La rentrée de Jean-Michel Blanquer ministre de l’éducation, dans le Figaro…

Et on se demande comment l’élève Blanquer va passer cette année… lui qui a tellement parlé

Il est dans le Figaro en défense du français, des fables de la fontaine que les enfants adorent dit il, attirés par un vocabulaire recherché… en défense de l’amour de la langue…

Il dit ceci, le ministre… « La langue c’est la vie.. Le ministère de l’éducation c’est d’abord le ministère de la langue.. C’est un enjeu de civilisation et de luttes contre les inégalités… »

C’est toujours intéressant. De voir ce qui anime les hommes de pouvoir, leur besoin de parler plus haut .

Une rentrée c’est technique. L’éduc nat, ce sont des constantes… Les échos racontent la grogne syndicale qui monte…

Mais Jean-Michel est un intellectuel qui veut mettre du sens… Vous pouvez retrouver ses chroniques sur le site du point dont il était un collaborateur… avant d’être ministre..

« La langue est ce qui nous soutient. Elle est notre ossature, notre véhicule. Elle est notre trésor. » Il écrivait ça en avril dernier !

Il n’a pas changé donc… Mais maintenant, on le regarde autrement…

Ce qui est tout aussi intéressant ques es mots… c’est ce qui l’entoure. IDEOLOGIQUEMENT… parce que l’école est encerclée d’idéologie !

Parce que Blanquer représenterait un retour à l’ordre. Les tenants du conservatisme éducatif l’ont investi comme leur vengeur…

Dans le Figaro. Jacques julliard. Julliard est un grand historien, venu de la gauche, mais qui, sur l’éducation, pourfend la modernité et « les docteurs du crétinisme égalitaire »

Il félicite Blanquer de liquider « l’oeuvre néfaste du précédent gouvernement… »

Et d’abattre l’école Mérieu-Bourdieu… Philippe mérieux est un chercheur en sciences de l’éducation… Pierre Bourdieu le sociologue des inégalités… et Julliard les accuse d’avoir égaré l’école « L’école n’est pas faite pour réduire les inégalités. Vous voulez réduire les inégalités, réduisez les écarts de salaire ! »

On retrouve le syndicalisme.

Dans l’Opinion, Malika Sorel Sutter. C’est une essayiste… qui conseillait notamment François Fillon… applaudit aussi Blanquer… Mais elle lui reproche de ne pas faire tout le travail…

« Il a un angle mort… l’immigration de culture extra européenne… Il faut savoir que depuis 1981, nombre de réformes, dont celles qui ont dégradé la langue française, n’ont été menées que pour adapter l’école à l’arrivée des nouveaux publics… »

Comprenez que l’immigration est responsable aussi de la crise scolaire… Voilà comment l’école n’est pas un sanctuaire.

Et le ministre lui-même, est ce qu’il se positionne dans ce débat idéologique ?

Il freine. Il avait commencé très haut. En juillet, dans le Journal du dimanche, avec une phrase choc :« Le vrai ennemi du service public, c'est l'égalitarisme »

Depuis il calme. La semaine dans Libération, il se plaignait d’être caricaturé.

Aujourd’hui dans le Figaro. Il apaise : « L’éducation n’est ni de droite ni de gauche… l’éternelle querelle politique et syndicale sur les sujets éducatifs ne doit pas être une fatalité. On doit aller de l’avant a la lumière des différentes sciences et expériences comme le font si bien d’autres pays. »

Justement, les autres pays sont cités dans le Parisien aujourd’hui en France : « Ça marche ailleurs pourquoi pas chez nous… »

On y lit notamment une finlandaise de seize ans, sani taukojervi, qui nous dit que dans son pays… les élèves choisissent leur emploi du temps et le zéro n’existe pas…

Les étrangers seraient ils laxistes et pédagogistes ?

L’essai nucléaire coréen dans les journaux…

Avec ce constat dévasté du Figaro… « Le problème avec la corée du Nord, c’est qu’on ne sait pas.. la grande question est de savoir si Kim jong Un est un fou »

Et Libération complète Le figaro : «Le président américain est dans la même position que Kim, il est le fou de l’histoire, le doigt sur le bouton rouge ».

« Que se passe t il quand il y a deux fous dans la pièce… »

Donc on sait une chose. Quand Kim Jong Un fait la bombe, on s’en prend dans la presse à Donald trump... L’homme qui n’est pas à la hauteur, quels que soient les sujets… Un bon dossier dans le figaro, pages économiques, nous explique comment il n’est pour rien dans la reprise américaine…

Quant à la conduite des affaires du monde, on tremble…

« Pour Pyong Yang, Trump est un tigre de papier », dit dans libération Joel Wit, un expert de la corée…

L’opinion dénonce « l’hyper impuissance américaine »…

Mais surtout, rapporte ceci : « Donald trump s’apprête à frapper… la corée du Sud… » Oui du Sud… parce que trump n’est pas content du déficit commercial américain, il envisage de dénoncer l’accord de libre échange qui le lie a ce pays allié, théoriquement protégé, et menacé directement…

Et là, effectivement, on est un peu chez les fous. D’ailleurs même quand on ne parle pas de trump, on le devine. C’est dans rue 89, sur le web, une interview d’un psychiatre

Réseaux sociaux : "Publier beaucoup, c'est trahir une fragilité narcissique"

Et on parle d’un groupe de rock dans le New York Times…

Et à propos de valeurs… Dans le New York Times, je découvre l’existence de Voice of Baceprot… prononcez Bacheyprot, ce qui signifie le bruit dans un dialecte de Java…

C’est un groupe de rock, de hard rock, de heavy metal… qui chante la tolérance… et qui a été invité aux dernières fêtes de l’indépendance du pays, le mois dernier… donc des stars…

C’est un groupe de filles. De très jeunes filles, la chanteuse guitariste et la percussionniste ont 17 ans, la bassiste en a 15… des filles de petits fermiers qui étaient des rebelles et leur prof de musique les a canalisées…

Et elles portent, toutes les trois, le foulard des musulmanes pieuses.. ; le hijab, donc, protées pâr trois jeunes stars du hevay metal… dans le premier pays musulman du monde, touché par le terrorisme islamiste et par une vague conservatrice… et à l’école, le principal les désapprouve, parce que la musique est haram, dit il… et elles subissent des menaces de morts… mais ells persistent, les gamines, et « Le hijab est mon identité, le metal, c’est mon genre de musique » dit durda Kurnia, la guitariste. Et le NY times les compare au punk feministe américain des années 90 :

Voilà pour nos identités complexes et mondialisées… Voice of Baceproot messieurs dames… Et ça vaut pour la rentrée en fanfare du ministre Blanquer !

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