Pour preuve, les vaches des dessins de Delestre dans L'EST REPUBLICAIN et de Deligne dans LA MONTAGNE... Des vaches propulsées dans les arbres par la vitesse du TGV qu'elles regardaient passer... Parce que oui, en Une, il n'y a qu'un chiffre dans la plupart de vos journaux... 574,8... 574,8 km/heure, c'est donc le nouveau record du monde de vitesse sur rail... un record français... Et du coup, c'est cocorico ce matin... Un cocorico où l'emphase n'est pas loin pour certains... Pierre Taribo dans L'EST REPUBLICAIN... "Pour répondre aux déclinologues, il n'y a rien de mieux que cette prouesse ferroviaire qui rappelle que notre nation n'est pas une championne de la somnolence et de la paresse... le TGV Est montre que lorsqu'elle offre le meilleur d'elle-même, la France regarde toujours vers les sommets"... Dans LA CHARENTE LIBRE, Jacques Guyon profite de ce TGV en or pour tacler la campagne électorale... "Le nom du conducteur, Eric Pieczacz, démontre que l'immigration peut être une richesse... La foule massée sur le parcours du TGV du record montre qu'il n'est nul besoin qu'une candidate à la magistrature suprême préconise que chaque français ait un drapeau à portée de main pour que des centaines d'étendards bleu-blanc-rouge saluent ce moment de fierté nationale"... Et dans la même lignée, Patrick Fluckiger dans L'ALSACE, entend voir dans le TGV, "la preuve que l'économie de marché n'est pas la panacée... s'il existe, le TGV, c'est parce que l'Etat a investi pour améliorer le réseau ferroviaire et le projeter dans le 21ème siècle... les réseaux privés ne prennent pas ce genre de risque"... Dans LE PARISIEN AUJOURD'HUI EN FRANCE, deux pages consacrées à ce record... avec entre autre, "des experts étrangers sous le charme"... ils étaient nombreux, note le journal, à être venus du monde entier pour assister à ce record... Une élue démocrate de Californie affirme avoir été très impressionnée... le secrétaire aux Transports de Rio de Janeiro voit dans ce record de summum de la technologie... et pour le conseiller ferroviaire du ministre indien des Transports, une nouvelle frontière ferroviaire a été franchie... Impressionnés donc les étrangers... effrayés même aussi parfois... C'est le cas de Ben Webster... le correspondant du quotidien britannique THE TIMES... le seul journaliste anglais à bord du TGV hier... "si rapide, c'était terrifiant"... c'est le titre de son article... Alors 574,8 km/h, ça fait 357 miles par heure... et à cette vitesse-là, eh bien on a l'impression de voler à travers la campagne, explique le journaliste... "Nous roulons deux fois plus vite que les passagers d'un avion sur le point de décoller et nous n'avons pas de ceinture de sécurité"... Dans le train, les Français semblent adorer chaque seconde du voyage et ne montrent aucune peur... Je suis déterminé à ne pas montrer combien je suis effrayé"... "Ils sont confiants dans la sécurité de leur ligne à grande vitesse...aucun accident mortel en 26 ans... moi j'ai fait des reportages sur six collisions qui ont fait 60 morts en Angleterre, sur ce que nous appelons des lignes à grande vitesse, mais où aucun train ne dépasse les 125 miles."... Bon allez, on va le rassurer Ben Webster... Marc Lomazzi, le reporter du PARISIEN AUJOURD'HUI EN FRANCE, l'avoue lui aussi "un court moment, j'ai même eu peur"... Autre peur... la peur de Le Pen... "Le traquenard Le Pen" en Une de LIBERATION... Le journal explique que le leader du Front National pense atteindre le second tour comme en 2002 et qu'il profite d'un vote bien enraciné pour progresser discrètement... "La silencieuse ascension du Front National" constate le journal, qui analyse que sans se fatiguer à faire campagne, Jean-Marie Le Pen profite des thématiques mises en avant par ses concurrents pour affermir son influence... "Plus la France va mal, plus Le Pen va bien... d'accord le souvenir du 21 avril 2002 est assez récent pour éviter, à droite comme à gauche, l'émiettement qui le propulsa au second tour mais il ne faudrait pas pour autant, analyse Renaud Dely dans son éditorial, succomber à un lâche soulagement si le Front National continue de polluer ses concurrents"... Même sentiment pour Philippe Val dans CHARLIE HEBDO... Philippe Val qui revient sur les évènements de la gare du Nord et raconte que devant quelques journalistes, Jean-Marie Le Pen en guise de commentaires sur les émeutes dans la gare, s'est mis à chanter "je n'ai besoin de personne en Harley Davidson"... "Et il a bien raison, poursuit l'éditorialiste, il n'a besoin de personne... il a à peine besoin de faire campagne... tout lui sert... Trenet chantait "un rien me fait chanter"... Le Pen pourrait répondre : "un rien me fait monter dans les sondages"... Et pendant ce temps-là... entre les deux premiers des sondages... on en est à l'échange de mots doux... "Royal traite Sarkozy de "menteur""... c'est dans LE FIGARO... qui note que l'accusation marque un changement notable dans la stratégie de la candidate socialiste... qui jusqu'à présent s'était défendue toute attaque personnelle contre ses adversaires... LE FIGARO qui explique que le premier accrochage, c'est quand Nicolas Sarkozy l'a accusée d'être du côté des fraudeurs... après les violences de la gare du Nord... et Ségolène Royal a considéré que c'était une insulte... Deuxième épisode autour du mot "ignoble" hier... Ségolène Royal l'avait utilisé pour qualifier la proposition du candidat de l'UMP de créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale... Nicolas Sarkozy lui a reproché de l'avoir traité lui, d'ignoble... Et là "Royal remet le candidat sortant à sa place"... C'est l'analyse de LIBERATION... qui poursuit l'explication... sur le plateau de Canal +, raconte Libé... la candidate socialiste fustige les mensonges de Sarkozy et se demande si un menteur est apte à devenir président de la République... Bref, elle durcit le ton...note Libé... Pour calmer les esprits... un peu de culture... C'est dans TELERAMA... une lettre ouverte aux candidats... Avec d'abord cette question... "Savez-vous que la culture a changé ?"... Longtemps, explique le journaliste de TELERAMA, nous avons vécu sur les acquis des Lumières de 1789, du Front Populaire... Nous en avons conclu que nous étions un exemple... la fameuse exception culturelle... Mais le monde a changé... le mur de Berlin a explosé...la mondialisation est entrée dans nos maisons... la technologie numérique à l'intérieur de nos têtes et les industries culturelles ont aujourd'hui, moins pour objet de s'adresser à des citoyens qu'à des panels de consommateurs... La culture n'est plus associée aux changements de la condition sociale ou politique des hommes... encore moins à leur interprétation du monde... Et le journaliste de TELERAMA conclut sa lettre ouverte... en expliquant que la rencontre de n'importe quel individu avec les oeuvres d'art ou les savoirs de son temps, quelles qu'en soient la nature et la complexité, doit être reconnue comme un droit... au nom de la démocratie... La mondialisation ?... C'est presque dépassé... Avec notamment cette question dans LE FIGARO... "A qui appartient la lune ?"... Alors le journal explique que la question semblait réglée depuis des années... depuis 1967 où sous l'égide de l'ONU... un traité stipule que l'espace extra-atmosphérique ne peut faire l'objet d'aucune appropriation nationale... Du coup c'est clair, la lune n'appartient à personne... ou comme on veut, à tout le monde... Sauf qu'en 79, un nouveau traité international a été établi et concerne l'éventuel exploitaiton des corps célestes... une exploitation encadrée mais parfaitement autorisée... sauf que seuls, cinq Etats l'ont signé, ce texte... Et dans ces cinq Etats, il n'y a ni les Etats-Unis, ni la Chine, ni la Russie, ni le Japon... Et du coup, nombreux sont les huluberlus un peu partout dans le monde qui se disent propriétaires d'un bout de lune... Il y a même des sociétés américaines qui vendent des mètres carrés de notre satellite... Et la bataille juridique ne semble pas très évidente... D'autant... et là c'est à lire dans LA TRIBUNE... d'autant que plusieurs programmes envisagent très sérieusement l'installation de colonies sur orbite... "Habiter dans l'espace, c'est pour quand ?" se demande le quotidien économique... Eh bien peut-être dans pas si longtemps... cinquante ans, selon la NASA...

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