Le Parisien raconte des salariés seniors qui n’y arrivent plus. Charlie Hebdo, le Monde et Télérama saluent Agnès Varda et ses cheveux bicolores. Le plus vieux caïman du monde vit, dit la Dépêche, à Lannemezan.

On parle d'une jeune femme ce matin...

Qui s'appelle Salma, elle a 20 ans et elle crie dans le Figaro,"badamamm bam bam" crie Salma comme les enfants jouent à la guerre mais Salma ne joue pas, elle est une parmi 76 femmes élèves officiers à l'académie de militaire de Kaboul, et dans un exercice de simulation de combat, Salma suppléait de la voix son arme à court de munition.  Et nous voilà avec une poignée d'éclaireuses dans cet Afghanistan où les femmes ne peuvent pas étudier, ne peuvent pas se marier, ne peuvent pas se faire soigner, ne peuvent pas sortir de chez elle parfois sans l'accord de papa, puis de l'époux. L'Afghanistan compte 3230 policières, 1312 soldates, 1,4 % des forces de sécurité mais Salma veut être officier et combattre les Talibans, pour son pays et pour la condition féminine... Et on est confondu par son courage quand l'Amérique négocie avec les Talibans, et l'armée est vidée de désertions, que deviendra Salma si l'ordre islamiste revenait...  

Voilà donc une voix de liberté fragile, en ce matin d'incertitude et de victoire à la fois pour les démocrates algériens, Abdelaziz Bouteflika, telle une ombre dit le Figaro, ayant démissionné sous la pression de  l'armée et la rue. L'Algérie espère, elle a cette chance, et cela se fait rare dans un monde menaçant. Libération se demande si pour sauver la planète, il faudra s'en remettre à des tyrans bienveillants qui nous forceront à la vertu carbonée (en attendant, nos ministres démocratiques Lemaire et Darmanin dans les echos, écartent la taxe carbone de leurs pistes budgétaires)... En Egypte, le pouvoir veut faire reculer la natalité, me dit la Croix, et limiter à deux le nombre d'enfants par famille, on supprimera les allocations au-delà!… 

En France, on parle des quinquagénaires aux fins de mois difficiles..

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Qui travaillent depuis trente ans et plus mais 47% d'entre eux se serrent la ceinture dit le Parisien, les impôts, l'essence, le temps partiel… On renonce à rénover sa maison et son papa nonagénaire dépanne Alain, 59 ans, qui vit dans l'Essonne et ne monte plus à Paris. Ce matin, la presse dans est le miroir de nos désarrois. 

Le Républicain lorrain et les Echos s'alarment car Pont à Mousson, fleuron sidérurgique, pourrait être vendu par Saint-Gobain aux Chinois. A Toulouse, je le lis sur le site mediacités, d'autres chinois exploitent comme vache à dividendes l'aéroport de Toulouse qu'ils ont racheté... A Rouen un fabriquant de voitures, Renault, passe au tribunal pour la mort d'un ouvrier, écrasé par un caisson de séchage en 2016 dans l'usine de Cléon et l'Humanité se souvient de lui. Des ministres veulent nous faire travailler plus tard, mais Jean-Paul Delevoye, chargé d'organiser la réformes des retraites, qui veut protéger nos 62 ans, s'est fâché, disent les Echos comme le Canard enchainé... La Corse prépare un accueil sévère demain au Président Macron, explique corse matin; les profs se soulèvent contre le ministre Blanquer, insiste l'Humanité. En voulez vous encore?

On s'oublie de violence en France, et le Un s'interroge sur cette brutalité qui nous est propre et qui s'est étalée depuis plusieurs mois entre manifestants et forces de l'ordre. Des gilets jaunes, dans l’Express, racontent comment leurs campements sont attaqués et vandalisés, brûlés, piégés au verre pilé: dissensions internes ou attaques des anti exaspérés... 

Une jeune femme parle dans le Parisien, qui ne demandait rien à personne dimanche, voulant prendre le métro à la station république. Elle est transgenre, Julia, et a été molestée par quelques brutes venus d'une manifestation en faveur de l'Algérie, la video a tourné sur les réseaux sociaux hier, Julia raconte ses seins touchés, une gifle, son humiliation quand des employés du métro qui l'ont secourue lui ont reproché son short. La ville de Rouen va s'impliquer dans la gay pride et au-delà dans la défense des personnes transgenres me dit Paris Normandie, il faut se battre... 

Mais on a souri hier dans un cimetière...

A l'enterrement d'Agnès Varda à Montparnasse, raconté par le Monde, cela lui ressemblait, gens du cinoche côtoyant des épris anonymes, telle  Anaïs venue un petit pot de fleurs jaunes à la main, « Si j’avais eu le temps, j’aurais fait germer des pommes de terre."

Les pommes de terre évidemment, emblème de varda depuis Les Glaneurs et la glaneuse, et Mathieu Demy a fait rire le cimetière en racontant sa maman « déguisée en patate à la Biennale de Venise », et un des petit fils a repeint « en bicolore comme la coiffure de ma grand-mère » les poteaux d’une rue qui longe le cimetière. Cette drole de coiffure en noir et blanc d'excentrique grand-mère est dans Télérama qui prend congé de belles photos et de mots de la féministe, et amoureuse, Varda est aussi en dessins dans Charlie hebdo, ça lui va bien, elle est Calimero, elle est en montre, les écrans sur la face blanche du scalp, elle dit aussi des gros mots à Jacques Dessange. 

Et nous avons avec Varda une douceur acidulée qui a le gout de France, un pays marrant où vivent de drôles de gens, tel ce monsieur qui à Lannemezan me dit la Dépêche élève Clovis qui dans quelques jours sera le plus vieux caiman du monde, il le nourrit de truites...

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