Elle s'appelle Chrissy Archibald.

Par Laetita Gayet.

En tête des sites internets du SUN et du TELEGRAPH. Le portrait de cette jeune femme blonde, souriante, un bonnet sur la tête. C'est la première victime des terroristes sur le London Bridge samedi soir. Chrissy Archibald était Canadienne. Ses parents dressent le portrait d'une jeune femme qui croyait dur comme fer, que chaque personne devait être valorisée et respectée. Pour preuve. Avant de rejoindre son fiancé en Europe, elle avait l'habitude de travailler dans un refuge pour SDF. Chrissy Archibald fait donc partie comme le jeune Français de 27 ans originaire de Saint-Malo que OUEST-FRANCE a identifié des 7 victimes de l'attaque.

A travers ces portraits, les images et les vidéos de cette attaque, depuis samedi soir, une contagion émotionnelle s'est emparée du monde, relayée par les réseaux sociaux relève THE CONVERSATION.

Hashtag, Pray for London. Hashtag, Pray for Manchester. Twitter, Facebook, Instagram, ils sont désormais incontournables, pour le meilleur, donner l'alerte et pour le pire. Il y a un transfert à d’autres individus de son propre état émotionnel.

Les informations véhiculées par les réseaux sociaux sont un facteur de stress qui agit sur l’humeur des jeunes adultes qui ont du mal à réguler leurs émotions.

Trop d'empathie, tue l'empathie ?

On peut se poser la question. Le mensuel SCIENCES HUMAINES s'interroge en effet sur les pouvoirs de l'empathie. Ce mot est apparu véritablement dans la langue française, il y a une 50aine d'années. Et au fil du temps, parce répété à l'envie, il est devenue à la mode. Pour les uns, l'empathie serait devenue le fondement même de la morale, de la coopération et de l'attention à autrui, autant dire de l'humanité.

Il faut faire preuve d'empathie dans les professions de soins. Il faut apprendre aux enfants dès l'école, l'empathie. Les politiciens doivent savoir eux aussi, être empathiques. Mais l'empathie a ses critiques.

Un chercheur américain Paul Bloom note lui, que si l'empathie peut apporter de bonnes actions. Elle peut aussi conduire aux pires exactions. Par exemple, l'empathie pour les victimes d'atrocité peut conduire à en commettre d'autres, à l'encontre de ses supposés responsables.

Et on revient à l'attaque de Londres samedi soir.

Et l'empathie dont on parlait à l'instant est partout, photo et titres à l'appui.

L'acharnement terroriste à la Une de la DEPECHE DU MIDI.

Londres pleure ses victimes en tête de L'ARDENAIS.

Londres en larmes pour L'INDEPENDANT.

Londres en résistance pour LIBERATION.

Le problème, relève Pascal Coquis des DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE. C'est que derrière les appels au dialogue, à la fraternité, à la résistance collective, sourd désormais de plus en plus audible, un discours plus radical. S'exprime un besoin de fermeté et d'exclusion, entretenu par l'idée que si ce type de violences est possible sur notre sol. C'est que nos sociétés sont trop permissives et tolérantes.

Dans LIBERATION, l'islamologue François Burgat dénonce. Nous continuons à nous efforcer de tout savoir sur le le comment de l'organisation terroriste. Mais nous demeurons sourds à toute interrogation sur le pourquoi, de cette hostilité qui nous frappe. Plutôt que de réfléchir sur les limites de notre humanisme à géométrie si variable. Nous préférons nous entêter à réformer l'islam de l'autre.

Le site du POINT lui, relève ce matin, les mots de l'Ayatollah Khamenei. Dans une intervention télévisée hier, le guide suprême iranien affirme que les attaques terroristes du groupe État islamique dans le monde et notamment en Europe ces dernières années, sont la preuve que les politiques menées par les Occidentaux depuis plusieurs décennies au Moyen-Orient ont eu un effet contre-productif.

Il y a les radicalisés qui croient à l'attaque-suicide. Et il y a ceux qui ne croient plus au martyr.

Il faut lire l'article de Chloé Rouveyrolles dans LIBERATION car il donne à réfléchir. En échos au 50ème anniversaire de la Guerre des 6 jours, la journaliste a rencontré des jeunes Palestiniens dans les Territoires occupés. Les Palestiniens sont une population jeune. 30% est âgée de 15 à 30 ans.

Mais ces jeunes là, ne ressemblent plus à ceux des années 2000, qui défiaient l'occupation israélienne au péril de leur vie. Rares sont les Palestiniens qui rêvent d'une troisième Intifada, même si les germes sont là. Les attaques suicides? Il reste des initiatives individuelles qu'on voit chaque semaine explique le directeur du Centre palestinien de recherche politique à Ramallah. Ce sont des personnes déséspérées. Il n'y a pas de réflexion politique. Avant, on était fier de nos martyrs dit une jeune assistante-maternelle palestinienne. Maintenant, on est désolé pour eux.

Ils meurent en vain. Ce n'est pas leur sacrifice qui va leur donner un Etat. Le président ne va même plus à leur funéraille. Le mot résistance a t'il encore un sens ? Une jeune Palestinienne résignée. Les Palestiniens n'intéressent plus grand monde.

A lire également dans la presse, les révélations sur les ordonnances d'Emmanuel Macron.

C'est à la Une du PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Le journal a pu consulter le projet du gouvernement. 9 ordonnances. Et le constat de Catherine Gasté ? Certaines portent sur des points qui n'ont jamais été évoqués pendant la campagne, ni avec les partenaires sociaux. On découvre par exemple, que le contrat de travail, la durée du travail, la santé ou la sécurité des salariés pourront être négociés au sein de l'entreprise. Les syndicats n'ont jamais entendu parler de l'ouverture de ce chantier. Sur le contrat de travail, jusqu'à présent pour licencier un salarié, il fallait pour l'employeur, justifier d'une cause réelle et sérieuse. Désormais, on pourra définir le motif de licenciement dans le contrat ou via un accord d'entreprise. Emmanuel Macron veut aller au pas de charge conclut Stéphane Albouy. Reste à savoir comment les Français vont recevoir le texte. Le vote dimanche prochain, pourrait être un bon indicateur.

Pour terminer, petites histoires de tennis.

On pourrait en faire un roman. Pas un livre Inter, mais plutôt un bon roman de gare. Prenez le duel Alizé Cornet - Caroline Garcia aujourd'hui, en 8ème de finale de Roland-Garros. Ces deux là, ne s'aiment pas vraiment depuis que Caroline Garcia a annoncé qu'elle ne voulait pas participer à la Fed Cup, la Coupe Davis au féminin. Roland Garros le tient son Western écrit Grégory Schneider dans LIBE. Prendriez vous un café avec Alizé Cornet ?

Pas de café, ni avant le match, ni après répond Caroline Garcia. Cristina Mladénovic qui a joué en double avec Garcia enfonce la clou. Je suis complètement autonome. Elle, elle est complètement géré par son père. Je parle 5 langues. J'ai eu mon bac. Elle, elle a arrêté ses études. Vlan !

Va pour le Western des filles. Va aussi, pour le Western des vieux. A découvrir dans L'EQUIPE, ou sur les sites du DAILY MAIL ou du SIDNEY MORNING HERALD. John Mc Enroe a répondu via une vidéo, à Margaret Court, l'ancienne joueuse australienne qui a déclaré la semaine dernière entre autre, qu'il y avait trop de lesbiennes dans le tennis. "La façon dont je vois les choses ? Il y a trois manières. Soit c'est vrai, et on s'en fout. Soit c'est faux, et on s'en fout. Et si c'est entre les deux, qu'est-ce qu'on en a à faire?

Ainsi va la vie du tennis.

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