A Londres, des adolescents se tuent au couteau de cuisine ou au "Rambo Knife" pour protéger leurs territoires de la drogue: le Monde. Clémence joue Anne au cinéma la fille trisomique du Général de Gaulle -dans la vraie vie, elle est déscolarisée: la Vie. Angoissant covoiturage avec un infanticide, Ouest-France.

On parle d'une lycéenne!

Qui vit bien loin de nous mais dont les rêves nous ressemblent,  elle s'appelle Yasmine et veut devenir chirurgienne plus tard mais elle aime aussi la littérature et elle lit ce qu'elle veut, elle est têtue et curieuse: elle sort juste quand elle nous parle d'un cours sur l'énergie solaire... mais elle ne ne sait pas Yasmine si la vie et les hommes la laisseront continuer

Le Figaro l'a rencontrée dans son école pour filles, dans un village nommé Sham Shapour dans l'est de l'Afghanistan, une bourgade dont les habitants eux-mêmes ne savent pas s'ils vivent déjà sous le joug des talibans, ou juste au bord de leur territoire. L'école de fille fonctionne parce qu'ils en ont donné l'autorisation, mais ils ne la contrôlent que de loin... Mais tout peut changer très vite, puisque, l'Amérique a signé in accord avec les Talibans, les islamistes radicaux chassés du pouvoir en 2001 par les armées occidentales vont reprendre leur marche en avant. Le village de Sham Shapour et ses écolières sont donc à l'équilibre, Yasmine s'inquiète pour les plus jeunes élèves qui jouent dans la cour leurs voiles blancs flottant au vent, "elles ne comprennent pas que peut-être elles devront d'ici quelques mois abandonner leur projet d'avoir un métier" dit Yasmine qui comprend, elle, que le retour est possible de la secte qui enfermait les femmes dans des burqas.

C'est donc dans le Figaro un reportage fin, sensible, sur une situation précaire. Un chef Taliban qui n'a pas quitté son fusil dit-il depuis 40 ans, reçoit le figaro car ses supérieurs le lui demandent, ils lui demandent aussi d'aller rencontrer les village alentours pour se faire des amis dans la population, les talibans alors viennent faire coucou. Le directeur de l'école de fille de Sham Shapur pense que les talibans ont changé, ils auront de retour au pouvoir besoin d'ingénieurs et de médecins... de femmes médecins vraiment?

Deux petites minutes pour les petites filles afghans, et oublier notre bruit, mesurer nos chances. Dans le figaro encore, dans le parisien, dans Libération, dans le Monde, on voit des syriens réfugiés en Turquie qui ont entendu le président Erdogan dire qu'il ouvrait les frontières avec l'europe, ils ont tout abandonné et sont venus, échouer devant la frontière grecque avec leurs baluchons, repoussés, subissant les gaz lacrymogènes et parfois les coups. Que deviendront les trois filles de Hazem et Farida qui ramassent des brindilles pour faire du feu devant notre terre promise.

Plus près de nous, a Londres, Royaume-uni, des enfants vivent dans la jungle. Le Monde a mis en ligne un article saisissant sur une épidémie de meurtres au couteau qui endeuille le royaume, 90 morts l'an dernier, et parmi eux 23 adolescents, des gamins, aux bouilles rondes venus de minorités noires ou asiatiques, qui se perdent dans le trafic de drogue où le territoire se défend au couteau; qu'on vole dans la cuisine ou le Rambo knife acheté sur internet... Un jeune homme passe dans les foyers et collecte les couteaux familiaux pour que les gosses n'en fassent pas des armes. On repousse la mort qui ne renonce pas, 9 personnes sont mortes en février.

On parle aussi d'une jeune fille française...

Donc le destin est également incertain, même si elle est blonde et de famille aimante et si elle va devenir célèbre. Car Clémence 13 ans, que je découvre sur le site de La Vie, incarne à l'écran Anne la fille du général de Gaulle, dans un biopic qui sort demain. Le film raconte le De Gaulle de la bascule en mai juin 40, le Monde qui se demande pourquoi on a si peu représenté de Gaulle au cinéma, jean-Pierre Melville qui l'idolâtrait le représenta de dos!  Lambert Wilson campe lis-je un de Gaulle qui se love une dernière fois auprès des siens, Yvonne la douce et les enfants et la plus douce, anne qui était trisomique et qu'il chérissait. Comme anne qu'elle incarne, Clémence est trisomique, et la vie me dit qu' elle s'ennuie. Elle est déscolarisée depuis des mois, l'école privée idéale où elle était heureuse lâche les mômes après leurs douze ans, et sa maman cherche une structure.

Clémence a encore la possibilité du bonheur. Pour d'autres, c'est plié.  

Dimanche a Montbéliard me dit l'est républicain, les pompiers ont récupéré une femme que ses deux enfants veillaient, elle était lacérée de coups de couteaux, elle vivra, elle voulait quitter son mari. Hier au mans, me dit le maine libre, une femme maman de deux enfants de 4 et 2 ans a été poignardée par son ancien compagnon venu pour cela d'Allemagne où il vit, elle est morte, il a lui a dit soit t'es à moi soit t'es à personne. 

Parfois, les femmes se défendent. La Dépêche me dit qu'hier on a jugé hier à Toulouse une trentenaire  dont l'ancien compagnon l'avait souvent battue une fois à la barre de fer, et qui était revenu la terroriser chez elle, elle a mis ses trois enfants a l’abri et a pris une hache et a entaillé le bras de l'intrus, comme elle avait déjà par le passé repoussé ses assauts, son sursis judiciaire a sauté, elle a pris 8 mois de prison ferme. Elle a hurlé et s'est arraché les cheveux par poignées le, le président du tribunal l a dit qu'elle pourrit très vite rentrer chez elle avec un bracelet électronique, elle a continué à hurler.

Et un polar pour finir...

Sur le site de Ouest-France, qui se met à la culture des longs formats sur internet, voilà une série sur les avatars du covoiturage, premier épisode.  Il raconte une jeune journaliste de Sud-Ouest qui une nuit, passé le bouclage, prend un passager entre Mont-de-Marsan et Langon en Gironde. Le type, trentenaire, découvre qu'elle est journaliste, il lui demande si elle connait le responsable des faits divers, parce qu'il a couvert son affaire, « mon affaire d'infanticide, il n'a pas assez dit que j'étais innocent »... La jeune femme se maîtrise, l'homme étend ses jambes, ils roulent dans la foret; je vous laisse ici dans cette voiture suspendue, tout ira bien.

Sachez, j'apprends cela dans l'Eveil de la Haute-Loire, que les beaux toits de Lauze, cette pierre grise que l'on taille, disparaissent, trop lourds, trop chers, remplacés par des tuiles. C'est notre temps. Il y a 70 ans , je le lis dans le Dauphiné, Praz-sur-Arly accueillait la première "classe à la neige"  de l'histoire de France, des élèves du cours  privé Victor Hugo dans le XVIe arrondissement, dont les plus aisés allaient en famille au sports d'hiver; l'institutrice Mme Muller de Shongor trouvait ça injuste. Des gosses furent heureux... 

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