La revue de presse de Laetita Gayet.

Comme le souligne LE MONDE, la guerre n'est pas terminée en Syrie. Et pourtant, la communauté internationale s'y prépare. Témoin la réunion de Bruxelles aujourd'hui, où l'Union Européenne et les Nations Unies vont notamment réfléchir aux aides qui pourraient être fournies après la fin du conflit.

Au-delà du mal, c'est aussi le portrait de Karam Al-Masri en dernière page de LIBERATION. Ce photographe syrien a couvert le siège d'Alep pour l'Agence France Presse, jusqu'au bout. A 25 ans seulement, sa vie semble derrière lui. Alep, c'est Karam qui le dit, il en a été viré en décembre. En même temps en fait, que les autres habitants des quartiers Est de la ville. Son parcours commence en 2011. L'école de la révolution était plus passionnante que les études universitaires dit-il. Avec des copains, il filme, prend des photos et les diffuse sur les chaînes satellitaires arabes. Dénoncé par un ami d'enfance, il est arrêté, par les forces du régime. Mon oncle payait des bakchich pour que je ne subisse pas des tortures trop poussées. Il en sort, re-prend des photos. Puis il est arrêté cette fois, par les terroristes du groupe Etat islamique. 6 années de lutte, de sacrifices, de destructions et de mort, il photographie tout ce qu'il peut. Tout ça pour quoi ? Ses parents sont morts. Et lui, Karam Al-Masri est aujourd'hui, réfugié à Paris.

Au cœur du mal à Mossoul.

Mossoul en Irak où se déroule là, l'ultime combat contre le groupe Etat islamique. Reportage d'Adrien Jaulmes dans LE FIGARO. Des soldats irakiens portent des cagettes de pommes, des barquettes de riz et des bouteilles d'eau. Leur mission ?Ravitailler les avant-postes. Leur progression se fait au pas de course, maisons par maisons, toits après toits. Le tout, rythmé par les tirs des hommes du groupe Etat islamique. Après avoir repris un instant leur souffle, ils traversent une ruelle barrée par un camion renversé contre les voitures suicides de Daech.

D'après des témoignages recueillis par THE INDEPENDANT, les terroristes ont mené 17 attaques suicides, pour aider Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef des terroristes à fuir la ville.

La bataille sur la rive droite du Tigre, reprend Adrien Jaulmes du FIGARO, est sans doute la plus violente livrée depuis la prise de Berlin en 1945. Les quartiers libérés sont dévastés. Les terroristes ont peint des cercles rouges sur les portes de maison, où des passages ont été creusés à la masse à travers les murs, pour leur permettre de fuir, sans passer par les rues. Ce sont de bons combattants dit un officier irakien. Ils se battent jusqu'à la mort.

Les habitants eux, n'ont plus d'eau potable, plus rien à manger. Un habitant glisse au portable, que c'est son dernier appel. Plus d'électricité. Il est entassé avec 35 personnes dans une cave. Nous n'avons plus que de la farine mouillée d'eau à donner aux enfants.

Bataille de Mossoul et attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg en Russie.

Aucune revendication pour l'instant. Mais selon LA MATINALE DU MONDE qui cite l'agence INTERFAX, il pourrait s'agir de l'action d'un kamikaze. Les enquêteurs s'intéressent en effet, à des restes humains retrouvés sur le lieu de l'explosion. Mais rien ne permet à ce stade, d'étayer cette piste. Reste un sentiment. La Russie est frappée titre L'ECHO DE HAUTE-VIENNE. Visée au coeur poursuit Jean-Claude Souléry de LA DEPÊCHE DU MIDI. Tout comme la France, la Russie est une cible.

Quelles leçons Vladimir Poutine en tirera-t-il se demande SLATE ? Sans préjuger des responsables qui seront désignés, il est probable qu’il les utilisera pour justifier la lutte antiterroriste menée par la Russie, sur son territoire, et au Proche-Orient.

Jour de débat à lire également dans la presse ce matin.

Avec des journaux qui ont plus ou moins le sens de la formule. Jour ou heure de gloire des petits candidats au choix pour LE FIGARO et L'OPINION. Des petits à toutes les sauces qui ont 3h30 pour crever l'écran pour LE TELEGRAMME. Conclusion de 20 MINUTES, à 11, il va y avoir du sport. Jacques Cheminade a prévu des petites blagues.

Un proche de François Fillon assure au FIGARO que ce débat je cite, l'emmerde. Mais il ne peut pas le montrer, puisque quand ils étaient 5, le 20 mars, il a commencé à se plaindre de l'exclusion des autres candidats. Bref, il faut trouver le bon ton pour se faire entendre.

Pascal Jalabert dans LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE pousse le vice. Pour les 5 présumés grands candidats, il faut éviter l'erreur dévastatrice. L'objectif, c'est de déstabiliser un rival. Le bonus, avoir la formule ou la mesure qui occupera la fin de la campagne.
Et Emmanuel Macron semble aujourd'hui, la cible privilégiée. Cible numéro 1 pour LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Parce qu'il est en tête des sondages. C'est finalement lui, qui risque le plus. Car il est devenu l'homme à abattre.

Mais dans ce Tournez manège poursuit Didier Rose des DNA, on sait à peu près tout. Le Pen veut mordre sur l'électorat de Fillon qui veut gratter des suffrages chez Macron. Dupont-Aignan veut draguer les déçus de Fillon et Mélenchon veut raboter Macron après avoir fait ses courses chez Hamon.

Tout le monde suit ?

Et puis, si vous avez aimé Bennahmias à la primaire, vous allez adorer Lassalle au grand débat s'amuse le HUFFINGTON POST. Ce pourrait être son moment de gloire. L'OPINION salive à l'avance. Jean Lassalle pourrait entonner une chanson en Béarnais pour expliquer comment il tiendra tête à Donald Trump. Philippe Poutou, demander à François Fillon, le prix de son costume. Etc etc...

Mais ces 6 outsiders ont un programme. L'ensemble de la presse d'ailleurs, les relaye ce matin. LES DECODEURS sont allés un tout petit peu plus loin. Le site du MONDE relève parmi les 3.000 propositions formulées par l'ensemble des candidats. Outre ses projets martiens, Jacques Cheminade qui veut notamment généraliser la pratique du chant chorale. Nathalie Arthaud veut elle, interdire de la chasse à courre en France.

Enfin, quoi qu'il en soit, il y aura débat.

Et les Français aiment ça. Election présidentielle, ou conseil municipal, on parle, on débat. On débat sur les regroupements de communes. A lire dans LE FIGARO. Il y a ceux qui approuvent. Exemple dans le Calvados avec Livarot-Pays-d'Auge, 22 communes regroupées, 22 maires délégués. Et des conseils municipaux à plusieurs dizaines. Et puis il y a ceux qui rejettent. Comme Lisores qui a refusé de rejoindre ce groupement.

"Ah ça non !" dit Nadine. "On ne veut pas de ce modèle. Et puis, plus c'est centralisé, plus les élus s'en mettent plein les poches. Nos caisses sont à nous. Lisores, c'est le joli village de Fernand Léger, il doit rester dans son jus.

A Marseille, au pays de Pagnol, le conseil municipal donne lieu aussi à de belles joutes sur l'état par exemple, des écoles. A lire dans LA PROVENCE, l'échange entre Jean-Claude Gaudin et Stéphane Ravier. A propos d'une visite où le maire FN du 7ème secteur de Marseille n'était pas invité,

Jean-Claude Gaudin lance : "Ce chantier vous aurait tellement coupé le souflle que par soucis pour votre santé, je vous ai épargné. Et puis je vais quand même où je veux dans ma ville !"

Le mot de la fin pour Etienne de Montety dans LE FIGARO, à l'origine le mot débat voulait dire, battre fortement. Je crois qu'on est prêt pour ce soir.

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