Nom de guerre : Ebola

On devait parler échanges économiques. Mais l'Eldorado africain décrits par LA CROIX et L'OPINION en France et le WAHSINGTON POST aux Etats-Unis, va devoir céder la place aujourd'hui, au sommet Afrique de Washington, aux plaies du continent. Nom de guerre : Ebola écrit donc Philippe Gélie du FIGARO dans son édito. Et pour cause. L'épidémie a déjà fait plusieurs centaines de morts en Guinée, en Sierre Léone et au Libéria.

Les présidents de ces pays ont décidé d'isoler les zones les plus touchées. Yves Bourdillon des ECHOS ajoute que c'est tout un pan de l'Afrique occidentale qui est devenu en quelques jours, pestiféré. 20 millions d'habitants. L'épidémie actuelle est la plus meurtrière depuis sa découverte en 1976 au Congo. C'est l'un des virus les plus redoutable de la planète. Taux de mortalité ? 90%. Et, aucun vaccin.

Pas de doute assure LE FIGARO, Ebola va bousculer le sommet Amérique - Afrique.

Car forcément, outre les morts, Ebola alimente les théories du complot. Elles sont légion aux Etats-Unis selon Pierre Haski de RUE 89. Et le rapatriement d'un médecin américain samedi, leur a donné du grain à moudre. A l'instar d'Alex Jones, l'un des complotistes américains les plus connus.

www.rue89.com

"Mesdames et Messieurs, c'est sans précédent pour un gouvernement occidental d'amener une personne atteinte de quelque chose d'aussi mortel dans leur pays. C'est le signe qu'on cherche à susciter la terreur et l'effroi."

Pour ce guerrier de l'info comme il se décrit, qui compte 250.000 abonnés sur son compte Twitter, le virus ne restera pas confiné à l'hôpital. Il s'échappera.

Alors, aucun argument rationnel ne pourra convaincre Alex Jones, il n'empêche conclut Philippe Gélie du FIGARO, c'est tout un continent qui doit se mobiliser contre ce fléau. Et derrière lui, la communauté internationale. A elle d'en faire une priorité sanitaire et sécuritaire.

Autre priorité de la communauté internationale : le conflit israélo-palestinien.

Autre guerre. Où les images se font face. MA'AN NEWS AGENCY la Palestinienne, publiait ce week-end, les photos de destructions de la mosquée historique de Gaza sur son site.

En face, THE TIMES OF ISRAËL montre ce matin, celle d'un soldat israélien sur son char. Et ce titre : Tsipi Livni appelle à la suppression du gouvernement du Hamas à Gaza.

Chacun son camp.

Et le FRANCKFÜRTER ALLGEMEINE ZEITUNG le reconnaît.

Il est difficile aujourd'hui, de rapporter cette guerre avec objectivité et neutralité quand on n'est ni d'un côté, ni de l'autre. La faute selon le journaliste allemand Richard Schneider à la puissance des images, la propagande des deux côtés et au conflit tout simplement. Je vous parlais à l'instant des images de la mosquée détruite. Il y a l'horreur de la destruction d'un lieu dit le journaliste allemand. Mais nous devons aussi nous demander s'il n'y avait pas des armes stockées à l'intérieur. Et nous devons aussi nous demander si cela justifie une attaque qui fait des victimes civiles. C'est le dilemne dans lequel nous travaillons tous les jours. Et pour les journalistes de télévisions c'est pire, parce qu'il y a le poids de l'image.

LE POPULAIRE DU CENTRE résume la situation ce matin, par le mot désespérance. On ne voit pas la fin de ce conflit.

Les enfants de Gaza vondront un jour venger leurs aînés et ceux d'Israël reprendront les armes. La boucle sera encore une fois bouclée.

Et ce n'est pas la seule guerre qui agite la Méditerranée.

Outre la Bande de Gaza, LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE dresse la liste des conflits sur fond de rivalités religieuses. Libye, Irak, Syrie, l'espoir né du Printemps arabe n'aura pas longtemps illusion. Ces conflits s'alimentent les uns, les autres. Et au milieu, il y a des centaines de milliers de réfugiés qui s'entassent dans des camps de fortune. Tout est hors de contrôle. Interrogé par le quotidien, Antoine Basbous, le directeur de l'Observatoire des pays arabes explique que ces conflits sont le fruit de l'incapacité de la mouvance libérale et la société civile à assurer la gouvernance. Les acteurs internationaux ont démissionné.

Et maintenant, on appelle l'Algérie et l'Egypte pour contenir le chaos. Nous sommes dans une impasse.

Pour sortir de l'impasse, il faut peut-être se souvenir du passé ?

La réflexion est sur la table et elle est signée par de nombreux éditorialistes ce matin. Dans cet été de commémorations relevée en Une de LA MARSEILLAISE, François Hollande et le président allemand Joachim Gauck ont donc célébré hier, la réconciliation franco-allemande un siècle après le début de la guerre 14-18.

Les commémorations ennuient généralement tout le monde selon Hubert Coudurier du TéLéGRAMME.

Mais elles sont nécessaires pour mesurer le chemin parcouru poursuit Philippe Waucampt du RéPUBLICAIN LORRAIN. La paix n'est ni une évidence, ni une réalité éternellement acquise.

Deuxième élément selon Rémi Godeau de L'OPINION. Elles devraient servir de base à une opération d'introspection. Bien avant 1914, la France était déjà minée par son démon égalitariste, par son rejet de la compétition internationale.

L'économie est devenue plus utile que la guerre pour concquérir la puissance et la gloire complète Raymond Couraud dans L'ALSACE. Les Allemands l'ont compris. Les Français, pas encore.

En Allemagne par exemple, on en est à penser augmentation des salaires. Ca suscite la critique, mais pas dans le sens que l'on imagine. Comme le rapporte LES ECHOS, c'est la Bundesbank et non les partenaires sociaux qui a mis les pieds dans le plat. Son argument est économique. Pour que l'objectif de 2% d'inflation soit atteint, il n'y a pas d'autre voie que de relever les salaires.

Aller pour terminer et pour revenir sur les commémorations de ce week-end, LIBé livre ce matin, un numéro spécial sur la société française aux premiers jours de la guerre.

Et le journal s'est fait plutôt malin. Il a imaginé un LIBé avec les images d'hier et une pagination d'aujourd'hui. Ce qui donne une Une classique avec un soldat qui illustre La Guerre. Et dans les pages économies, on suit Jean-Christophe Ferraud dans une visite des ateliers de l'usine d'armement Schneider du Creusot. Et on y est. Le patron Eugène qui montre le canon roi, le 75. Un monument du génie industriel français. Supérieur au 77 de l'Allemand Krupp. Les ouvriers qui se découvrent quand le patron arrivent. Vous voyez dit-il, un ouvrier heureux a du respect pour celui qui lui donne du travail, nourrit sa famille et éduque ses enfants. C'est ce que l'agité de Carmaux n'a pas compris quand il est venu ici en 1907. L'agité de Carmaux, Jean Jaurès. On découvrira aussi le nationalisme ambiant avec les magasins allemand saccagés à Paris. Les cochers peu patriotes qui font payer plus cher les mobilisés. Et puis ce portrait d'Henriette Caillaux en dernière page. Celle qui a tué le directeur du FIGARO, Gaston Calmette. Il menaçait de faire de révélations sur le passé de son ministre de mari.

Puisqu'il n'y a rien à faire, je casserai la gueule à Calmette avait dit Caillaux. J'ai compris dans dans sa bouche que c'était grave. C'est à ce moment là que l'idée a germé dans mon esprit. J'ai été entraîné par la douceur de l'arme et je tirais, je tirais. Elle a été acquitté.

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