Dans la presse ce matin : plaquette de beurre et pack de bière

Au Danemark, le prix de la plaquette de beurre a pris d'un coût 40 centimes d'Euros.

C'est une nouvelle taxe. La taxe sur les produits gras : 2 Euros 15 par kilos pour ceux qui contiennent plus de 2.3% d'acides gras.

Les détails sont dans La Croix ce matin, l'impôt s'appliquera à tous les produits, danois ou importez, plats cuisinés, viande, fromage, lait, certaines huiles.

Officiellement, il s'agit de lutter contre l'obésité au pays de la petite sirène. Et puis en temps de crise, un peu de graisse dans le budget de l'Etat ne fait pas de mal.

« Sus au salamis danois ! » Deux éditorialistes, le sang chauffé par l'aquavit, sont en pétard ce matin.

Jean Claude Kieffer, Les Dernières Nouvelles d'Alsace .

"Evidemment, personne ne contestera que l'abus de graisse est dangereux pour la santé, comme l'abus de sucre d'alcool ou de tabac. Mais il faut savoir raison garder, ne pas donner prétexte aux Etats de légiférer dans le but inavoué de remplir les caisses publiques et ne pas se faire traiter comme de grands enfants par nos gouvernements apparemment si soucieux de notre bien être pour mieux nous taxer."

« Plus c'est gros, plus ça passe » renchérit Dominique Garraud dans La Charente Libre . « La mode des taxes sur la malbouffe n'est que de la poudre aux yeux. »

Va-t-on bientôt taxer le cassoulet en France sur le modèle danois ? « En Europe, le virus fiscal se propage aussi vite que celui de la grippe » écrit Kieffer. Il relève que les taxes sur les boissons sucrées constituent un précédent.

Au moins l'expression se serrer la ceinture en temps de crise retrouve son sens...

On va donc manger un peu moins de beurre, mais boire un peu plus de bière...

Quand l'entraineur d'une équipe de sport de haut niveau en est réduit à servir une petite bière à ses joueurs c'est que ça ne va pas fort.

Se dire les quatre vérités autour d'une bière, voilà ce qu'a proposé Marc Lièvremont aux joueurs du XV de France ce week-end.

La défaite des Bleus face au Tonga a beau dater de samedi, c'est encore la Une de La Dépêche du Midi et de Sud Ouest .

Domenech et Anelka auraient-ils contaminé leurs camarades du rugby. En tout cas on lit ce matin des commentaires qui rappellent l'époque du mondial de foot 2010.

Bleus du ballon rond ou du ballon ovale rien n'est carré ! La prestation du 15 frappé du coq samedi était « indigne à ce niveau de compétition », écrit Michel Lepinay dans Paris Normandie .

« Depuis que le professionnalisme a conquis la terre d'ovalie, on voit les montants des rémunérations grimper en flèche et les joueurs devenus mercenaires vendre leurs talents aux agences de publicité. »

Ce serait donc la faute à l'argent. Le hic, poursuit l'éditorialiste, c'est que les mêmes causes ne produisent pas partout les mêmes effets ». « Chez les autres, (le professionnalisme) ne tue apparemment pas l'envie de jouer. »

Alors pourquoi les bleus étaient-ils en « tongs » face aux Tonga comme l'écrit Libération . David Reyrat répond dans Le Figaro : fracture dans le groupe !

« En dehors des micros, les langues se délient. Et chacun de balancer sur tel partenaire ou de dénigrer le staff. En off, toujours, car le courage n'est pas la première vertu de ce groupe sans caractère. »

Moins de colère sous la plume de Pierre-Michel Bonnot, spécialiste rugby à L'Equipe , mais le constat est peut être encore plus accablant.

Les joueurs ne sont tout simplement pas au niveau. Pour cette coupe du monde, Marc Lièvremont a sélectionné « ce qui se fait de mieux sur le marché français ». Mais ce qui se fait de mieux, « c'est un groupe vieillissant, bourré de défaut de fabrication. »

« Cette équipe n'a ni génération dorée, ni sauveur de la patrie en magasin, tout juste cinq joueurs devant potentiellement à la hauteur et un buteur hyper performant. »

Mais fine mouche, Pierre-Michel Bonnot prend ses précautions. « Le pire c'est que ça peut suffire tant le tableau final semble flou. La fraicheur relative des troupes peut alors faire la différence. » Conclusion à Chenez, le caricaturiste de l'Equipe : la France est en quarts. En effet, les 3 autres quarts sont en pointillé.

A la rubrique politique, Jean-Louis Boloo en vedette

C'est sa candidature à la présidentielle qu'il a mise en bière hier soir.

Il n’ira donc pas. C'est la Une de La Voix du Nord , région de cœur de l'ancien maire de Valenciennes.

Borloo forfait, ce n'est qu'une demi surprise pour Bruno Dive, dans Sud Ouest . "Sans argent, ayant échoué à constituer un groupe parlementaire à l'assemblée puis au Sénat, le président du parti radical s'était retrouvé à la tête de troupes divisées et souvent sceptiques sur le bien fondé de sa candidature. »

Des troupes qui ne savaient pas avant le 20 heures de TF1 qu'il allait jeter l'éponge, si l'on en croit Le Parisien-Aujourd’hui-en-France . Borloo n'est pas candidat, l'information fait la Une du Figaro . A l'heure où Libération publie une nouvelle batterie de mauvais sondages pour Nicolas Sarkozy « voilà au moins une bonne nouvelle » pour le chef de l'Etat écrit Libé .

« On peut supposer, écrit Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne que l'ancien ministre de l'écologie reviendra dans le giron Sarkozien ». Question tout de même en ce cas, « combien de ses partisans le suivront, et combien choisiront l'option Bayrou ? »

Pour André Shelecht dans L'Alsace du côté de la majorité, « Borloo aurait affaire à des partenaires ingrats si son sacrifice ne valait pas quelques sièges de députés, et plus si affinités. »

Pierre Alain Fleury l'a bien remarqué, dans Les Echos . « L'ancien ministre ne voulait pas hypothéquer l'avenir hier soir. Il a pris soin de se montrer responsable pour soigner son image auprès des français. »

Pour finir : un plateau télé

Avec bière et saucission... Plateau devant la télévision ou un lecteur de DVD ou un ordinateur.

Pour se regarder une série. "Oh série chéries". C'est un hors série des Inrockuptibles consacré aux petits secrets et grandes histoires des séries télévisées.

Les Inrocks y voient un phénomène de société.

Edito d'Olivier Joyard :

"Il y a eu le cinéma ('tout le monde a deux métiers, le sien et critique de cinéma', disait écrivait Truffaut), puis le foot ('la France compte cinquante millions de sélectionneurs', se plaignaient Michel Hidalgo et consorts), il y a désormais les séries télé. (...)

Depuis 10 ans, les anciens feuilletons du dimanche après-midi ont pris la dimension d'un phénomène culturel massif. (...) La sériephilie, petite soeur contemporaine de la cinéphilie fait office de mot de passe générationnel. Les plateaformes de streaming (téléchargement) sur Internet sont les nouvelles cinémathèques. Les colloques univeristaires sépanchent sur la question (...) Et personne, ou presque n'ignore que Don Draper est une personnage compliqué."

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