Des postiers menacés par de faux témoignages, l'Humanité, des policiers musulmans qui se sentent mal-aimés, Libération, le blasphème à protéger, Charlie Hebdo, des voleurs de bitcoins en Islande, Vanity fair, des livreurs de drogue à domicile, la Provence, un maire californien qui pratique le revenu garanti, le Monde.

On parle de postiers...

Qui mènent à force de grèves la vie dure à leur direction à Versailles, et cette direction le leur rend bien et en aurait oublié ses principes, pour se débarrasser d'eux... Ils posent fièrement dans l’Humanité, ces cinq postiers, alignés comme les usual suspects des films policiers, ils portent des petits mots, "la répression ne nous fera pas taire". Le 13 décembre dernier, ils faisaient partie d'une chaine humaine qui bloquait l'annexe du bureau de poste… « Séquestration »,  a dit leur directeur qui a fait venir la police et un huissier, et a aussi obtenu contre les bloqueurs les témoignages de trois postiers... Mais ceux-ci se sont rétractés et affirment que le directeur leur avait dicté leurs témoignages... Et une tension règne  (lis-je) chez les postiers versaillais depuis l'arrivée de ce directeur qui se vanterait en public d'avoir fait virer 50 personnes dans sa carrière, et qui un jour aurait agressé le syndicaliste CGT Vincent, « il m'a cassé mon portable en tapant dessus », dit le cégétiste...

Voilà dans un quotidien communiste un morceau d'ambiance d ela France ces jours-ci.

Pendant ce temps, ambiance toujours dans une administration qui nous protège: des hommes et des femmes sont malheureux et le disent dans Libération, ils se sentent soupçonnés épiés, regardés de travers comme maghrébins ou comme musulmans, et non plus comme des flics parmi les flics. Ils subissent des blagues après des attentats, "t'as vu ton cousin  ce qu'il a fait », ou juste comme ça, "tiens t'as coupé ta barbe de salafiste", ils se recroquevillent, deviennent-ils paranos, font ils peur à leur collègue qui rangent leurs pistolets mitrailleurs quand ils arrivent en salle de repos... C'est un dégât collatéral de la juste vigilance qui s'exerce pour repérer les radicalisés dans l’institution... Laurent Nunez nous a assuré tout à l’heure qu’il n’y avait de discrimination à l’encontre des policiers musulmans.

Les vigilances pourtant s’imposent.  Ce matin Charlie Hebdo monte la garde, c'est sa mission, devant la laïcité et le droit au blasphème et le fait en commandant un sondage comme les confrères dit sérieux: 50% seulement des français interrogés par l’IFOP défendent l'idée du blasphème, 50% le refusent, c'est ennuyeux. Charlie me dit que les islamistes font peur comme la Mafia à Palerme, où elle assassinait autrefois un animateur de radio qui se moquait d'un chef mafieux local... La jeune Mila qui ne va plus au lycée ressemblerait aux victimes de Cosa nostra. Charlie blasphème à tour de bras ce matin: « Quelle chose cruellement bouffonne que ce mot qu'on appelle dieu », c'est du Flaubert. Le journal sourit aussi de lui-même: "Charlie soutient Mila, c'est bien ça qui m'inquiète le plus" répond la môme.

Il faut être avec Charlie et aussi bien avec ces flics musulmans qui souffrent dans Libé.

On parle aussi de policiers heureux!

Et dont on est fier dans le Journal de Saône-et-Loire, et un rappel que la vie 

n'est pas seulement  polémiques, quand on lit ces 20 flics que Laurent Nunez, encore, est allé féliciter hier au Creusot pour avoir l'an dernier empêché un homme de se suicider, secouru une collègue qui faisait un malaise cardiaque, et frappé rudement des trafiquants de drogue...

Parlant de drogue, à Marseille me dit la Provence, prospèrent des petites enreprises dédiées à leurs clients, des livreurs de drogue à domicile, propres sur eux, en scooter, aussi efficaces que les livreurs de pizza; ils évitent au consommateur le désagrément de se rendre dans une cité redoutable, et préservent les vendeurs du souci de contriôler et défendre un territoire.

A chacun sa spécialité locale en matière de transgression. En Islande, la géothermie attire  les producteurs de bitcoins, qui font tourner leurs ordinateurs dans le froid pour miner la monnaie virtuelle... Mais Vanity fair raconte que des voyous locaux braquent les data centers du bitcoin, raflent des boitiers d'ordinateurs, qui non seulement valent cher, s mais si on sait s'en servir, sont la planche à billet de l'argent virtuel. L’islande apprend la prospérité et la délinquance en même temps. On sourit.

Et on parle des riches ce matin...

Dans le Un qui s'inquiète, les riches le sont-ils trop? Car les inégalités que valident les politiques fiscales exacerbent les sentiments d'injustice et de révolte, dit l'économiste français Gabriel Zucman (on l'entend aussi dans Télérama)… Le Un se moque avec la romancière  et violoniste Leonor de recondo qui joua emperruquée au fameux anniversaire de Carlos Ghosn à Versailles; le Un griffe avec Nietzsche en son temps avait balayé l'innocence des milliardaires mécènes: le riche qui achète le masque de la culture éveille l'envie des plus pauvres et des illettrés... Mais le Un s'interroge aussi sur le juste équilibre, avec le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, qui avertit contre la « passion frénétique de l’égalité" et la haine qui en découle. Le même Tavoillot dans la Voix du Nord nous apaise sur la démocratie... Utile garçon.

A Stockton en Californie me dit le Monde, un maire démocrate expérimente le revenu minimum garanti, et donne chaque mois 500 dollars aux familles pauvres d'une ville pauvre... Il s'appelle Michael Tubbs et était sorti du ghetto; il était stagiaire à la Maison-Blanche quand il a su que son cousin avait été tué, il est revenu. Il m'intéresse plus Monsieur Tubbs, que les grands démocrates qui font l'actualité.t

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