Il faut inverser la courbe du chômage avant la fin de l'année, alors Pôle Emploi a décrêté la mobilisation générale!

C'est un article à lire dans le Canard Enchaîné qui sort aujourd'hui... "mobilisation générale pour faire disparaître 500 000 chômeurs de la fameuse catégorie A, celle qui est scrutée chaque mois pour dire si oui ou non l'objectif de François Hollande sera tenu... et donc s'il pourra, ou non, se présenter à sa propre succession.

Tous les moyens sont bons, nous explique le Canard... qui publie une note interne à Pôle Emploi... objectif, trouver des formations à un maximum de demandeurs d'emploi pour qu'ils disparaissent des statistiques en décembre.

"On est soumis à une pression incessante, on racle nos fonds de tiroirs pour retrouver les chomeurs qui ont émis un souhait de formation" 

explique un agent de Pole Emploi... sommé comme tous ses collègues d'envoyer en stage 15 demandeurs d'emploi par mois.

Le Canard nous rappelle en passant... qu'il y a un an de cela, "il n'y avait plus un rond dans les caisses pour financer ces formations qui coutent cher... mais maintenant c'est tapis rouge, on dit oui à tout et sans trop de précautions", quitte à fermer les yeux sur certaines formations dont la qualité n'est pas franchement reconnue.

L'Etat a consacré un milliard d'euros à cette mobilisation générale... Depuis mai Pole Emploi paye même des centres d'appel privés... pour relancer les chomeurs en direct par téléphone... du style

"Non non, je ne vous appelle pas pour des fenêtres à changer... c'est pour vous inciter à trouver un stage!"

Dans le Figaro ce matin, focus sur la primaire à droite et la question du terrorisme qui prend toute la place.

avec ce constat dans l'éditorial d'Yves Thréard: "loin devant l'emploi, la lutte contre le terrorisme est devenue... la priorité des priorités pour les français. La droite a donc l'obligation d 'être à la hauteur des attentes des électeurs", les candidats à la primaire sont "face au défi sécuritaire... et identitaire", ajoute Yves Thréard.

Sauf que...

"Sur ce sujet-là, si vous voulez être entendu, il se trouve qu'il faut dire tout et n'importe quoi... Bomber le torse pour montrer qu'on est un dur... et celui qui adopte une position mesurée, il est souvent peu audible..."

eh oui, ces phrases, elles sont de vous, Benoit Aparru, porte-parole de la campagne d'Alain Juppé... vous êtes largemet cité ce matin dans Le Figaro.

Depuis les derniers attentats... il y en a un qui se frotte les mains... c'est Nicolas Sarkozy: et ils sont très sûrs d'eux, les sarkozystes cités par le quotidien; leur champion, nous expliquent-ils, "n'a pas de rival dans l'esprit des français, il bénéficie d'une plus grande légitimité que ses concurrents"... dès qu'on parle de sécurité... même un directeur de campagne d'un de ses rivaux reconnaît qu'il "a un petit plus sur ces questions".

Avoir été chef de l'Etat, ministre de l'Intérieur, être président du parti Les Républicains... "ça lui permet de mieux se faire entendre qu'Alain Juppé. Quant aux autres, ils sont tout simplement dans les choux".

Dans le Figaro, on lit aussi, que ce contexte d'attentats "va accélérer la focalisation de la primaire... sur le duel Sarkozy-Juppé".

Un sarkozyste estime que "les électeurs auront le choix entre l'option ferme et l'option molle". Alain Juppé, votre candidat, Monsieur Apparu, "n'a évidemment pas l'intention de se laisser enfermer dans cette caricature".

Est-ce que ça veut dire, que comme les autres, il va devoir "jouer les durs et bomber le torse"?

En tous cas, une solution qui ne se présente pas vraiment pour Alain Juppé, c'est celle de garder le silence...

Le silence... auquel Télérama consacre son numéro double d'été... mais attention, nous dit Fabienne Pascaud, "pas un silence apeuré et passif", non... plutôt "à ce silence qui est écoute, attention profonde aux êtres vivants quels qu'ils soient, à la voix discrète des choses, à l'environnement. Pour éviter qu'ils soient davantage malmenés... dans le chaos de nos sociétés sidérées, de nos gouvernements dépassés par la barbarie".

Ode au silence, donc, qui permet "de mieux réfléchir et agir, bref, continuer à se faire entendre".

Lui n'est vraiment pas un adepte du silence... Donald Trump est dans une mauvaise passe, alors qu'il vient de lancer la campagne républicaine pour la Maison Blanche.

Trump attaqué sur plusieurs fronts... mais surtout parce qu'il n'y a pas été... au front.

La dernière polémique contre le milliardaire s'étale en Une de l'International New York Times... elle est aussi reprise chez nous par Libération.

Donald Trump, qui se présente à 70 ans comme un modèle de santé... a échappé à l'armée, en 1968, en pleine guerre du Vietnam, parce qu'il a été réformé pour raisons médicales.

A l'époque, il terminait ses études et voulait rejoindre l'entreprise familiale. il a été réformé parce qu'il souffrait d'un kyste osseux... lui qui s'affichait régulièrement sur les terrains de basket, de squash ou de golf.

L'affaire tombe à point nommé, puisque le candidat républicain est tancé, dans les médias, par le père d'un soldat musulman mort en Irak, qui lui reproche de "n'avoir jamais rien sacrifié à son pays".

Et Trump a du mal à s'extirper de cette polémique... il a d'abord expliqué qu'il n'était pas allé au Vietnam... à la faveur d'un tirage au sort avantageux... sauf que le tirage au sort n'a été mis en place qu'en 1969. Trump, incapable de fournir la lettre du médecin qui lui a vallu d'être réformé, a de toute façon déclaré "qu'il n'a jamai été un grand fan... de la guerre du Vietnam".

Retour en France et pas n'importe où... à Bure, dans la Meuse... c'est Charlie Hebdo qui nous le rappelle: "l'Etat entend enfouir dans ce coin paumé... des montagnes de déchâts nucléaires à 500 mètres sous la surface du monde. Leur radicale toxicité s'étendra sur les siècles des siècles... jusqu'à des millions d'années même pour certains".

Le projet Cigéo, c'est son nom, a été lancé à la fin des années 80, 4 régions avaient été préselectionnées pour des raisons techniques, la nature du sous-sol en particulier... Partout, les habitants ont sorti les fourches face aux CRS... "Des ZAD avant l'heure", nous explique Fabrice Nicolino.

La Meuse, elle, n'était pas dans la liste au départ, mais les consignes en haut-lieu ont été claires: plutôt que de chercher une terre adaptée au projet, on a préféré misé sur un territoire où les autochtones ne feraient pas trop de vagues...

Finalement, donc, "les grands manitous se jettèrent sur la proie la plus facile: Bure, ses environs a peu près vides... des communes rurales qui ont été arrosées de subventions providentielles... des élus locaux qui sont souvent souvent de purs et simples hobereaux. Mais le pire, c'est que ça n'a pas suffi, nous dit Charlie Hebdo... La contestation est bien là, dans la Meuse... et elle vient d'obtenir une première victoire... avec cet avis de l'Agence environnementale qui questionne "la capacité réelle des opérateurs à mettre en oeuvre concrètement des mesures sur une durée qui dépasse largement la durée de toutes les civilisations dans l'Histoire".

Comme quoi il n'est jamais bon de miser sur le silence des populations.

Un détour enfin par Rio et son village olympique...

et pas pour vous dire qu'il y a des problèmes, que les travaux ne sont pas terminés, de toute façon il est trop tard, les jeux démarrent après-demain!

Non mais pour vous conseiller dans l'Equipe la lecture du dossier consacré aux petits secrets des villages olympiques... sexe, alcool et grande bouffe... ce n'est plus l'ambiance débridée des années 70... depuis, les attentats de Munich ont obligé les organisateurs à barricader les sportifs... Mais quand même... "ici, tout est permis", titre l'Equipe... qui signale par exemple que 450 000 préservatifs sont mis à la disposition des délégations... soit 43 capotes par sportif...

On précisera quand même que toutes ne seront pas utilisées sur place... les indiens par exemple en 2004 en avaient ramené de pleines valises chez eux.

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