La Montagne a 100 ans, et dans ses colonnes éleveurs français et africains s'épaulent. Tim Cook est le gentil maître du monde dans les Echos, il paye des impôts. Platini est avec son vieux copain Rouyer dans l'Equipe. La police fait la guerre au peuple au Vénézuela et a tué 18000 personnes en trois ans, le Monde.

On parle de détectives ce matin...

Des femmes qui retrouvent des personnes disparues et raccommodent des destins et des familles, dispersées dans les tempêtes des grandes migrations... Elles travaillent à Montrouge, à la Croix-rouge, ces détectives, à partir d'un rien, un nom, la date d'une disparition, elles sont le bureau du rétablissement des relations familiales, un nom sans esbroufe pour résoudre des cold case, qui sont autant de tragédies... Une maman afghane n'est pas monté assez vite dans le camion en partance pour l'Angleterre, où se trouvait déjà son petit garçon, un papa afghan a franchi la frontière entre l'Iran et la Turquie en laissant derrière lui ses bébés qui devaient suivre, les passeurs lui ont menti, ils n'avaient pas un an et n'étaient déclarés nulle part… Les réfugiés éplorés finissent par aboutir en France et vont à Montrouge espérer l'impossible. Et patiemment on cherche alors... Vous lirez cela dans la Croix l'hebdo, nouveau journal petit frère du grand quotidien catholique, qui pour son premier numéro livre une enquête passionnante  et qui correspond si bien à cette presse chrétienne, qui dit que les miracles existent. La Croix l’hebdo raconte trois fillettes, Eshe Marjani et Zala. elles viennent d'Ethiopie, elles avaient 6 ans, quatre ans et 6 mois quand leur maman Maaza a fuit son village où on la menaçait de mort et, trahie par un passeur, a été vendue comme esclave à de riches Koweitis qui l'emmènent en France. Après 5 ans de servitude, elle s'échappe, libre chez nous, mais elle apprend que ses filles ont été dispersées en Ethiopie et vendues comme bonnes à tout faire. Il a fallu deux ans à la Croix-rouge pour retrouver les fillettes et le jour où Eshe Marjani et Zala sont arrivées à Roissy, Maaza a eu l'impression que le ciel et la terre se mélangeait, elle les a serré dans ses bras pour que leurs respirations se confondent et a cru accoucher à nouveau.

Et c’est ce qu'on veut lire ce matin quand les Unes sont endeuillées des quatre policiers tués hier à Paris, quand nous entendons la tristesse des enseignants qui défilaient hier pour une directrice suicidée, quand dans l'Humanité on me parle de Lauriane qui voulait être sapeur-pompier, et qui virée lors de son derner stage, s'est suicidée à 23 ans... Quand Marianne me raconte comment des jeunes amérindiens se suicident en Guyane….Nous sommes encerclés de crimes et de destins brisés. Thomas, ouvrier ferroviaire, 24 ans, de Charente-Maritime, il était venu prendre un verre à Bordeaux, avec sa femme, son frère et un ami, des marginaux imbibés leur sont tombés dessus et Thomas est mort poignardé , c'est dans le Parisien, qui sait vous arracher le coeur pour un jeune homme barbu  qui était dit sa femme « l’invincible, toujours prêt à défendre les siens ». Jason qui avait 20 ans et aimait la moto et rit sur le site de Nice Matin, voulait défendre son amoureuse Eva 17 ans que son ancien copain harcelait et menaçait, Jason est allé rencontrer le jaloux sur parking du supermarché Lidl de Gattières, son village, il est mort abattu d'un coup de fusil,  ses copains motards avant-hier ont fait pétarader leurs engin pour qu'il les entende là-haut... Brisées des vies au Venezuela, des milliers de vies, 18.000 vies prises depuis 2016 par des policiers qui, je lis sur le site du Monde font « la guerre au peuple », des forces armées spéciales abattent sans jugement des petits voyous, plus souvent bruns de peau, tués en pyjama à l'aube à deux rues de chez eux, le Président Maduro les protège et les emploie. Le Monde encore, dans une longue enquête raconte la peur des exilés saoudiens, en Europe, qui redoutent de tomber un jour dans le même piège que le journaliste Khashoggi tué il y a un an en Turquie...

Il est heureusement aussi un anniversaire qui réconforte...

Et c'est bonheur de savoir que la Montagne fierté de l'Auvergne a 100 ans, qui compte parmi ses abonnées  Jeanine Chalard qui est un peu plus vieille que lui, elle est du 15 septembre 19, elle n'arrive plus à lire depuis deux ans, mais autrefois arrachait le journal des mains du facteur pour lire d'abord « d’abord les faits divers et les avis d’obsèques » et de toute sa vie se souvient de ceci, qu'elle était avant l'arrivée de la lumière, quand il n'y avait pas l'électricité au village, mais juste la bougie...  Mais la Montagne n'est pas que souvenir, mais ouverte sur le monde. Son sujet d'ouverture s'orne d'une photo superbe oùù Aliou Dia dépité du Sénégal  pose à coté d'un solide éleveur tarnais et de sa vache Malaisie, une blonde d’aquitaine: à Clermont-Ferrand des éleveurs français et d’afrique se rencontrent et échangent. La mondialisation peut être heureuse comme la paysannerie... Dur métier on le sait et pas seulement chez nous.

Dans le Figaro, je lis comme un reportage qui serait une nouvelle de Kipling, en Inde où sévit la sècheresse, des éléphants et des tigres sortent et attaquent les hommes, plus de 500 morts chaque année et des centaines de bêtes... Shivameadai, 57 ans, est lmort en aout pour protéger deux taureaux qui valaient 1000 euros. Là où on a trouvé son corps mutilé, des gardes forestiers veulent repousser le fauve en lançant des pétards. Ce dénuement nous parle?  

Je lis dans Sud-Ouest que des grands chefs cuisiniers s'engagent pour aider des paysans en difficulté. Pour aider un couple de producteur d'asperges, de raisin et de lait à Reignac en Gironde, Jean-Pierre Xiradakis. patron de la réputée table bordelaise La Tupina leur donne pendant un an 200 euros par mois. Et cette somme, une addition d'étoilé, peut leur changer la vie, il suffit de ça.

Je lis dans l’Est Républicain qu'à Belfort, des soldats du 65e RI qui avaient trouvé trop sage la cérémonie de remise dde leurs insignes de première classe ont demandé à trois sergents de la refaire virile a l'ancienne, en leur donnant des coups de poings des coups de pieds et les faisant valdinguer. les sergents trop gentils int dit oui, une video fait un triste malheur sur les réseaux sociaux, le colonel met les choses au point dans le journal.

Et deux grands hommes nous parlent ce matin...

L'un est dans l'Equipe, Michel Platini qu revient d'une eclipse judiciaire et qui pour cet entretien est accompagné de son copain de toujours Olivier Rouyer, deux sexa grisonnants qui étaient feu-follets à Nancy il y a plus de 40 ans. Rouyer est aussi homo, Platini comme son pote pense qu’il faut sanctionner les cris homophobes dans les stades.

L'autre grand homme puissant est Tim Cook, patron de Apple, dans les Echos, qui pose en bon élève du monde des Gafa. Les géants de la tech ont été arrogants dit-il, c'était une erreur, mais lui ne l'est pas, Apple paye des impôts, peut-être pas au bon endroit dit-il , il attend que l'OCDE lui dise comment faire, il parle à Donald Trump et lui dit sa façon de penser, il trouve aussi que ce n’est pas aux grandes entreprises de battre monnaie mais aux Etats... Il est un sage, et politiquement se pose en anti-Zuckerberg dont Libération nous dit qu'il verrouille son empire Facebook que la gauche américaine voudrait démanteler. Les affres des grands hommes. 

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