Vous le savez sans doute si vous possédez une voiture : désormais, si vous oubliez de payer quand vous vous garer, ce ne sont plus des amendes que vous recevez, ni des contraventions. Ce sont des FPS : Forfaits Post Stationnement…

Nouveaux termes et nouvelles pratiques depuis le 1er janvier. Ce ne sont plus les fameuses pervenches qui sillonnent les rues pour distribuer les prunes. A présent, ce sont les employés de sociétés privés, qui circulent avec des mini-ordinateurs permettant de scanner les plaques d’immatriculation. Nettement plus rapide, et nettement plus efficace, puisque dorénavant, les automobilistes sont obligés de taper les numéros de leur plaque quand ils prennent un ticket à l’horodateur. En cas de dépassement du temps autorisé, le mini-ordinateur le constate donc aussitôt.

Mais il y a des ratés – des FPS mal rédigés, et surtout, ça coûte bien plus cher que ça ne coûtait auparavant.

Dans le centre de Bordeaux, le Forfait Post Stationnement est à 35 euros. A Paris, c’est 50 euros et à Lyon, c’est 60 euros… Tarifs multipliés par trois, et comme l’explique LE PARISIEN, ça suscite la colère des automobilistes. Certains, assez nombreux, dénoncent « un racket », et d’autres vont même jusqu’à agresser les contrôleurs qui viennent d’être recrutés. Une vingtaine de plaintes ont d’ores et déjà été déposées. Preuve d’un climat tendu, y compris avec les forces de l’ordre. C’est à lire dans LE FIGARO. Garés aux abords des commissariats sans le versement du moindre euro, les véhicules de police, jusque-là épargnés, sont maintenant épinglés par les agents privés. Et, du coup, ces derniers sont parfois eux-mêmes contrôlés… Tu me mets une prune, je t’en mets une aussi ! Une prune de la police pour absence de gilet jaune dans la voiture du contrôleur… Une prune de la police suite un test salivaire : le contrôleur avait consommé du cannabis…

Cela dit, l’objectif du dispositif est louable : désengorger les centres villes en changeant les comportements. C’est ce qu’exprime le titre à la Une PARISIEN, qui présente ces nouveaux PV comme « l’arme fatale anti-voitures ». Sauf que leur explosion, et l’explosion de leur tarif, pourrait aussi conduire au délaissement des commerces des centres villes, et ce, au profit des grandes surfaces où le stationnement est gratuit… Dessin rigolo de Ranson : un homme et sa femme qui discutent, et c’est lui qui engage la conversation. « On devrait s’acheter un garage au lieu de se ruiner en contraventions ! » Réponse de son épouse : « Ben vu le prix des garages, va falloir vendre la voiture… » Petit tracas du quotidien.

D’autres tracas, plus importants, se lisent d’ailleurs dans les journaux.

Retour sur les rixes de jeudi dernier à Calais. « A Calais, l’impuissance publique face à l’explosion des violences entre migrants », titre ainsi LE FIGARO tandis que LA VOIX DU NORD s’interroge : « Des renforts… et après ? » Les violences ont fait plus de 20 blessés, dont quatre, blessés par balle, sont aujourd’hui encore dans « un état d’urgence absolue ». Et, suite à cela, Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, a donc annoncé l’envoi à Calais de nouveaux renforts de police pour rétablir l’ordre. Une centaine de CRS, mais les acteurs locaux attendent maintenant d’autres mesures afin d’éviter que de tels heurts ne se reproduisent. Dossier complet sur MEDIAPART, et d’après les associations, la situation n’a fait qu’empirer à Calais depuis la récente visite d’Emmanuel Macron…

« Le cri d’alarme des soignants » : c’est le dossier de POLITIS. Partout, le personnel s’épuise, la communauté médicale est en ébullition : des cadences infernales, du harcèlement, des suicides… 

Autre sujet grave à la Une des INROCKUPTIBLES : « L’homophobie tue ». Enquête et témoignages, du Mali à la Tchétchénie, en passant par la France, les campagnes françaises... Là aussi, des suicides, mais aussi des persécutions…

Et puis, au rayon des tracas disons, moins importants, j’ai relevé, dans L’OBS, comment ceux qui s’opposent à la chasse à courre se débrouillent pour saboter les traques qui se déroulent dans les forêts de Compiègne ou de Chantilly. En l’occurrence, Ils ont appris le langage des veneurs pour appeler leurs chiens afin de leur donner des croquettes. Et, dès lors, ils arrivent à les désorienter. De leur côté, les chasseurs assurent qu’ils ne font là que reproduire un événement naturel ancestral : les meutes de loup traquant leurs proies… Argument qui ne tient pas, aux yeux de leurs adversaires : « Dans la chasse à courre, les chiens sont dressés pour rester en meute. » Pour eux, « les veneurs manipulent donc la nature, uniquement pour assouvir leur plaisir de prédation ».

Il est aussi question de chasse dans LE FIGARO : retour sur l’autorisation des réducteurs de son qu’on pose sur les carabines. Pour les battues aux sangliers, désormais sont autorisés les silencieux, comme en mettent les tueurs à gage dans les polars. Les chasseurs sont ravis : ça va faire moins de bruit, c’est mieux pour leurs oreilles… Et puis, ils ne feront plus fuir le gibier, qui sera donc plus facile à tuer.  Mais, du côté des associations de défense des animaux, on explique que cela va encourager le braconnage et que, comme les coups de feu seront dorénavant moins bruyants, les chasseurs seront moins repérables par les promeneurs, et l’on peut craindre alors un surcroît d’accidents

D’autres étonnements dans CHALLENGE.

« Les Français se lavent moins, mais ils se lavent mieux. » C’est ce que montrent les chiffres de vente des cosmétiques. Le recul des gels douche et des déodorants, mais succès grandissant des produits naturels et bio. Je ne sais pas s’il faut applaudir.

Toujours dans CHALLENGE : nouvel exemple des cadences infernales imposées aux travailleurs chinois : dans la nuit du 19 au 20 janvier, 1.500 ouvriers ont construit, en neuf heures, une gare TGV… Là encore, je ne sais pas s’il faut applaudir.

Et puis, dans l’édito de l’hebdomadaire, on nous apprend un nouveau mot. Désormais, on ne doit plus parler de « réforme de l’Etat ». Non : maintenant, dans l’entourage du président de la République, on parle de « reengineering »« Terme moins anxiogène », relève Ghislaine Ottenheimer, qui précise toutefois que l’objectif reste le même : réduire la dépense publique.

Enfin, retour à L’OBS, dans lequel Sophie Fontanel signe un hilarant compte-rendu des derniers défilés de mode masculine qui se sont déroulés à Paris et Milan. L’habit des hommes se transforme, avec des suggestions qui, parfois, peuvent sembler folles, mais qui, une fois portées, peuvent éventuellement vous donner une allure incroyable. Et la journaliste nous donne, dès lors, 80 conseils qu’elle a piochés sur les podiums. Je n’en citerai que quelques-uns.

- D’abord le bob, il faut le savoir – porter le bob, c’est la grande classe…
- Ensuite un manteau très, très grand – trois tailles de trop, c’est idéal…
- Le bas du pantalon de costume, on le rentre dans des bottes…
- Et son gros pull-over, on le rentre dans le pantalon…
- Quant aux tee-shirts ou aux polos, ils sont toujours autorisés, mais à une seule condition : il faut les mettre sur la chemise, sinon ça fait bien trop bourgeois…

Alors, évidemment, y a des tracas plus importants… Et puis, bien sûr, tous ses conseils, on n’est pas obligés de les suivre… Si vous ne sortez pas avec un polo sur la chemise, des bottes et un bob, personne ne vous mettra de contravention !

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