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C'est bien connu, le mois de février ne comporte que 28 jours, sauf les années bissextiles. Eh bien cette année, à « Nantes, 22 jours de pluie » sur 28. C’est la Une de Presse Océan .

Et encore… Le crachin nantais tape sur le système, mais il y a plus grave, on se réfugie sous le passage Pommeraye...

Plus au Sud et plus au Nord, les paquets de mer qui cognent le littoral c'est une autre affaire.

Sud Ouest a fait les comptes. C'était hier le 53ème épisode vagues-submersion depuis la mi-décembre dans la région.

« Un terme qu’on a pris l’habitude d’entendre dans les bulletins météo nationaux », dit Renaud Lagrave, le président du GIP Littoral aquitain, l'organisme public qui surveille tous ces mouvements.

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« Littoral, la gifle », titre Sud Ouest à la Une. Et Renaud Lagrave poursuit :

« Nous étions sur un recul de la côte de 3 à 6 mètres par an. Là dans certains secteurs, le retrait est de 20 mètres en un mois et demi. »

« Avec un peu de chance », écrit Jean-Denis Renard dans Sud Ouest, la combinaison gros coefficient de marée et coup de tabac au large connaitra aujourd'hui son dernier ressac

Question tout de même : cet hiver épouvantable restera-t-il isolé ou est-ce qu'il y a une série à venir. A Lacanau la plage est méconnaissable, à Bidart au Pays basque, les falaises s'effritent et la plage est décapée comme un vieux parquet. Le phénomène se ressent jusqu'à Bordeaux où la Garonne est encore sortie de son lit hier.

Le résultat, on le voit aussi dans les filets des pêcheurs bretons. La Bretagne, c'est la moitié des poissons et crustacés pêchés en France. En janvier février, chiffre d'affaires en chute de 30 à 60% par rapport à la même époque l'an dernier selon Les Echos. Impossible bien souvent de sortir en mer et, en plus, les rivières en crue ont déversé des millions de mètres cubes d'eau douce dans la mer, maintenant les poissons à distance des côtes. Or la plupart des bateaux pêchent le long des côtes, ils sont trop vieux pour mener des campagnes au long cours.

Tempête en France... climat étrange en Ukraine

Hier à Perevalne en Crimée, « c'était une journée à déjeuner sur l'herbe », nous dit Olivier Talès, le reporter de La Croix . Il faisait peu froid tout de même, les deux soldats ukrainiens qu'il décrit prennent le soleil la tête couverte d'une chapka. Ils sont désarmés, installés devant la grille de leur complexe militaire, tenu désormais par des russes, ce qui n'a pas l'air de les chagriner plus que cela.

« La question de la fidélité des troupes locales ukrainiennes se pose », écrit sobrement Olivier Tallès. Ces hommes ont grandi à Simferopol où la population se dit majoritairement pro-russe.

Alors les militaires russes ne sont pas si mal accueillis que cela. Petite foule devant l'entrée du camp. Des adolescentes apprêtées comme pour un bal du 14 juillet et des enfants qui se prennent en photos à côté de ces soldats sans insigne. Drôle de guerre en Crimée.

Et la Russie grignote cet Est de l'Ukraine déjà largement sous son influence. Dans Le Figaro, reportage d'Adrien Jaulmes à Donetsk. Le drapeau russe flotte sur l'immeuble du gouvernement régional. Des manifestants en ont chassé les députés. Atmosphère fébrile mais relativement disciplinée. Jeunes gens en pantalon de treillis, vieilles dames en toque et femmes qui passent un coup de balais dans les travées.

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Cette guerre sans coup de feu a tout de même fait au moins un blessé sérieux : l'indice de la bourse de Moscou. -10% hier, même si le climat semble plus apaisé ce matin. Alors que Libération se demande ce que veut réellement Vladimir Poutine (punir Kiev d'avoir choisi l'Europe, dépecer l'Ukraine ou simplement l'affaiblir), c'est peut être cela qui pourrait refroidir les ardeurs du Kremlin : l'économie.

Pierrick Fay résume dans Les Echos : les JO de Sotchi ont couté à Moscou 51 milliards de dollars, ce qui déjà une somme faramineuse. La crise ukrainienne vient de lui en faire perdre 58, le montant de la capitalisation boursière partie hier en fumée. Chute du rouble, hausse des taux d'intérêts, les signaux passent à l'orange, comme la révolution jadis à Kiev. Réflexion d'une économiste dans: l'économie russe était déjà à deux doigts de basculer en récession avant la crise en Ukraine.

Dans ces conditions, selon le quotidien, les sanctions économiques pourraient avoir du poids. Pas tant les sanctions ciblées sur les dirigeants russes que le ralentissement ou le gel des investissements.

Une averse de grêle à Paris

Même les paranoïaques ont des ennemis... Jean-François Copé a le sentiment que la presse le déteste. Il sera conforté dans son impression en lisant les éditoriaux ce matin. Personne pour applaudir sa déclaration solennelle hier (promesse d'ouvrir les comptes de l'UMP quand tous les autres feront la même chose - pour l'instant, il les fait mettre sous scellés - et exigence de transparence similaire pour les dirigeants de médias). Ce matin, même Yves Thréard dans Le Figaro parle d'une erreur tactique.

« Copé invente la transparence sous scellés » s'amuse Mediapart . « Même quand il est sérieux, on ne prend jamais M. Copé très au sérieux » raille Jean-Claude Souléry dans La Dépêche du Midi. « A l'UMP un forcené exige la transparence » titre ironiquement Libération .

Résumé de trois ans et demi de carrière en quelques lignes sous la plume de Cécile Cornudet dans Les Echos. « A l'hiver 2010, Jean-François Copé est au fait de sa gloire. Leader insolent et inventif des députés UMP, il a réussi à tenir tête à Nicolas Sarkozy et à s'imposer comme le seul homme qui compte à droite avec le président. Il dispose d'une armée de fidèles et d'un sens de la répartie qui fait merveille dans les médias (…)

Trois ans et demi plus tard, le parti est un désert, Jean-François Copé est un homme seul. Il n'a plus d'image, plus de popularité, plus d'amis. »

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Quoi d'autre dans la presse ?

C'est l'une des photos du jour dans L'Equipe . Au premier regard, la ressemblance ne saute pas aux yeux. Mais il y a quelque chose. Comme papa, il porte désormais le survêtement de l'équipe de France, chez les moins de 19 ans pour l'instant. Enzo Zidane, première journée à Clairefontaine hier avec les Bleus.

L'hommage des médecins à l'homme qui a vécu pendant plus de deux mois avec un cœur entièrement artificiel. C'est à lire dans Le Parisien . De cet homme, on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’il avait 76 ans, qu’il était « grand et costaud » et… avait de l’humour. Son identité est restée secrète. Les médecins saluent « la haute figure du malade pleinement conscient de l’enjeu et qui a, par sa confiance, son courage et sa volonté, apporté une contribution mémorable aux efforts engagés par les médecins pour lutter contre une maladie en pleine évolution »

« De battre son cœur s’est arrêté », titre le Huffington Post . La science continue d’avancer.

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