Que l'on soit enseignant ou parents, il y a trop la pression sur les élèves pour la réussite scolaire. Le Parisien-Aujourd'hui-en-France consacre un dossier complet sur ces élèves, qui sont aussi nos enfants, et qui supportent de moins en moins la pression qu'ils ont sur le dos. 52% des parents reconnaissent en effet être stressés par la scolarité de leurs enfants. Il faut boucler le programme coûte que coûte, guider les enfants vers les meilleures filières pour intégrer les meilleurs lycées, tout cela faisant la garantie d'un soi-disant bon métier. Selon Le Parisien, il s'agit là d'une maladie typiquement française : les enfants préfèrent ne pas répondre en classe plutôt que de risquer de se tromper. Ils préfèrent rentrer la tête dans les épaules que lever le doigt, par crainte d'une mauvaise réponse qui ferait ricaner tout le monde ou grincer le prof. Trop de pression ? Sans doute ; mais si les enfants n’en parlent pas, ils le manifestent : maux de ventre, insomnies ou, à l'extrême, développement d'une véritable phobie scolaire. « Quand un élève pousse la porte de l'infirmerie en se plaignant du ventre, on découvre souvent qu'il stresse pour un contrôle ou une note à annoncer aux parents », note cette infirmière d'un collège. « La fréquentation des infirmeries atteint des sommets pendant la période des conseils de classe et d'orientation », explique-t-elle. Conséquence : vous découvrirez dans Le Parisien que le marché de l'angoisse scolaire se porte à merveille. En maternelle ou en primaire, le moindre retard de lecture et l'enfant file chez l'orthophoniste avec la bénédiction des enseignants. Les cabinets spécialisés se multiplient. Quelles pistes pour lutter contre ce mal-être scolaire? Réponse de cette spécialiste : « Il faudrait donner aux notes moins d'importance, arrêter de rabâcher que sans le bac on n’est rien, et arrêter de nous parler de l'état inquiétant du marché du travail quand on n'a que 11 ans ». L'éducation, c'est aussi ces deux pages que consacre ce matin Libération à ces universités françaises qui organisent des cérémonies de fin d'études à l'américaine. On n'est pas à Harvard ni à Berkeley en Californie, mais à Nancy, Metz, Lyon, Paris… Enjeu de ces cérémonies : redorer le blason du plus haut grade universitaire, c'est-à-dire le doctorat. Car bien souvent les employeurs sont parfois rebutés par les intitulés obscurs des thèses ou l'image poussiéreuse des universités. En réalité, ces cérémonies solennelles ne sont que la clef de voûte d'une stratégie plus globale. Car les facs doivent désormais jouer à armes égales avec les écoles d'ingénieurs. Se sentir fier de son université est donc indispensable. On reste toutefois loin du sweat-shirt à capuche « Sorbonne University » que les touristes pourraient s'arracher à Paris. (Nicolas Demorand : « Un homme parle ce matin dans Libération »)... Cet homme, c'est Roman Polanski. Il a choisi de rompre le silence en publiant hier soir une lettre intitulée "Je ne peux plus me taire", lettre publiée dans certains quotidiens étrangers et Libération. Le réalisateur livre pour la première fois sa version de la bataille juridique qui l'oppose actuellement à la justice américaine, une bataille dont l'enjeu est son extradition vers les Etats-Unis. Roman Polanski demande seulement à être traité comme tout le monde. Il considère que cette demande d'extradition adressée à la Suisse est fondée sur le mensonge. Roman Polanski explique ainsi qu'après les faits qui lui sont reprochés (c'est-à-dire avoir eu en 1977 des relations sexuelles avec une adolescente de 13 ans), il avait plaidé coupable auprès de la justice californienne et conclu un accord avec la plaignante et le ministère public. Cet accord prévoyait que les 42 jours de prison qu'il avait purgés constitueraient la totalité de sa peine. Or, explique Roman Polanski, une fois la peine purgée, le juge de l'époque est revenu sur les termes de cet accord. D'où sa fuite en Europe. Le cinéaste se déclare victime de l'acharnement de la justice américaine ; pour lui, il ne fait guère de doute que l'actuel procureur de Los Angeles qui réclame son extradition (et qui est actuellement en campagne pour sa réélection) a un besoin de notoriété. (ND : « La situation en Grèce également, à la Une de vos quotidiens, Stéphane »)... Hier, effectivement, les pays de la zone euro se sont mis d'accord sur un plan de sauvegarde du pays. Pour Les Echos, il s'agit d'un plan d'aide historique de 110 milliards d'euros. « Un plan d'aide qui annonce une semaine de vérité pour l'Europe », titre La Tribune. La contrepartie : la Grèce va devoir réduire son déficit public de 30 milliards d'euros sur trois ans... des engagements qui seront surveillés à la virgule près, un plan synonyme de rigueur sans précédent pour les Grecs. Beaucoup d'éditorialistes reviennent ce matin sur cette décision... "Les violences de la Grèce nous rappellent que la crise n'est pas finie", écrit Francis Brochet dans Le Progrès de Lyon. "Elle a généré des montagnes de dettes, qu'il faut maintenant payer". "Imaginons que le pouvoir doive décréter en France un ensemble de mesures d'économie analogues, écrit dans L'Alsace André Schlecht : suppression des 13ème et 14ème mois de salaire, baisse des retraites, réductions d'effectifs, relèvement du taux de TVA... Il est probable que ce choc, pour l'opinion, ferait grossir les foules protestataires". "Pour autant, poursuit Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées, l'Europe vient de faire la démonstration qu'elle existe moins par adhésion enthousiaste de ses membres que par le sentiment d'un destin commun qui ne se révèle jamais autant qu'au bord du précipice". A lire également ce matin dans la presse : cette "course éperdue contre la marée noire en Louisiane". C'est le titre de La Croix… les habitants de Louisiane qui se battent désormais pour limiter les dégâts d'une nouvelle catastrophe. Une marée noire qui intervient alors que la côte du Golfe du Mexique se remet à peine de l'ouragan Katrina, qui a ravagé il y a cinq ans La Nouvelle-Orléans et ses environs. "Cela va être pire que Katrina", expliquent certains pêcheurs, interdits d'exercer depuis l'arrivée du pétrole. Pour autant, ces pêcheurs se gardent bien d'attaquer les pétroliers, et notamment BP, grand pourvoyeur d'emplois dans la région. A Venice, les pêcheurs et les pétroliers cohabitent depuis longtemps. "Sans pétrole, il n'y aurait pas grand-chose, reconnaissent les pêcheurs. Pour aller en mer, il nous faut bien de l'essence". A lire sur le sujet, dans Le Figaro, cet article sur les risques du nettoyage… Car le remède ne doit pas être pire que le mal. Pas question donc d'employer la grosse artillerie pour dépolluer les marais de Louisiane, site écologiquement sensible. Le nettoyage excessif des zones souillées peut effectivement causer des dégâts irréversibles, qui s'ajouteraient à ceux causés par la marée noire. "Mieux vaut accepter que ce soit sale pendant quelques années plutôt que de tout détruire en en faisant trop", explique un spécialiste. (ND : « Les autres titres de la presse, Stéphane »)… A lire également : les écologistes qui pourraient faire leur entrée au Parlement britannique jeudi, à l'issue des élections législatives. Et c'est une femme, l'eurodéputée Caroline Lucas, qui a les meilleures chances d'être élue. Il paraît que les écologistes britanniques ne renvoient plus l'image d'illuminés en sandales et en chaussettes, mais représentent désormais une alternative efficace. Tous les journaux reviennent bien sûr sur cette tentative d'attentat au coeur de New York : un véhicule piégé qui a manqué d'exploser à Times Square... tentative d'attentat revendiquée par un groupe de talibans pakistanais. Après Easyjet, voici Ryanair à son tour soupçonné de travail clandestin. C'est à lire dans Le Figaro. Le procureur de la République d'Aix-en-Provence vient d'ouvrir une information judiciaire pour "travail dissimulé, prêt illicite de main-d'oeuvre, emploi illicite de personnel navigant et entrave au fonctionnement du comité d'entreprise". La compagnie low-cost est soupçonnée d'une fraude aux charges sociales de près de 5 millions d'euros. 120 salariés, dont une trentaine de pilotes, seraient employés sous contrat irlandais, alors que leurs activités se déroulent dans l'Hexagone. Pour les mêmes faits, Easyjet a été condamné le 8 avril dernier à 1.400.000 € d'amende. Allez... On termine avec la question du jour... Qu'est-ce qu'un chef-d'oeuvre ? Vaste question, à laquelle Le Figaro aimerait apporter des éléments de réponse. La question est en effet posée, en 600 oeuvres et autant de points d'interrogation, par la toute nouvelle exposition qui sera inaugurée le 11 mai prochain au Centre Pompidou de Metz. Le Figaro profite de cette exposition pour lancer une grande consultation sur Internet. Les lecteurs sont invités à dresser un classement des chefs-d'oeuvre du XXème siècle dans trois disciplines : architecture, art et littérature. Y a-t-il des chefs-d'oeuvre à la radio ? Ca, c'est à vous de répondre, mon cher Nicolas...

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.