demain sans voiture, demain sans fillon mais avec qui, demain avec France Inter toujours!

La revue de presse, bonjour hélène Jouan

Une revue de presse résolument tournée vers demain…

« Vignettes, radars, piétonisation...Ils veulent tuer l’automobile » s’alarme, nous alarme le Parisien Magazine ce matin, qui détaille toutes les mesures prises par l’Etat et les maires pour chasser la voiture des villes, sans toujours penser, affirme l’hebdo, aux solutions de remplacement.

Mais il faut lire Courrier International cette semaine, pour comprendre ce qui se joue avec l’abandon programmé, à terme, de la voiture individuelle. Article de Robert Moor, du New York magazine qui raconte comment la révolution des transports, et notamment la voiture autonome va tuer le mythe américain…par extension, on pourra le prendre pour nous aussi. « S’il ne fallait retenir qu’une image mentale du siècle dernier, analysait J.G Ballard, auteur du roman Crash, auteur du siècle dernier donc, ce serait un homme au volant de sa voiture, qui roule sur une autoroute bétonnée, vers une destination inconnue. Il y avait là, tous les ingrédients de la vie moderne, notre penchant pour la vitesse, le spectaculaire, l’agressivité, les mondes de la pub et des biens de consommation. La voiture, cet objet paradoxal, une des inventions les plus mortelles de l’histoire, mais aussi cet instrument unique pour éprouver notre liberté» Ce qu’il n’avait pas prophétisé Ballard, c’est l’avènement de ces voitures intelligentes qui seront demain notre quotidien. Et le journaliste se demande comment la disparition de l’expérience de la conduite, qui a été dit il, le cœur mytho-poétique de l’Amérique pendant un demi siècle, va être vécue. Notre sentiment de liberté, voire de maitrise de notre destin, sera-t-il déformé ?Notre proximité avec la mort amoindrie ? Notre parti pris influencé par l’appartenance sexuelle ou ethnique sur qui doit conduire quel type de véhicule remis en question, et que deviendront les courses poursuite au cinéma ? et toutes ces chansons country ou conduire est une métaphore de la vie » ? Je vous laisse découvrir ses réponses, mais c’est passionnément de s’interroger sur toutes les questions identitaires et existentielles finalement posées par notre usage de la bagnole.

Et en politique Hélène, de quoi demain sera-t-il fait ?

Et bien a priori, demain, ce sera sans François Fillon…Si « celui-ci s’accroche » nous dit le Parisien, s’il fait même « un contre la montre méritoire » salue un brin compassionnel Ouest France ce matin, l’affaire semble entendue, la campagne du candidat de la droite « Cyrillus », comme l’appelle Marc Dugain dans le magazine Week end des Echos, pour parler de cette droite propre sur elle qui avait fait de la morale un credo, « cette campagne est devenue impossible » affirme Libération. Nouvelle exploration ce matin de tous les plans B imaginables. Sud-ouest affirme qu’une pétition en faveur du sauveur Alain Juppé est en préparation…Dessin de Ranson dans Aujourd’hui en France/le Parisien pour présenter le panel des impétrants putatifs: « Quel plan B ? Baroin dit l’un, Bertrand affirme l’autre, Bauquiez assure le clone de Laurent Wauquiez. B comme Bismuth, Paul Bismuth » s’enthousiasme Nicolas Sarkozy . Dans le Figaro, Guillaume Tabard nous révèle en tout cas qui a été chargé de faire comprendre à l’intéressé qu’il devait renoncer. Car si François Fillon a demandé à ses troupes un délai de 15 jours, ceux-ci ne semblent disposés qu’à lui accorder un sursis. Car eux se rendent comptes des dégâts irréversibles commis dans l’opinion par l’affaire « Pénélope ». La pression pour un retrait s’accroit, et c’est donc Gérard Larcher, président du sénat, un proche de Fillon dont la fidélité ne peut être mis en cause qui a été missionné pour accomplir cette tâche délicate. Ce moment semble t il approche ». Il approche d’autant plus nous dit ce matin carole Barjon sur le site de l’Obs, que ce même Larcher est « hystérique » face à l’irresponsabilité de son champion. ET qu’il est bien déterminé à lui dire donc, très vite « François c’est fini », pour ouvrir la voie à Alain Juppé. Il sait l'extrême difficulté de sa démarche. Car depuis quelques jours, l'ancien Premier ministre est parait-il requinqué par son meeting de La Villette et un sondage indiquant qu’une majorité d’électeurs de droite le soutiennent.

Alors de quoi demain sera-t-il fait, après le maelstrom de cette affaire ?

L’Humanité y voit un condensé de la crise démocratique qui secoue notre pays. Est-il possible de faire autrement ? Le quotidien, engagé dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon explique comment la France insoumise, le mouvement du candidat, s’attaque à la défiance avec de nouvelles formes de campagne. Il y aura le fameux hologramme de Mélenchon à Lyon ce week-end, mais plus intéressant, Julia Hamlaoui raconte la campagne des militants, empreinte d’une démarche d’éducation populaire. « Criée » dans le métro parisien par exemple, avec déclamation de saynettes autour du pénélope gate, des dépenses de Macron à Bercy ou des enquêtes sur les comptes de campagne du Front national, conférence gesticulée de Danielle Simonet, l’une des coordinatrices du parti de gauche, pour dénoncer l’uberisation de la société et la place réservée aux femmes en politique, ou encore « Topos citoyens », avec paperboard installé dans la rue pour disserter une dizaine de minutes avec les passants.Une sorte de mise en acte de la révolution citoyenne prônée par le candidat…

Mais d’autres observateurs voient tout autre chose monter de ce post Penelope Gate. « Aujourd’hui, raconte Bertille Bayard du Figaro, quand un investisseur, un acteur économique américain ou asiatique rencontre une Français, c’est la première question : Can she win ? traduction, Marine le Pen peut-elle gagner ? A l’étranger dit elle, l’hypothèse a beaucoup gagné en crédibilité dans les cercles économiques et financiers…depuis le brexit, l’élection de Trump aux états-unis, ils ne croient plus aux sondages et observent surtout le paysage politique français…les marchés ont d’ailleurs déjà anticipé ce risque Le pen, l’écart qui sépare le taux des emprunts français et allemand n’a jamais été aussi grand.

Et ils ne sont pas les seuls à anticiper cette hypothèse. « Lettre à mes amis intelligents ». la journaliste Marion Van Renterghem publie cette semaine dans The New European, une lettre à ces amis intelligents qui répètent « non, marine le pen présidente, impossible ! ». ». Parce que le « Penelope Gate » est en train de tout faire exploser. Parce qu’à gauche, le ps se suicide en direct estime t elle. Marine Le Pen peut gagner parce qu’elle a réussi, à incarner les principales passions françaises. » s’alarme t elle.

Alors de quoi demain sera-t-il fait en politique ? je ne suis pas sûre d’avoir répondu à la question

Et en radio Hélène, de quoi demain sera-t-il fait ?

Alors là, une valeur sûre. France inter ! « Les bonnes recettes de France Inter » font la Une de M, le magazine du Monde. Laurent Telo s’est attaché à trouver ce qui fait que 6 millions d’auditeurs nous écoutent chaque jour, cap franchi en novembre dernier et dûment fêté avec 4 bouteilles de mousseux raconte t il, et pas une cahouète, pas de quoi s’exciter avec l’argent du contribuable. » Quelques coulisses d’Inter, un parallèle avec le Canal plus de la grande époque, une directrice laurence Bloch qualifiée de Pattie Smith du 116 avenue du président Kennedy, notre adresse, qui assume le volume d’humour de notre station quand d’autres, dans cette même station s’en désolent…France inter, les bonnes recettes, vous le savez tous, puisque vous nous écoutez !

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