Dans une pizzeria, la pizza de base comporte deux garnitures : du fromage et des tomates. Vous pouvez y ajouter des garnitures supplémentaires, à choisir parmi les quatre suivantes : olives, jambons, champignons et salami. Thierry veut commander une pizza avec deux garnitures supplémentaires. Entre combien de combinaisons différentes Thierry peut-il choisir ?

Voilà selon Le Parisien-Aujourd'hui en Franc e, l'un des exercices type de l'enquête Pisa qui évalue tous les trois ans les acquis des élèves de 65 pays. Le classement 2013 sera dévoilé aujourd'hui.

Ce qui se dessine, le ministre de l'Education lui même l'a annoncé, c'est que la France, 22ème sur 65 au dernier classement, perd des places. Recul en maths notamment et accroissement des inégalités entre les élèves.

Les détails ne sont pas encore connus et pourtant, il y en a déjà des pages et des pages dans la presse.

Les Echos : « Education, ce qui ne va plus en France »

Le Parisien : « L'école française au piquet »

L'Humanité : « Fracture scolaire très dangereuse »

« L'école républicaine, c'est fini ! », titre même L'Opinion .

« En France, déplore la sociologue Marie Duru-Bellat dans L'Opinion , nous ne savons pas aider les élèves faibles. Or plus que les autres, ils ont besoin de l'école, puisqu'ils ne bénéficient pas d'autres ressources. »

S'il y avait un levier à activer, lequel serait-il ?

« Le point commun des meilleurs à l'étranger dans le classement Pisa, répond Le Parisien , c'est qu'ils sont très performants sur la formation des professeurs et qu'ils évaluent et corrigent en temps réel les faiblesses de leur système éducatif. »

En France, « la disparition de la formation des enseignants sous le quinquennat précédent n'a pas arrangé les choses, relève L'Opinion . Certes, Vincent Peillon a décidé de réinstaurer les stages mais pour le recrutement, il a laissé le bac + 5 comme Sésame, ce qui laisse encore trop de place au savoir académique. »

« Il faut donner de réels moyens d'expérimentation aux enseignants, en liaison avec des travaux de recherches », dit un sociologue dans L'Humanité .

Dans Les Echos , le directeur de l'institut Montaigne, d'obédience libérale, n'y va pas par quatre chemins : « Des chercheurs de très haut niveau nous disent aujourd'hui que l'éducation n'est pas un art mais une science. Si l'enseignement devient une science, il y a des techniques à respecter, comme en médecine. C'est là dessus qu'il faut refonder la formation des maîtres, quitte à revenir sur le dogme de la liberté pédagogique. »

Les réformes déjà lancées par Vincent Peillon vont-elles dans le bon sens ?

Oui, plutôt mais peut encore mieux faire, selon Les Echos .

  • Il a instauré les nouvelles écoles de professorat donc, qui insistent autant sur le savoir faire que sur le savoir. Mais quelles méthodes pédagogiques seront mises en avant ? Les stages déboucheront-ils sur une évaluation ?

  • La priorité donnée au primaire, là aussi, c'est un levier fréquemment évoqué ce matin. Plus de maitres que de classes dans les écoles en difficulté. Mais les orientations données au dispositif sont trop vagues.

  • La scolarisation des moins de 3 ans, encore une bonne idée, reste à convaincre les parents.

Et le ministre a des progrès à faire en pédagogie lui aussi. « Drôle de spleen pour les instits ». Ce titre est dans Libération , qui s'est procuré un sondage commandé par le syndicat Snuipp-FSU. Moins d'un tiers des professeurs des écoles considèrent que le primaire est réellement une priorité du gouvernement.

Carrière, salaires, formation : êtes-vous satisfaits ? Seulement 20% répondent « oui ».

A lire la presse ce matin, on se dit que les sujets de fâcherie dans l'éducation commencent à s'accumuler.

A la liste précédente, il faut ajouter, dans le supérieur, les enseignants de prépa. Une réforme de leur organisation de travail va entrainer une baisse de salaire. C'est à lire dans Le Figaro .

Et à l’université, rappelle Le Monde , le gouvernement veut rouvrir le sujet hautement sensible des enseignants chercheurs. Nouveau décret attendu dans les prochaines semaines.

De l'école à l'hôpital

C'est une scène relatée aussi bien par des aides soignantes que par des praticiens. Au mois de novembre, un patient de l'hôpital de Nantes devait se faire poser une prothèse au genou. On l'achemine au bloc opératoire, après anesthésie. Un chirurgien incise la jambe et puis... Et puis on arrête l'opération. On manque d'instruments stérilisés.

C'est Presse Océan qui raconte la scène ce matin. Au CHU de Nantes, des kits opératoires incomplets ou mal conditionnés ont été livrés. Belle pagaille due à la réorganisation du service qui stérilise les instruments opératoires. La direction de l'hôpital parle de « dysfonctionnements exceptionnels ».

Ce n'est pas l'image que l'on se fait de l'hôpital, pas celle non plus que l'on se fait de la prison. Sur le site de L'Est républicain , deux vidéos. Des détenus se sont filmés au téléphone portable, à la cool et même plus, dans les locaux de la prison de Montmédy dans la Meuse. Sur l'une des deux, on voit un groupe danser dans les couloirs. On distingue une chaine et un bâton.

Sur l'autre, un détenu a carrément enfilé une veste de surveillant. Il fume ce qu'il ressemble beaucoup à un pétard et il fait le malin, interpellé par un autre détenu

"Enquête administrative en cours", dit-on à la prison.

Quoi d'autre dans la presse ?

L'actualité en chiffres…

126.000. C'est le nombre de morts en Syrie depuis le début de la guerre. Dernier bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme repris par Mediapart

Play Boy
Play Boy © radio-france

101 propositions pour les quartiers nord de Marseille. Le collectif des quartiers populaires les présente ce matin. Dans la liste, croit savoir La Provence , le relogement des familles mises en danger par le trafic de drogue.

Les palmarès de fin d'année. En tête des meilleurs livres de l'année selon Lire , "La fin de l'homme rouge ou le temps du désenchantement" de Svetlana Alexievitch. La Grande histoire de la Russie et la vie de ses habitants aujourd'hui

Les palmarès et les anniversaires. Playboy , 60 ans ! La date exacte c'était hier. Le magazine américain fêtera cela dans un numéro en février. La photo de couverture avec Kate Moss circule déjà sur le web. Inutile de vous gaver de bromure, c'est assez chaste.

Et au cœur de la révolution en Ukraine

Révolution, le mot se répand dans la presse en effet. La force d'un reportage, pour dire le climat en ce moment à Kiev. C'est dans Libération , une nuit de veille révolutionnaire racontée par Veronika Dorman.

« 2 heures du matin, le centre de Kiev a un air de fête foraine qui refuse de s'éteindre. Des milliers de promeneurs noctambules agitent des drapeaux de l'Ukraine et de l'Europe.

Sur la pierre grise de la mairie de Kiev, on a tagué en noir ‘’tribunal révolutionnaire’’ et ‘’QG de la révolution’’. A l'intérieur, tous les lustres sont allumés, la foule va et vient sans se presser comme si c'était la chose la plus naturelle du monde de flâner dans les couloirs vides d'une administration au milieu de la nuit.

Escalier tapissé de pourpre.

La salle du conseil municipal abrite désormais le peuple et ses véritables représentants, explique un jeune homme.

Des gens dorment à même le sol. Joyeux brouhaha. L'air est lourd d'une odeur de mauvais salami. »

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