La médecine et les miracles, le prisonnier oublié d'Alstom, les petites prostituées venues du Nigeria... Et West side story aux Buttes-Chaumont?

Une histoire de miraculé...   

Qui nous vient de Béziers et de Midi Libre qui raconte un homme revenu à la vie, alors que son coeur avait cessé de battre pendant 18 heures! C'est arrivé le 12 mars dernier, un quinquagénaire va se promener, il ne revient pas et sa famille s'inquiète, et le retrouve au bord de l'Orb, inconscient, en arrêt cardiaque et la température de son corps tombée à 22 degrés...   Et c'est peut-être ce qui a sauvé cet homme, explique Midi Libre, l'hypothermie a protégé le cerveau et ses organes vitaux... Pendant que la médecine s'emparait de lui... quatre heures trente de massage cardiaque, un transfert en hélicoptère à l'hôpital de Montpellier, où son système sanguin est branché sur des machines... Et au bout de 18 heures, le coeur est reparti, doucement. Les médecins qui sont modestes parlent d'une guérison miraculeuse. Mais on va étudier son cas dans des revues médicales  Parce que chaque miracle en appelle un autre si nous le comprenons?   Les journaux semblent se donner le mot.. Un professeur à Bichat, à paris, veut la "mort subite" raconte le Parisien. Les arrêts cardiaques soudains tuent  chaque année 2500 personnes sans aucune pathologie antérieure, dont le coeur s'arrête sans raison... Le Parisien raconte Laura, qui s'est effondrée au travail et s'est réveillée deux jours plus tard dans une chambre d'hôpital, les pompiers avaient relancé son coeur. On lui a greffé un défibrillateur dans le corps, un ordinateur sous la peau qui envoie des impulsions électriques quand le coeur s'arrête.  Des miracles donc ou juste la médecine qui se débat pourtant. Le Journal du centre et l'Yonne républicaine parlent des urgences de nuit de Clamecy, dans la Nièvre et Tonnerre, dans l'Yonne, menacées mais maintenues, mais dans quel état? Il n'y aura plus qu'un urgentiste de garde, la nuit...    

Un homme en prison aux Etats-Unis peut provoquer un scandale en France.

Et depuis sa cellule en Pennsylvanie, Frédéric Pierucci tient peut-être les clés de l'affaire Alstom, dit l'Obs. Deux députés l'ont rencontré, qui enquêtent sur la vente de la branche énergie de Alstom à General Electric en 2014... Pierucci était vice-président des ventes de Alstom, sa vie a basculé à l'aéroport de New York, le 14 avril 2013, "cueilli par les policiers, attaché à une barre de fer, et invité par un procureur américain à devenir un indic", sur les pratiques de corruption de son entreprise... Et Pierucci est  devenu l'otage de la volonté de l'Amérique a peut-être a permis de faire pression sur la direction de l'entreprise pour qu'elle se vende en partie à General Electric...   L'ancien ministre de l'économie Arnaud Montebourg en est certain, l'autre ancien ministre de l'économie  Emmanuel Macron, aussi, possiblement, mais il manque encore la preuve finale...   Mais il reste dans l'Obs l'histoire d'un homme enfermé, dont le calvaire a pu nourri la marche des affaires...   Tiens- dans le même journal, un autre calvaire, derrière le business.. L'odyssée des adolescentes nigériannes qui deviennent prostituées en France, par exemple, fierté de leur famille tant la fellation à 10 euros au bois de Vincennes se traduit en une aimable prospérité dans la fournaise abandonnée de Bénin City... Avant de partir, les filles sont terrorisées à la magie noire par des sorciers qui leur promettent la désolation si elles trahissent leurs souteneurs.  L'efficacité absolue de la justice américaine, ou la loi des sorciers maquereaux... Il faut que le commerce avance.   

Et des photos d'un vieille dame heureuse dans Match... 

Qui fut jeune et souriait avec son mari qui s'appelait Kurt et était sorti d'Auschwitz quand elle avait échappé à la rafle du Vel d'hiv... Les photos de famille de Mireille Knoll...  Et Match comme souvent rattrape le temps, puisque Madame Knoll était le drame de la semaine dernière... Le sourire est suspendu. On vit après elle et l'on veut comprendre les peurs c'est notre métier.  Il y a ainsi une phrase dans un article du Point consacré aux inquiétudes de la communauté juive, qui saisit une vérité... Le Point a rencontré Peter, cadre commercial et juif religieux du XIXe arrondissement de Paris, et le raconte ainsi:  "Le samedi il se promène aux Buttes Chaumont avec sa kippa et ne craint pas de soutenir le regard des jeunes de la cité d'à côté. On se croise, on se toise, on se défie, on se frôle, mais on ne se parle pas. C'est au premier qui fera baisser le regard à l'autre."   Est-ce simplement cela, la France, un West side story à la bascule? Et qu'y a t-il dans la tête de ces jeunes, en face de Peter, est-ce une réalité ou une impression?   On parle d'un livre de sociologie depuis le début de la semaine qui va devenir un enjeu. Le monde, la Croix hier et ce matin Libération évoquent "tentation radicale", une étude menée sur 7.000 lycéens après les attentats de 2015... Et cette étude montrerait que les conditions sociales compteraient moins, dans l'adhésion aux idées radicales, que le facteur culturel. Les auteurs appellent cela le "facteur islam"... On ne résume pas un long travail par quelques chiffres, mais voici: les jeunes musulmans de l'études sont bien plus nombreux que leurs contemporains à penser que leur religion explique mieux que la science la création du monde, et qu'elle est la seule à détenir la vérité. L'étude fait débat, il faudrait travailler plus encore, puisque c'est aussi une science que de lire la société.  On parle de Lunel aussi dans nos journaux, la ville  dont cinq djihadistes sont jugés à paris? Lunel se répare raconte la croix  un nouvel imam se bat pour apporter l'apaisement à la ville, et Mohamed, boucher halal, est heureux d'avoir parmi ses clients une jeune femme blonde ou un gendarme... Des français dit-il ça me détend. Est ce un miracle, ou juste la vie?

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