Alain Juppé, dans Sud-Ouest, est heureux d’avoir offert l’aménité à Bordeaux. Les faux médicaments tuent 100.000 personne chaque année, Libération. La France exporte la rougeole, le Parisien. Sur l’ile de Samos, des demandeurs d’asile face à l’abjection de l’Europe, la Croix. Carlos Tavares, patron courage, le Figaro.

Et vous nous parlez de harengs ce matin...

Evidemment les harengs, que l'on a lancé hier du balcon de la mairie de Dunkerque à la foule déguisée du carnaval, et des photos et vidéo que je vois sur le site du PHARE ou de de NORD LITTORAL, et de ce reportage de la Voix du Nord qui était (tenez vous bien) au milieu des lanceurs de harengs, happy few de la fête autour de Monsieur le maire, on regrette de l'avoir manquée, cette fête, mais il en est tant car dit la Voix du Nord, c'est la saison des carnavals et pas seulement dans le Nord d'ailleurs, tiens, en Lorraine, un carnaval réunit deux villages, Waldwisse en Moselle et Biringen en Allemagne et dans la techno folk, les chars ont franchi la frontière titre joliment le Républicain lorrain... 

Mais tout de même, c'est dans le Nord et la voix du Nord que ça se passe, et donc surtout à Dunkerque où l'on n'a pas lancé que des harengs, des frites géantes aussi dont une spéciale de couleur bleue, qui donne le droit d'être invité au balcon l'an prochain, et hier, c'est Damien, de Oye-Plage, qui s’en est saisi, source le Phare. 

Et on se requinque donc dans la presse nordiste, et on constate requinqué que les journaux cultivent souvent des fiertés locales. Marché toulonnais à la Une de Var matin, l’OM gagnant à la une de la Provence, Claude Nougaro dans la Dépêche qui est mort il y a juste quinze ans, et Alain Juppé bien vivant lui  à la une de Sud Ouest: en partance pour le Conseil constitutionnel, qui a coupé Twitter ce qui le libère de la haine, et qui fera voeu de silence, mais avant fait ses adieux a Bordeaux la belle avec ce mot qui ne ressemble qu'à lui: il est heureux Juppé, d'avoir rendu aux bordelais "l'aménité de la vie quotidienne", une politesse, pleine de charme..

Aménité. On entend aussi cette politesse et ce charme sous les flonflons de bière du Carnaval de Dunkerque, et je lis ceci dans la Voix du Nord. parmi les lanceurs de hareng, il y avait un homme, Fred Rister, de belle marinière et de geste altier, qui dit ceci: « C' est au-delà de ce que j'aurai pu imaginer. Toutes ces images, ces regards, ces sourires, je les range dans un coin de la tête, elles ressortiront lors de mes voyages."

Elles ressortiront lors de mes voyages... Franck Rister, de son vrai nom Frédéric Riesterer, est un chti de Saint-Pol de Léon et de Malo les bains, qui fut coiffeur et est devenu depuis des années un maitre de la musique populaire en France, l’electro-pop, et le partenaire des succès, compositeur de David Guetta, le mensuel Technikart l'a raconté musicalement le mois dernier. Il est aussi un homme que le cancer habite et accompagne depuis des années et qui en 2017 a renoncé à se soigner: "J'attends la Bête à laquelle je me suis livré", il disait cela il y a quelques semaines dans la Vie, dans un entretien qu’ii peuplait de sagesse et de foi, parlant du Christ et de la musique forcément divine. Il a aussi, pour tous ses voyages, un carnaval, ce n'est pas le moins beau.

Et on parle d'autres courages dans les journaux...

Et d'autres guérisons. Et d'autres histoires que vous emporterez. C'est dans l'Ardennais Mégane qui en février 2014, se rendit à la gare de Sedan et se jeta sous un train qui entrait en gare, elle avait 27 ans, elle a survécu, elle est schizophrène, elle travaille tous les jours à vivre… C’est à Marseille dans la Provence un homme qui aide les autres à guérir, il s'appelle Frederic Sotteau, il a ouvert à l'Estaque une maison, le Phare des sourires, et accompagne les enfants cancéreux, de son dévouement..

L'humanité est étrange, où l'on rencontre des saints et des assassins et Libération décrit une industrie du faux et de la mort, celle des faux médicaments qui envahissent la planète, un médicament sur dix vendu dans le monde serait faux, chiffres de l'OMS, et en Afrique notamment, 100.000 personnes meurent chaque année de cette escroquerie, que l'on fabrique en Inde, au Pakistan, en Chine, que l'on livre par bateau, qu'on fait passer par pots-de-vin, et à l'arrivée, il y a ce marché au Sénégal, le trottoir de ‘l'avenue Blaise Diagne à Dakar, où un vendeur à,la sauvette refile à une gamine des pilules pour maigrir « mieux qu'à la pharmacie ». Pauvre gosse.

En France, on nous parle de la rougeole qui revient à la Une du Parisien, et s'étend chez nous, 48 cas à Val Thorens, mais aussi se répand à partir de l'hexagone, une famille varoise, lis-je dans Var matin, a introduit la maladie au Costa-Rica! Nous sommes un mauvais élève pour l'OMS dit au Parisien la ministre de la santé Agnès Buzyn, qui a rendu obligatoire le vaccin contre la rougeole l'an dernier, il faudrait un taux de couverture de 95% pour endiguer la maladie, seulement 80% des français sont immunisés...

On parle de maladie, il en est aussi de sociales. Dans l'Humanité, on découvre Christophe Bridou, qui fut il y a dix huit ans chassé de la police municipale de Garges lès Gonesse, qu'il dirigeait, parce qu'il était homosexuel... Et qui aujourd'hui découvre qu'il ne peut pas toucher sa retraite: il n'était pas déclaré... 

Il en est aussi de spirituelle. La Croix, journal paisible mais d'intranquillité, fait sa Une sur l'ile de Samos, en Grèce où quatre mille demandeurs d'asiles croupissent, à deux pas de chez nous, ils avaient connu chez eux tortures ou dictatures et ici découvrent l'oubli et la folie, ils  voudraient être malades pour qu'on les sorte de là: le Haut-commissariat aux réfugiés parle de « conditions abjectes » et la Croix titre sur l »a honte de l’Europe". Les mots sont modérés.

Et un patron qui se bat pour finir.

Dans une interview au Figaro que vous avez évoquée avec la ministre des transports, celle de Carlos Tavares, patron de Peugeot, qui emploie des mots venus de la médecine et de la guérison pour parler de son industrie à qui l'on demande tant et plus en Europe pour sauver la planète… On joue dit-il avec 13 millions de salariés otages d'un débat de société... 

Dans le supplément Wealth, richesse, du Financial Times, j'ai rencontré des artistes heureux. ceux de Francfort en Allemagne, qui espèrent que le Brexit, chassant de Londres pour le Main des milliers de banquiers, va amener de la vie et de la clientèle à la scène locale d'art contemporain!

L'équipe
Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.