Un éducateur fils d'immigrés algériens candidat RN est candidat RN à Belfort, des militants s'en prennent à sa sœur, essayiste laïque. l'Est républicain, la Dépêche. Dans Libération l'écrivain Roberto Saviano interpelle sur le sort des migrants. Un couple subit depuis 2017 des menaces antisémites, rue89 Strasbourg.

On parle d'un saint...   

Un saint français qui sera proclamé aujourd'hui par le Pape François... Charles de Foucauld, déjà figure légendaire, qui il y a  plus d'un siècle, ayant renoncé à une vie de débauche, se donna à l'amour du Christ et devint ermite dans le désert algérien, le frère des Touaregs, il fut assassiné le 1er décembre 1916... Mais ce n'est pas sa vie que nous racontent le Figaro sur une page, et la Croix sur son site, mais un miracle un siècle après sa mort, attesté par l'Eglise qui lui donne la sainteté...   

Nous sommes le 30 novembre 2016, la veille du centenaire de la mort de Foucauld, dans un lycée catholique de Saumur dont on rénove la chapelle. Un  jeune ouvrier, prénommé Charle sans S, fait une chute de plus de quinze mètres, la voute a cédé sous poids. Il tombe sur un banc, un morceau de bois le transperce au niveau de l'abdomen. Mais pourtant Charle se relève, il va chercher du secours avec ce morceau de bois de plus d'un mètre fiché en lui... Le chirurgien qui l'opère ne constate aucune fracture, aucune lésion, le bois est passé sous ses côtes et a évité le cœur et la colonne vertébrale, Charle reprend le travail...  

Mais sa chance a rencontré la foi de son patron, François Asselin, un catholique engagé, membre d'une paroisse où son épouse priait l'après midi de l'accident, où depuis un an on priait en faveur d'une canonisation de Charles de Foucauld: les fidèles demandaient à l'âme de l'ermite qu'elle intercède auprès de Dieu pour qu'un miracle justifie qu'il devienne un saint...   Quand Charle sans S est guéri, l'évidence du miracle saisit François Asselin, il va voir l'église, et nous y sommes.  Vous apprendrez sur le site du Figaro que pour le Pape François, Charles de Foucauld avant même le miracle, incarnait le "Frère universel", mais aussi que Charle l'ouvrier, n'est pas croyant, est-ce encore plus beau!    

Fait-il écho à l'histoire de Foucauld, le courage célébré par le Parisien des missionnaires catholiques dans le chaos qui règne à Haïti, des religieux ont été pris en otage par un gang, finalement tous libérés, la Croix dit le soulagement et les alléluias  du monastère de la Providence près d'Angers, d'où est issue la sœur Agnès Bordau, une des otages relâchés vendredi... 

On lit aussi ce mot d'une religieuse, "notre mission est d'être envoyée là bas, je ne crains pas."  

Dans Paris-Normandie, on nous parle d'églises déconsacrées à Rouen, qui va acheter Saint-Paul, deviendra-t-elle cinéma connecté, ou bien école de cirque ou restaurant normand? Dans le Courrier de l'Ouest des paroissiens sont triste à Beaupréau, qui a deux clochers, mais la mairie veut  transformer l'un d'eux Saint-Martin, en pôle culturel, des souvenirs s'en vont. Charles de Foucauld vous me direz priait au désert.  Le Républicain lorrain nous dit l'enjeu de la mémoire industrielle, il faut que les jeunesses apprennent  de ce que furent les mines et les haut-fourneaux. 

Le Parisien encore nous dit un miracle laïque, la rencontre entre Lori, dont l'époux Peter avait fait un malaise cardiaque au parc Monceau à Paris, et Marion, qui est pompier, réserviste, qui non loin de là donnait un cours de gym,  et qui a sauvé Peter d'un rude et super massage cardiaque avant de fêter cela avec un verre de vin rouge avec son compagnon...  Une communion. 

On parle aussi d'un candidat...

Qui mènera la liste du Rassemblement national aux régionales dans le territoire de Belfort... Vous voyez dans l'Est républicain le visage frais de Kamel-Agag Boudjhalat, éducateur spécialisé, fils d'immigré algériens et musulman dit-il pratiquant mais qui confine sa foi l'espace privé -voilà donc un coup politique pour le RN mais aussi dit le journal un scandale sur les réseaux sociaux. Car le candidat est le frère de Fatiha Agag-Boudjhalat, figure connue du mouvement laïque, enseignante, essayiste, fidèle de Jean-Pierre Chevènement, et qui rompt souvent des lances avec une extrême gauche qu'elle qualifie d'indigéniste: ses ennemis ont lancé l'offensive et attisent contre elle la haine sur les réseaux sociaux. Elle revendique son amour et son admiration pour son frère, dans une fratrie de huit enfants qui n'est pas une secte, dit-elle, les repas y sont animés...   

Cette histoire dépasse l'anecdote du web. Samedi avant le bruit, le site de la Dépêche avait publié une interview de Fatiha Agag Boudjhalat, elle disait que le racisme avait diminué en France depuis son enfance, au temps où des légionnaires jetaient un jeune algérien d'un train, et quand ils gagnaient au foot, se frères repartaient sous des jets de boulets de pétanque... L'un d'eux est désormais candidat lepeniste.   

Dans le Monde vous lirez le portait d'un homme puissant à Marseille, Rachid Zeroual, leader du groupe de supporters les South Winners depuis trente ans, qui a le pouvoir de défaire les présidents, on y découvre un homme parlant fort, de belle barbe blanche, dur mais malade et attaqué en justice, entouré de jeunes ultras d'un groupe qui se réclame de Che Guevara,, il dit: « Je suis peut-être l’image qu’ils n’aiment pas de Marseille, trop arabe pour eux. Mais je suis respecté dans ma ville car j’en suis le reflet, sans nous, l’OM n’existe pas. » 

Dans l'Equipe vous lirez comment hier à Manchester des supporters ont empêché le match de United prévu contre Liverpool, pour protester contre des actionnaires qui disent-ils ont trahi leur sport.    

On parle enfin d'enfer...   

Qui se poursuit sans trêve en Méditerranée, devenue dit l'écrivain italien Roberto Saviano dans Libération "une fosse commune"...  Il en fait un livre et dénonce l'Europe qui se désagrège. Dans son éditorial; Libération supplie nos habitudes, "surtout ne pas tournez pas la page, surtout ne fermez pas les yeux".    

Dans Nice-Matin vous verrez les grands yeux d'enfants roms qui vivent sous un pont.   

Dans Mediapart qui reprend une enquête de rue 89 Strasbourg, vous lirez l'histoire de Jean et de Céline, un couple strasbourgeois qui depuis aout 2017 voit sa porte et son immeuble régulièrement maculés de slogans antisémites, et reçoit des lettres anonyme les vouant à la chambre à gaz, "sales juifs": 17 plaintes déposées n'ont rien donné, nul ne sait qui les torture.   

Dans Ouest-France vous lirez une femme de lumière, Magda Hollander Lafon, née en Hongrie, citoyenne de Rennes, une des dernières survivantes d'Auschwitz Birkenau, elle témoigne pour la vie, par optimisme, la preuve dit-elle, à 93 ans, des infirmières des médecins l'aident à vivre, et la jeunesse est belle. Quand elle avait 16 ans une autre déportée, mourante, lui avait donné ses quatre derniers morceaux de pain, ils avaient été dit-elle "comme quatre étoiles" dans le creux de sa main.

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