face à la répression du pouvoir central

Et nous ne sommes pas en Catalogne mais au Cameroun, où 17 personnes sont mortes dimanche, au moins… après des manifestations… Au Cameroun ou peut être en Ambazonie, c’est le nom d’un nouvel état que veulent créer les séparatistes dans le Nord ouest du pays… dans ce Cameroun anglophone -20% de la population- qui se sent mal aimé… C’est raconté dans le Monde Afrique… qui est allé à Bamenda… le cœur de la contestation, un Barcelone sanglant… sous état de siège..

« Georgette, son mari et leurs deux enfants sont barricadés chez eux, lumières éteintes et s’abstenant de cuisiner pour ne pas attirer l’attention des policiers et des soldats, qui tirent dès que quelqu’un sort de chez lui. »

C’est dans Le Monde Afrique donc… Une déchirure comme une réfraction sanglante de la crise catalane. Nous vivons dans un petit monde où tout se ressemble… il n’y a Léa que des différences d’intensité…

Et à ce compte, en France, nous sommes, loin du Cameroun dont seul rendent compte le Monde Afrique et le Point Afrique… très bon reportage sur le site du Point, sur ce qu’est une vraie crise migratoire, avec un pays débordé de réfugiés du Nigeria et de Centrafrique…

Nous sommes aussi loin de cette crise catalane qui nous fascine (Le Figaro, L’indépendant, Libération) dans une zone tempérée…

Dans Corse matin, indépendantistes corses proclament qu’ils ne sont pas catalan… « Nous ne sommes pas du tout dans la même séquence, souligne Jean-Guy Talamoni. La meilleure voie reste celle du dialogue»

Dans l’indépendant, le maire de Perpignan Jean-Marc Pujol tient la liogne française, «. Je soutiens les élus catalans, mais dans le respect de la constitution espagnole votée par les Catalans: Il faut se méfier de la lecture déformée des incidents ».

Il propose aussi, Pujol, que des personnalités comme Manuel Valls ou Anne Hidalgo viennent jouer les médiateurs ! nos franco espagnols, gage de paix..

Mais dans ce pays tempéré, les tensions se multiplient entre le pouvoir et les régions…

Mais c’est normal ces tensions et ces incompréhensions… dit Edouard Philippe dans Libération, parce que lui a dit « clairement les choses » aux régions sur ce que l’Etat ne fera plus… Ça c’est le style Philippe… qui installe, ses évidences…

Quand on regarde nos journaux, on voit à quel point ces tensions sont politiques, en deçà de l’identitaire, et comment l’Etat reste le cœur désiré et nourricier …

La voix du Nord pousse, en Une… le canal seine nord, relancé hier autour de la visite présidentielle… L’état s’engage sur un milliard d’euros… mais il faut voir..

A l’autre bout du pays, a Toulouse, la dépêche enchaine et proclame : « la LGV on la veut … TGV oui, il est inimaginable que l’Occitanie reste la seule grande région sans ligne a grande vitesse… » et c’est l’écho d’une mobilisation régionale

Un canal dans le Nord, une ligne de chemin de fer dans le sud,… le lien avec Paris… Une éternité française en somme, comme si la crise n’était pas là…

On parle de contestation dans les journaux..

Dans une dispersion en fonction des titres…

le figaro poursuit sa campagne sur « l’invraisemblable fiasco » sécuritaire de Marseille

les échos, le parisien, l’humanité font écho à la rancoeur sociale, les militants de la CFDT mécontents, Laurent Berger qui pourtant ne chausse pas encore ses baskets…

On parle aussi de Amazon, que le président visitait hier, et dont on comprend dans l’opinion qu’elle vend du reve ou une illusion… Amazon continue a créer des emplois en France sans y payer des impôts….

troublant ? LE journal d’opposition ce matin =le journal qui déchire les apparences… est l’opinion, , qui taille en pièce la réforme du logement, qui mécontente tout le monde, qui menace la reprise dans le secteur du batiment , une réforme catastrophique… pour des raisons idéologiques… et par l’impréparation du président… « de tous les candidats, le moins préparé était Emmanuel macron »… Quasiment un procès en amateurisme… qui rend un peu désuettes les ananlyses très fines dans le figaro sur la nature profonde du macronisme, (ce sont des extraits d’un livre de politologues) ; c’est drole, macron est une DS… Oui mais bon…

Les journaux sont fascinés par les nouvelles technologies…

C’est la Une du Parisien comme une publicité pour les temps radieux du nouveau monde. « Mon smartphone m’a trouvé un emploi. »

Mais non, pas le smartphone, mais des applications, qui optimisent la rencontre entre des employeurs et des branchés connectés…

Cela s’appelle Monster, ou cornerjob, pour des emplois tout près de chez vous grâce à la géo localisation…

C’est un effet étonnant de la technologie, ce qui a l’air douloureux, trouver du travail, semble ludique….

C’est aussi terrifiant entre les lignes… « Ces applications, lit on dans le parisien, font des jeunes des mercenaires, n « on finit par chercher du boulot tout le temps et partout, en attendant à la poste, dans les transports, forcément ça donne des ailes… » ou le blues

Fascinant et terrifiant…aussi cet article du monde, sur le paradis suédois, « la mémoire dans la peau »… où un cadre bien mis, en cravate, tend son doigt à la contrôleuse du train… on lui a greffé une puce électronique, pratique, son billet est dedans… c’est le programme chip ticket, jeu de mot…

Et cela devient une norme sudéoise. La greffe de puce est née chez les adeptes du piercing avant de gagner les " start-upeurs " de la high-tech et les cadres des grandes entreprises»

Nous sommes à l’homme augmenté… Et dans nos journaux, nous contemplons cela, à la fois ce futur… et des tristesses éternelles, d’une page à l’autre…

C’est le dossier de la Croix… sur ces parents qui reconstruisent de la vie après avoir perdu un enfant… c’est très doux, très délicat… très juste, et on entend la voix d’eloise, née après un double deuil, dit à son père, « tu m’aimerais toujours même si je ne peurs pas ? »

Reconstruire… C’est aussi dans l’Equipe… le journal raconte Michel Platini, en grand grand fauve politique chassé du pouvoir par les affaires de la Fifa... comment accepter sa mise entre parenthèse… Ce n’est que de l’orgueil ?

Mais quelques pages plus loin, le journal résonne de larmes c’est un autre personnage, José Anigo. Il était l’homme fort de l’OM et son destin se confondait avec la violence de sa ville…en décembre 2013, son fils était assassiné dans un reglement de comptes… L’equipe l’a retrouvé en grèce, entraineur à livadia, réparé..

« je me suis pas mal perdu dans ma vie, ça a été un vrai travail d’apprendre à vivre…. » on en est tous là.

On se dit cela.

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