quelques dizaines de maisons au bord de la mère d'Azov. Il ne s'y passe à peu près rien. Et pourtant, le 24 août, un drone a traversé le ciel du village. De mémoire d'homme c'est du jamais vu. Dans une optique de journaliste, c'est un signe de plus de l'intervention active de l'armée russe en Ukraine. Poutine avance ses pions en Ukraine, tirtre La Croix. Il avance ses soldats et ses mots. Le journal relève que Moscou multiplie les références à la Grande guerre partiotique face à l'Allemagne nazie. Faut-il s"inquiéter ? Les deux grandes dames spécialistes de la Russie sont de sortie dans la presse. Marie Mendras dans Libération. Oui, l'agresseur est russe, la cible est l'Ukraine. Et ce n'est pas tant la puissance militaire russe qui nous inquiète que l'isolement de Vladimir Poutine à Moscou. Prise de décision seul dans une fortesesse assiégée. Nous n'avons d'uatres interlocuteurs que lui et quelques diplomates russes Quoi d'autre dans la presse ? Cette curieuse information. Le réalisateur et les producteurs de The Artist, Artist le film muet oscarisé et césarisé avec Jean Dujardin et Bérénice Bejo poursuivi pour plagiat. Plainte déposée trois ans après la sortie du film devant le tribunal de grande instance de Paris. Un jeune cinéaste affirme qu'un de ses scénarios a été largement pillé. Une vingtaine de scènes seraient très ressemblantes. Le réalisateur de The Artist Michel Hazanavicius dit avoir la conscience claire comme de l'eau de roche. Information ce matin du site Hexagone, celui qui avait publié l'interview dans laquelle Jean-Luc Mélenchon annonçait vouloir prendre du recul. La curieuse fatwa du jour. Fatwa contre l'Internet 3G e,n Iran. Elle émane d'une des plus autorités du clergé chiite, l'ayatollah Shirazi. L'Ayatollah en appelle à un Internet Hala, un haut débit compatible avec les valeurs de l'Islam qui excluerait les informations, videos et photos immorales. C'est un sujet de dissension supplméntaire avec le président réformateur Hassan Rohani qui souhaite au contraire développer la 3g dans le pays. Pierre Moscovici à la commission européenne, au poste des affaires économiques. D'après les Echos, c'est fait. L'ancien patron de Bercy deviendrait le gardien sourcilleux du pacte de stabilité. 2 milliards de plus pour le logement. Selon le Figaro, l'Etat et la caisse des dépôt vont investisr 1 milliard 900 millions pour la constructions de logements intermédiaires, un peu plus cher que les HLM mais moins que le parc privé.Et une dernière curiosité pour finir. Marc Roche je ne sais pas si vous connaissez Irving Kahn... Votre collègue du Monde.fr, Stépahne Lauer le présente comme le plus âgé des investisseurs de Wall Street... A vrai dire, il ne prend pas de risque en écrivant cela. Irving Kahn a 108 ans. Et il se rend toujours 3 fois par semaine dans les bureaux de la Kahn Brothers Group, sa société d'invetsissements située sur Madison Avenue. C'est aujourd'hui son fils qui la préside, un môme de 69 ans. Irving Kahn a commencé à fréquenter Wall Street avant la crise de 29, on croisait des vaches et des moutons dans Central Park. Et il est l'un des rares à avoir fait des affaires à cette époque. Sa société dispose aujourd'hui de plus de 500 millions en gestion. Et Irving Kahn intéresse les scientifiques. Il participe à une étude sur les centenaires menée par une université du Bronx.A quoi doit-il son éternelle jeunesse ? Les gênes ont l'air solide. Son frère et ses deux soeurs ont eux aussi passé la barre des 100 ans. Il a parait-il beaucoup de bon cholesterol. Jusqu'à l'âge de 50 ans, ce qui nous ramène quand même dans les années 50, il s'offrait un hamburger quotidien au restaurant le veau d'or dans l'Upper East side. Et il a toujours fait preuve d'une certaine sagesse. Alors que les indices boursiers aux Etats Unis battent reccord sur reccord, il dit de sa petite voix fluette : lorsque je regarde la bourse aujourd'hui, je trouve bien peu d'idées d'investissements. C'est généralement un signe de spéculation généralisée.... A méditer et à demain

(Patrick Cohen) Dans la presse ce matin : curiosités

(Bruno Duvic) Comment se fait-il que dans un pays à près de 3 millions 500.000 chômeurs, on ait de la peine à recruter des profs ?

"Offre d'emploi : ministère de l'Education cherche professeurs". C'est la Une de Libération sous forme de petite annonce ce matin. Au moins 7.000 des postes créés depuis 2012, en maths et lettres notamment, n'ont pas été pourvus. "Les profs manquent à l'appel". Dans Libé , Véronique Soulé y voit deux grandes raisons.

L'héritage des années Sarkozy, d’abord :

  • les jeunes enseignants parachutés dans les classes sans préparation (de quoi refroidir les vocations).

  • la barre fixée à Bac + 5 pour passer les concours (c'est long, 5 ans, lorsqu'on est pas certain d'avoir un job au bout).

Héritage Sarkozy dixit Libé mais aussi image d'un métier. Le malaise des enseignants, qui dénoncent pêle-mêle la gestion des ressources humaines au ministère, les salaires pas flamboyants, les classes compliquées à gérer...

Image de l'école, plus largement. La revue Sciences Humaines publie en cette rentrée un numéro spécial intitulé « Eduquer au 21ème siècle ». En ouverture du dossier, le sociologue François Dubet décrit comment le modèle de l'école républicaine, s'est lézardé depuis l'époque glorieuse des hussards noirs.

Ecole alors considérée comme un sanctuaire, qui formait des citoyens et non des futurs salariés ou des individus.

Ecole qui faisait une distinction très nette entre instruction (ça c'était la classe) et éducation (ça c'était les familles). Pas de place du coup pour les cultures particulières, les croyances religieuses. On ne connaissait que des élèves pas des enfants ou des adolescents.

Ecole élitiste : la moitié des français n'obtenaient pas le certificat d'études.

Ce qui a sérieusement écorné le modèle, c'est la massification scolaire amorcée dans les années 50, explique François Dubet. Quand quasiment toute la jeunesse d'un pays est sur les bancs de la classe, les problèmes sociaux, ceux de la diversité des cultures et des familles envahissent la cour de récré. Le clivage entre l'élève et l'adolescent n'est plus qu'une fiction. Chômage de masse : l'école devient un marché où l'on cherche la formation qui permettra de trouver un job.

Et pourtant, le modèle de jadis demeure l'horizon indépassable pour beaucoup de profs et de parents. Le sociologue y voit l'une des raisons pour lesquelles il est si difficile de réformer l'école.

La preuve ce matin. Comme sur France Inter, le sujet largement en tête au hit-parade des Unes est la réforme des rythmes scolaires. « Rentrée au rythme des inégalités » pour L’Humanité , « Le grand bazar des rythmes scolaires » pour Le Figaro . Ou encore « L'école change de rythme » dans Ouest France .

Une curiosité en Ukraine ?

Village de Kolodnoïe, dans le sud-est du pays, à quelques encablures de la frontière russe. Kolodnoïe nous explique Benoit Vitkine, dans Le Monde c'est le bout du monde, quelques dizaines de maisons au bord de la mer d'Azov. Il ne s'y passe à peu près rien. Et pourtant, le 24 août, un drone a traversé le ciel du village. De mémoire d'homme c'est du jamais vu. Dans une optique de journaliste, c'est un signe de plus de l'intervention active de l'armée russe en Ukraine.

« Poutine avance ses pions en Ukraine », titre La Croix . Il avance ses soldats et ses mots. Le journal relève que Moscou multiplie les références à la Grande guerre patriotique face à l'Allemagne nazie. Faut-il s’inquiéter ?

Réponse de Marie Mendras dans Libération . « Oui, l'agresseur est russe, la cible est l'Ukraine (…) Et ce n'est pas tant la puissance militaire russe qui nous inquiète que la dangerosité de la prise de décision à Moscou, l’isolement de Vladimir Poutine dans une forteresse assiégée. (…) Nous n'avons d'autres interlocuteurs que lui et quelques diplomates russes. »

Quoi d'autre dans la presse ?

Le réalisateur et les producteurs de The Artist, le film muet oscarisé et césarisé avec Jean Dujardin et Bérénice Bejo, poursuivis pour plagiat. Plainte déposée, trois ans après la sortie du film, devant le tribunal de grande instance de Paris. Un jeune cinéaste affirme qu'un de ses scénarios a été largement pillé. Une vingtaine de scènes seraient très ressemblantes. Le réalisateur de The Artist Michel Hazanavicius dit avoir « la conscience claire comme de l'eau de roche ». Information ce matin du site Hexagones , celui qui avait publié l'interview dans laquelle Jean-Luc Mélenchon annonçait vouloir prendre du recul.

La curieuse fatwa du jour. Fatwa contre l'Internet 3G en Iran. Elle émane d'une des plus autorités du clergé chiite, l'ayatollah Shirazi. L'Ayatollah en appelle à un Internet Halal, un haut débit compatible avec les valeurs de l'Islam qui exclurait les informations, vidéos et photos immorales. C'est un sujet de dissension supplémentaire avec le président réformateur Hassan Rohani qui souhaite au contraire développer la 3G dans le pays.

Pierre Moscovici à la commission européenne, au poste des affaires économiques. D'après Les Echos , c'est fait. L'ancien patron de Bercy deviendrait le gardien sourcilleux du pacte de stabilité.

2 milliards de plus pour le logement. Selon Le Figaro , l'Etat et la caisse des dépôts vont investir 1 milliard 900 millions pour la construction de logements intermédiaires - un peu plus cher que les HLM mais moins que le parc privé.

Et une dernière curiosité pour finir.

Papy fait de la finance ! Voici le plus vieil investisseur de Wall Street, selon lemonde.fr . Irving Kahn a 108 ans. Et il se rend toujours trois fois par semaine dans les bureaux de la Kahn Brothers Group, sa société d'investissements située sur Madison Avenue à New York. C'est aujourd'hui son fils qui la préside, un môme de 69 ans.

Irving Kahn, portrait sous la plume de Stéphane Lauer. Il a commencé à fréquenter Wall Street avant la crise de 29, on croisait alors des vaches et des moutons dans Central Park. Et il est l'un des rares à avoir fait des affaires à cette époque. Sa société dispose aujourd'hui de plus de 500 millions d’Euros en gestion. Et Irving Kahn intéresse les scientifiques. Il participe à une étude sur les centenaires menée par une université du Bronx. A quoi doit-il son éternelle jeunesse ? Les gênes ont l'air solide. Son frère et ses deux sœurs ont eux aussi passé la barre des 100 ans. Il a parait-il beaucoup de bon cholestérol. Jusqu'à l'âge de 50 ans - ce qui nous ramène quand même dans les années 50 - il s'offrait un hamburger quotidien au restaurant Le Veau d'or dans l'Upper East side. Et il a toujours fait preuve d'une certaine sagesse. Alors que les indices boursiers aux Etats Unis battent record sur record, il dit de sa petite voix fluette : « Lorsque je regarde la bourse aujourd'hui, je trouve bien peu d'idées d'investissements. C'est généralement un signe de spéculation généralisée. »

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