Surtout, ne pas froisser sa banque

Elle s'appelle Julie.  Elle est libraire à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine...  Et son histoire est racontée ce matin dans Le Parisien Aujourd'hui en France.   Au mois d'octobre, Julie s'agace.  Elle a un souci avec son terminal de paiement mais elle ne parvient pas à joindre sa banque, la Société Générale.  36 appels.  Aucune réponse.  Alors elle pianote et poste des messages sur Twitter.   Exemple : "l'homme a pu aller sur la lune... décrocher un téléphone devrait être à portée du service".  La banque n'apprécie pas visiblement.  Elle va fermer un à un, tous ses comptes.  Compte professionnel.  Compte personnel.  Compte joint.  Compte de son compagnon.  Compte de l'une de ses filles.  "Virée de sa banque après un tweet critique".  C'est le titre de l'article.  La Société Générale, elle, rétorque qu'une banque "n'a pas à motiver sa décision".    

"Saisonniers recherchent logement pour l'hiver"

Trouver un toit en station de ski n'est pas aisé, écrit le Dauphiné Libéré qui consacre son dossier du jour à la question.  Le journal revient sur l'incendie de Courchevel, il y a presque un an.  Les flammes avalaient alors, en pleine nuit, un ancien hôtel.  Reconverti en hébergement pour une soixantaine de saisonniers.  2 morts. 21 blessés.  La piste criminelle à l'époque confirmée.  Mais une enquête qui s'intéresse aussi à une éventuelle insalubrité. A des négligences sur la sécurité.  Un an après, qu'est ce qui a changé? "Absolument rien. Je fais ce constat froid, glacial, c'est terrible" confie un responsable local de la CGT. "L'hiver, poursuit-il, il y a 45 000 saisonniers en stations. Un peu plus de la moitié est bien logée. Mais pour les autres... on ne sait pas très bien dans quelles conditions ils vivent".  "Sur les réseaux sociaux les saisonniers se passent le mot : n'allez pas à tel endroit, vous êtes logés dans une cave".  Il réclame plus de contrôle de l'Etat.  

Un responsable d'Emmaüs visé par deux plaintes

Deux plaintes pour violences physiques et attouchements sexuels. L'enquête est de Mediapart.  L'homme mis en cause est responsable de l'antenne Emmaüs de Chatou, dans les Yvelines.  Sékou, couturier malien de 30 ans, raconte qu'il est à la rue quand Emmaüs l'accueille. Il voit alors le patron de l'antenne comme "une figure paternelle". "Un confident".  Mais un jour, ce "père", l'embrasse sur la bouche.  Puis, il demande à voir son sexe. Et le touche.  "Chez nous, un père peut te voir nu".   Le responsable lui aurait crié dessus aussi.  Coup de poing dans le ventre. Gifle. "J'ai demandé ce que j'avais fait de mal... Il m'a alors pris dans ses bras et donné un câlin".  Ce jour-là, Sékou décide de porter plainte. Le responsable d’Emmaüs, lui, nie.  Mais il existe une autre plainte et d'autres témoignages.  Des faits d'autant plus graves, s'ils sont avérés qu'ils concernent notamment "un sans-papier". "En situation de grande vulnérabilité".   Et Emmaüs France ? Emmaüs France était au courant. Mais il n'existe en fait aucun lien hiérarchique avec les antennes comme celles de Chatou.  "Une situation qui illustre, estime encore Mediapart, les difficultés du mouvement". Comment contrôler l'action des communautés locales?   

Australie, la fuite des habitants

L'effroi de l'évacuation vitale.  L'effroi aussi, avant la journée de demain.  Parce que demain,"des rafales de vent et des températures supérieures à 40 degrés" sont attendues, écrit le Parisien.  "Cela pourrait bien attiser encore plus les quelques 200 incendies en cours".   Les flammes sont en Une de Ouest France ce matin.  Une mère y raconte, simplement, "qu'elle a peur que ses enfants pensent qu'il est normal de sentir la fumée".  Le site internet du Guardian publie de son côté.  Une photo justement, de deux gamins, qui font du vélo dans une lumière jaune, opaque.  Ils portent devant leurs bouches des masques, presque aussi gros que leurs casques.  

Une information de taille absente de votre presse papier

Forcément.  Parce que la mort du Général iranien Qassem Soleimani, après un raid américain à Bagdad, n'a été annoncée que dans la nuit.  Sur le net, le Monde.fr décrit un "bombardement spectaculaire"...  "Trois jours seulement après l'attaque de l'ambassade américaine par des manifestants pro-iraniens".   Et le journal republie un papier de 2017.  Un portrait : "Qassem Soleimani, sentinelle de l'Iran".  Chef de l'unité d'élite des Gardiens de la Révolution. Le militaire est photographié en prière.  Cheveux gris.  Barbe blanche.  Les yeux clos.  Extrait : "voilà plus de 37 ans que Soleimani, homme le plus puissant du Moyen-Orient, vit avec la guerre".  "Il la rencontre pour la première fois en 1980 quand il s'engage pour défendre la toute jeune révolution iranienne".  Il soutient le Hamas Palestinien.  Fait reculer la Turquie.  Fait enrager l'Arabie Saoudite.  Incontournable en Syrie et en Irak, il financait et supervisait depuis 2014 les milices irakiennes, qui combattent l'organisation Etat Islamique.   Sur le Monde.fr, il est décrit par ses admirateurs comme une "figure mythique". "Visage de la république islamique".  "Homme éduqué à la voix douce, fils d'un paysan pauvre des montagnes".  Tout son parcours est retracé.  Ses liens avec les Etats-Unis aussi, lui qui était qualifié en 2007 déjà de "personnage démoniaque" par un général américain.  L'article est complexe, mais passionnant.  Il se termine en expliquant qu'en 2016, la rumeur de sa candidature à l'élection présidentielle enfle.  Le héros national dément. "Je resterai soldat jusqu'à la vie de ma vie. Si Dieu le veut". 

L'Arabie Saoudite se transforme en piste de course

Début du Dakar ce dimanche.  Le Dakar à l'épreuve du désert saoudien...  C'est la Une de l'Equipe.  Qui revient en partie sur l'histoire "géopolitique" de la course.  "Délocalisée en 2009 en Amérique du Sud pour cause de menaces terroristes" et installée donc, désormais, au moins pour 5 ans au Moyen Orient.  Le journal rappelle les critiques à l'égard du royaume saoudien. Non respect des droits de l'homme. Guerre au Yémen. Assassinat du journaliste Jamal Khashoggi.  Les participants interrogés, eux, semblent apprécier avant tout la beauté du nouveau décor.  Pistes montagneuses.  Rochers monumentaux.  Océans de dunes vertigineuses.  

Mon Quotidien fête ses 25 ans

Pour les plus jeunes auditeurs et lecteurs qui tentent de comprendre tout cela.  Le monde qui nous entoure.  Sa complexité.  Ses turpitudes.  Ses splendeurs aussi.  Il existe une presse spécialisée.  Mon Quotidien fêtera, demain, ses 25 ans.  "C'était à l'époque le 1er quotidien pour enfants en France".  Une naissance en même temps que "le début d'internet, dans des cybercafés" rappelle Mon Quotidien.  L'anniversaire est en Une. Et les journalistes se fixent pour l'occasion 10 pratiques interdites.  Parmi elles,  les fautes d'orthographe, les infos non vérifiées ou encore des articles payés par des marques.  Petite leçon de déontologie, en accéléré.

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