Non, il n'y en a pas que pour les Jeux Olympiques, ce matin dans nos journaux...

Alors bien sûr, la plupart de nos quotidiens s'enflamment en vue de la cérémonie d'ouverture de la nuit prochaine... chacun soupèse les chances de voir la délégation française battre son record de 41 médailles.

Mais vous me permettrez un pas de côté...  pour vous parler tout d'abord d'un homme, en Une de l'Humanité...

Petites lunettes rondes et moustache blonde... vous aurez peut-être reconnu Hubert Wulfranc... le maire communiste de Saint-Etienne-du-Rouvray, devenu le visage médiatique d'une France des petites communes... qui a su rester digne, debout, face au terrorisme.

Et la dignité, ce n'est pas un vain mot pour l'élu... il revient, de nombreuses fois, dans cette interview accordée à l'Huma.

Digne, il espère avoir su le rester, c'était très important, dans les heures qui ont suivi l'assassinat du père Hamel, à un moment où l'opinion française aurait pu basculer dans les rancoeurs et dans la haine.

De la dignité, il en faudra, pour se reconstruire après la tragédie, à Saint-Etienne et partout en France.

Hubert Wulfranc appelle tous les citoyens français à réfléchir, dignement, avec bienveillance... bienveillance plutôt que surveillance, voila son crédo... "L'empathie avec les gens mais aussi la fermeté respectueuse"...

Nous devons continuer à construire un discours de responsabilité citoyenne, sans galvauder les mots, voila ce que nous celui qui il y a une semaine voulait que sa commune soit "la dernière à pleurer".

Il prône des valeurs de respect, de justice de paix et d'amour... on en viendrait presqu'à se dire que le maire communiste parle comme un curé... et pourquoi pas? Hubert Wulfranc veut bien reconnaître, ces valeurs il les partage avec l’église, avec LES religions... il insiste bien sur le pluriel.

De son côté, le Parisien Aujourd'hui en France est allé se faire soigner chez les grecs.

Un an après ce nouveau plan d'aide... 80 milliards d'euros obtenus des créanciers de la Grèce, en contrepartie de nouvelles mesures d'austérité... le quotidien est allé faire un état des lieux de la santé publique là-bas.

On se rend donc à Evangelismos, le plus grand hôpital d'Athènes, constater les dégâts: le personnel a été divisé par deux, la fréquentation est en augmentation de 25%... "l’hôpital est au bord de l'implosion", scanner en panne, stock de médicaments épuisé... les malades, comme Sofia, atteinte d'un cancer de l'estomac, doivent repousser leurs traitements ou se les payer eux-même, dans des cliniques privées hors de prix.

"Tout le monde a peur d'être malade", nous dit l'Athénienne... la santé publique, en Grèce, est en voie avancée de "tiers-mondisation", estime un représentant des médecins.

Heureusement des cliniques sociales ont vu le jour, tenues par des bénévoles, financées par des dons...

Des hôpitaux d'ailleurs en Europe, d'Allemagne, même, envoient des appareils médicaux... des patients offrent leurs surplus de médicaments. A tel point que des hôpitaux publics grecs appellent régulièrement ces cliniques privées à l'aide, pour trouver les traitements qu'ils n'ont plus chez eux.

"C'est le monde à l'envers", se lamente un retraité qui gère une des cliniques, "dans un pays occidental nous ne devrions même pas exister."

On y reste, en Grèce... et c'est d'ailleurs bien le problème, on y reste... quand on est un migrant, réfugié des conflits du Moyen-Orient, 50 000 en ce moment... bloqués sur le territoire grec.

Lire dans le Figaro ce article "La crise repart sur les îles grecques"... plus de cent réfugiés débarquent chaque jour de turquie sur les plages des îles grecques... le flot a repris depuis trois semaines, depuie le Coup d'Etat manqué en Turquie, depuis, en fait, que ce pays n'applique plus vraiment l'accord passé avec l'Union Européenne. "Les renvois de migrants et réfugiés vers la turquie sont inexistants", nous dit la reporter du Figaro, seules les relocalisations vers la France sont actives, avec 400 réfugiés transférés en France tous les mois".

La Grèce a donc accueilli, tant bien que mal, 1200 personnes en moins de trois semaines... des chiffres "encore gérable"' estime un prof de sciences politiques à Athènes. avant de prédire que "Si la Turquie décide d'utiliser la question migratoire pour faire pression sur l'UE, alors là... la Grèce sera en difficulté".

Plus léger... le Parisien magazine revient sur la grande invasion... des Pokémons!

Eh oui, ça faisait un petit moment que je ne vous en avait pas parlé... et pourtant nous dit l'hebdo, les petites bêtes nées au Japon il y a vingt ans sont les stars d'une nouvelle application, Pokémon Go, qui colonise la planète entière.

Impossible d'y échapper? Eh bien peut-être pas... le site de la chaîne américaine CNN nous explique que le vrai business qui marche en ce moment, c'est l'extermination de Pokémon: des sociétés de cybersécurité sont sur le coup: aux entreprises ou aux gérants d'espaces publics qui n'en peuvent plus de voir débarquer des hordes de "chasseurs", le nez collé à leur smartphone, elles proposent de faire en sorte que les fameuses bébêtes en réalité augmentée soient interdites das leurs locaux ou sur leur territoire. Pour ça elles reprennent les cartes des lieux en indiquant les zones qui doivent rester "pokémon-free", elles les envoyent à la société Niantic qui développe le jeu... et qui à son tour intègre ces "no-go zones" à son appli.

On connaissait la dératisation, voici donc venue l'ère de la "dé-pokémonisation", on se croirait presque dans Ghost-busters...

Camille on ne va quand même pas faire l'impasse sur les Jeux Olympiques de Rio... vous avez jetté un coup d'oeil à la presse brésilienne!

Le Brésil on le sait accueille les JO en pleine crise politique... le quotidien A Folha do Sao Paulo nous apprend que les organisateurs de la cérémonie d'ouverture ont anticipé le fait que le président par intérim, Michel Temer, va se faire huer par la foule... alors ils ont pris de mesures: au moment où il prononcera son discours, le volume de la musique diffusée dans le stade Maracana sera augmenté... on a même prévu un fond sonore bien bruyant pour masquer les sifflets et les possibles insultes sur les images des télés du monde entier. D'ailleurs Temer est prié de s'en tenir au strict minimum, "je déclare ouverts les Jeux Olympiques de Rio, célébrant la 31e Omypiade de l'ère moderne". Pas un mot de plus...

Scandale, ou au moins entorse au protocole olympique, dans le journal O Globo... Figurez-vous qu'hier pour l'arrivée de la flamme olympique à Rio un intrus s'est glissé parmi les porteurs sélectionnés par le CIO, et qu'on l'a laissé porter la flamme, en tenue officielle. Il faut dire que ce n'est pas n'importe qui, mais le maire de Rio Eduardo Paes.

Pourtant, comme nous rappele le quotidien en ligne, le protocole olympique en vigueur depuis 1928... interdit qu'un dirigeant politique soit intégré au relais de la flamme... et il paraît que ce coup de force de Paes hier a plus qu'irrité les membres du CIO.

Enfin les dernières rumeurs sur cette grande question, qui allumera la vasque olympique dans le Maracana la nuit prochaine? Selon le Jornal do Brasil, ça devrait bien être la légende du foot brésilien, Pelé... mais vu qu'il a eu des problèmes de santé et qu'il a du mal à marcher... il devrait pouvoir compter sur l'aide de l'autre favori des pronostics, l'ex tennisman Gustavo Kuerten... à moins, nous dit le journal, qu'on ne décide de mettre toute une équipe de sportifs brésiliens autour de Pelé, pour masquer ses difficultés à se déplacer.

Le secret sera bien gardé jusqu'au bout, ça aussi ça fait partie du protocole du CIO.

Il faudra donc être devant la télé, à partir d'une heure du matin heure française, pour savoir qui aura la lourde charge de rallumer la flamme olympique.

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