"Livres Hebdo" devenu mensuel constate que l'édition multiplie les livres féminins... La preuve d'une révolution féministe que "Zadig" analyse et que la nouvelle revue "la Déferlante" va porter.

On parle d'un peuple torturé...

Le peuple Ouighour, dont l'Etat chinois organise avec méthode la disparition, et ce matin, sur le site de l'Obs, se révèle plus encore sa détermination froide... Il ne s'agit pas ici des camps de rééducation, ni des campagne de stérilisations de femmes, on parle d'un exil forcé qu'on impose à de jeunes Ouighours. Ils vivent dans des zones rurales dans le sud du Xinjiang, ils vivent de petits boulots pour faire tenir leurs familles, ils sont dit l'administration chinoise "une main-d'oeuvre surnuméraire", alors on les transfère par millier loins de chez eux, en dehors du Xinjiang, pour en faire des ouvriers dans usines de l'immense Chine... Et il ne s'agit pas d'économie mais de l'éradication d'un peuple, il faut diluer ces jeunes dans l'immensité chinoise, modifier leur  façon de penser, les sortirs de leur arriérations, les rendre plus modernes mobiles productifs, attirés par l'argent et les valeurs matérielles...

Ainsi parle-t-on dans ce communisme de l'épuration ethnique...  Un jeune Ouighour qui refuserait son transfert prouverait par la même sa radicalisation et irait dans un camp.
 

C'est le chercheur allemand Adrian Zenz qui révèle ce scandale, qui traque sur internet des documents officiels de la Chine, cete fois, c'est une étude universitaire sur ces transferts de population; le travail de Zenz est publié ce matin sur le site de la fondation Jamestown, et relayé par la BBC et de grands journaux, donc en France l'Obs où Zenz insiste, le pouvoir chinois trouve qu'il y a trop de Ouighours, qu'ils sont trop musulmans, il veut la contrôler cette ethnie et la supprimer en tant qu'ethnie, on appelle cela un génocide...

Pendant ce temps en Russie, un homme doit tenir dans une prolongation du Goulag soviétique... Les sites de Ouest-France, de Sud-Ouest, l'Agence France-presse, et surtout le Figaro décrivent la «colonie correctionnelle numéro 2» où l'opposant Aexei Navalny est désormais interné. Un centre de torture mentale où l'on s'applique à ne jamais laisser un moment de répit au internés, totalement dépendant des autorités, coupés du monde,  ils disposent chaque semaine d'un quart d'heure pour écrire à leur famille... Ceux qui sont soumis au régime le plus sévère n'ont pas le droit de communiquer entre eux, pas le droit de s'asseoir, ils doivent rester debout tête baissée mains dans le dos, interdiction même de se balancer, la nuit on les réveille pour qu'ils reconnaissent leurs fautes, les gardiens sont des prisonniers que la machine récompense en les payant et en leur donnant le droit d'aller se doucher quand ils le souhaitent... On ne bat plus les internés, lis-je, mais parfois on souhaiterait être battu si l'on pouvait rester seul en paix ensuite... Un proche de Navalny dit lui avoir parlé, il lui a demandé s'il avait peur;  «Pas du tout, la moitié du pays est passée par la prison», aurait répondu l'opposant qui a été condamné pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire, alors qu'il se remettait d'un empoisonnement perpétré par les services russes.

Après avoir lu dans l'Obs la torture des Ouighours, je vous invite à lire et méditer l'excellente enquête du Monde sur la communication de Huawei, ce géant chinois de la téléphonie que la France freine par la loi en dépit de sa très haute technologie, en 5 G notamment, mais Huawei implante une usine en Alsace à la grande joie de la région grand est,  et organise en France une armée de communicants, d'influenceurs, de relais, un ancien député, deux anciens ministres, un ami de François Hollande, un ancien diplomate et militaire réserviste, un ancien directeur de polytechnique défilent dans un ballet de déjeuners de parlementaires et d'entrisme méthodique,  un homme de chez Huawei a failli rentrer au club des directeurs de sécurité des entreprises, il a été retoqué à la demande de nos services secrets. On rêve chez Huawei d'une photo avec Emmanuel Macron, qui prouverait à la maison mère en chine que les dossiers avancent, dans le monde libre.

On parle aussi des femmes...

Et de leurs combats qui sont le sujet de l'heure et des revues en attestent. Livres Hebdo devenu mensuel publie une étude passionnante, sur les conséquences de la vague Me too dans l'édition, se multiplient, depuis trois ans des livres sur les femmes, plus 15%, et l'augmentation est plus spectaculaire encore dans le secteur jeunesse, plus 44%, est-ce ainsi que changent les mentalités... Livres hebdo parle d'une "déferlante éditoriale", et ce mot, déferlante, il n'est pas de hasard, est aussi le titre d'une nouvelle revue brulante féministe déterminé, la Déferlante qui avance lestée d'un dialogue entre la romancière Annie Ernaux et la cinéaste Céline Sciamma, qui parlent des désirs qu'on affirme, il en faut du temps, et des montagnes qui restent à soulever, Céline Sciamma pense que le féminisme va reconfigurer le monde, Annie Ernaux vient de plus loin, elle dit que la lutte est sans fin, mais après tout pourquoi pas,  "c'est bien la lutte"... 

La Déferlante se veut a revue des révolutions féministe, on retrouve ce mot, révolution, dans Zadig, ce trimestriel qui ne parle que de la France et cette livraison parle des femmes en révolution; après la Déferlante on pourra trouver Zadig plus modérée ou posée, choisissez, puisqu'elle offre une interview au long court, d'une incontestable féministe contestée par les jeunes générations Elisabeth Badinter qui raconte son parcours intellectuel. Mais dans le même Zadig... L'ancienne ministre Najat Vallaud Belkacem souhaite qu'à l'Elysée s'installe une femme féministe qui aurait intégré "les études du genre, les mécanismes inégalitaires même les plus cachés", et elles se fâche contre les colères et les moqueries que subissent les féministes radicales, elle dit que les choses ne vont pas assez vite... Elle était autrefois moins radicalisée.

Le Un en complément précieux nous quide ce matin dans les entrelacs et les disputes du sexe et du genre, et des nuances qui percent le vieux monde binaire, le journal le fait sans se fâcher, c'est précieux.

On parle aussi d'un jeune homme.

Qui était d'une espérance naïve dérisoire, et qui en est mort il y a un an il s'appelait Matteo, un sportif de 20 ans, nous dit le Parisien... Il voulait sculpter son corps de culturiste, l'assécher, le rendre beau et il consommait un produit interdit, toxique, mais qui circule dans les milieux du culturisme, le Dinitrophénol, le DNP qui transforme votre corps en fournaise pour bruler vos calories, sur les forums de musculation on lit que le produit "te fait te sentir comme dans l'antre de Satan"... Les parents de Matteo veulent qu'on l'interdise.

Dans le même Parisien, un homme s'inquiète d'avoir peut-être mis des jeunes gens en danger. Arsène Wenger, grand entraineur de football, s'inquiète du jeu de tête, qui traumatiserait  les cerveaux, il faudrait le limiter a l'entrainement, et l'interdire aux jeunes dit-il... On ne compte plus nos dangers.

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