Des chercheurs français, au Généthon, trouvent un remède à une maladie génétique touchant des nourrissons. Une start-up américaine et Novartis en font des milliards, l'Express, le Canard enchaîné. ""Vous êtes si belle", dit un graffeur à Marise, 98 ans, il fait son portrait sur un mur de Colmar, les DNA.

On parle d'une culbute financière...   

Qu'a révélée l'Express et dont parle aussi le Canard enchaîné, une culbute scandaleuse et légale dont nous sommes français les victimes, et qui, sacrilège, concerne la santé. On a appris en mai que la firme suisse Novartis allait commercialiser le médicament LE PLUS CHER DU MONDE; le Zolgensma qui à deux millions cent mille dollars la prise combat l'amyotropie spinale, maladie génétique qui tue des nourrissons, paralysant leurs muscles et leur respiration. Et bien, ce médicament a été inventé chez nous en France, par le Généthon, le laboratoire du Téléthon, cause pour laquelle nous mettons chaque année la main à la poche. Les chercheurs du Généthon avaient déposé des brevets; mais quand on dépose des brevets, vos données deviennent publiques, dans le monde réel qui est plus dur qu'un brave labo née d'un association de malades. Le Généthon avait investi 15 millions d'euros pour des expériences sur les souris, une start-up americaine Avexis a levé 500 millions de dollars pour réaliser des essais cliniques et le passage à l'espèce humaine. Et le Généthon dépassé, pour quinze millions de dollars, en gros le prix de ses recherches, a cédé ses brevets à son jeune vainqueur... Lequel vainqueur s'est fait racheter par Novartis pour 8.7 milliards de dollars. Et Novartis espère vendre pour 2 milliards par an de Zolgensma; le généthon touchera des royalties sur ces ventes, qui seront réinvesties dans la recherche, car nous sommes français des gentils, peut-être inadaptés. L'Express et le Canard le martèlent, la France n'a pas su créer de  filière pour les thérapies génétiques, qui irait de la recherche jusqu'à l'industrialisation, pas seulement pour être nous aussi milliardaires, mais pour maîtriser le prix des médicaments...   

Cette inadaptation me poursuit quand je lis dans les Echos et  dans Libération, les doutes qui entourent le projet de fusion entre Fiat et Renault: Fiat lis-je prendrait le pouvoir dans le mariage au nom du capital et des profits immédiats, quand Renault porte une histoire de recherche et développement, air familier? Dans le Figaro me prend la prose crépusculaire de Jean-Pierre Chevènement qui parle de Belfort dont il fut l'élu et où grondait jadis un grand conglomérat français, qui fabriquait des turbines des locomotives des moteurs des aimants.. mais de la Compagnie générale électrique, alcatel alstom, il ne reste que miettes. Et Chevènement dénonce nos élites financiarisées qui n'ont plus le sens du patriotisme, ni de l'industrie.

C''est peut-être poignant, ce vieux républicain, ce jour où l'on nous parle beaucoup d'inégalité, de riches et de pauvres, et même au cinéma, pas en France en Corée d'un film "parasite" palmé d'or à Cannes...   

On parle de la libération à la veille du 6 juin... 

Le 6 juin 44 une France fragile se protégeait des bombes et la Croix raconte l'histoire d'un millier de Normands qui près de Caen, à Fleury sur Orne, vécurent 6 semaines sous terre pour se protéger des combats, entre le débarquement et la libération de Caen, le 19 juillet 1944... Ils avaient organisé un véritable village, une boucherie, un semblant d'église pour la messe, dans des carrières du 19 e siècle que leurs propriétaires avaient ouvert à la population, et ces troglodytes de la libération revivent dans le travail des archéologues, déjà, 75 ans après...       

Pendant qu'à Fleury sur Orne on s'abritait de la guerre, un héros breton était tué en Bretagne, près de Plumelec, le caporal Emile Bouétard qui avait été parachuté avec d'autres commandos pour désorganiser l'arrières de l'ennemi, il fut le premier mort français de la libération, et ce héros mort dans le Morbihan était des Côtes d'armor, à l'époque Cotes du Nord, de Pleudihen-sur-Rance, où il est resté un mythe que Ouest-France nous fait partager

Cette année 44 encore, quelques semaines plus tard, à Chartres, un jeune soldat américain mourait dans les bras d'un beauceron libéré, c'est en voyant cette photo que le petit fils du beauceron Christian Dours, s'est pris d'amour pour nos libérateurs et collectionne en leur souvenir des jeeps, des chars, un Sherman en état de marche, et il défilera nous dit l'Echo républicain en l'honneur du D-Day...   

Cette année 44, des français avaient fait le choix des nazis, combattant avec eux, et en France aujourd'hui, quatre anciens de la Waffen SS survivants touchent des pensions de l'Etat allemand, l'un d'eux , servait dans la  3e division blindée SS Totenkopf (« tête de mort »), qui comptait dans ses rangs des gardiens de camp de concentration et d’extermination, c'est une enquête du Monde qui assombrit le coeur... 

Et les Gafas sont dans nos lignes de mire. 

Ces géants d'internet qui semblent à force d'articles l'ennemi sans arme de nos libertés et dont l'emprise sans limite inquiète désormais les scientifiques de l'espace,  me dit Usbek et Rica. L'Union astronomique internationale a publié un communiqué contre les constellations de satellites -tel le projet Starlink de Monsieur Musk- que lancent ou vont lancer les Gafa, qui veulent rendre internet omniprésent en saturant le ciel... Les agences antitrust américaines ont les Gafa dans le viseur, ce sont les unes des Echos et de l'Opinion. Le Un, en France, décrit l'emprise de Facebook sur la pensée même, car par des algorithmes, la machine nous tient de futile, de haines, et pire encore, en nous répétant à l'envie ce que nous pensons déjà, ne nous confronte jamais qu'à notre propre opinion, prisonniers de nous mêmes autant que de Facebook. Dans le Berry républicain, je vois de braves commerçants qui s'épuisent à exister sur les réseaux sociaux, ils pensent qu'ils n'ont pas le choix.   

Il faut alors à toute force être des individus.  Lisez alors dans le Journal du Centre la saga du Zidane de la pétanque! Lisez dans Rue 89, l'Obs, cet homme qui veut après sa mort devenir non pas poussière mais compost, faire de son corps dégradé l'humus de forets à venir... Lisez encore dans le même Rue 89, la confession ténue d'un septuagénaire, il s'appelle Michel, et il y a  cinquante ans, il aimait un autre garçon Jean-Pierre avec qui rien ne se passa jamais sinon de la tendresse et Jean-pierre mourut à 28 ans d'un infarctus, et Michel se dit qu'ils avaient été des imbéciles, de ne pas avoir vécu ce qu'ils auraient pu vivre... C'est un des beaux portraits d'une belle série, nos aînés LGBT, où des anciens  c e qu'était être gay au temps du silence. 

Comment un algorithme peut-il remplacer la magie du hasard. Sur le site des DNA, voyez cette rencontre. Un homme voit une femme dans la rue, "que vous êtes belle" dit-il, elle ne peut rien lui refuser. Elle s'appelle Marise, elle a 98 ans, il en a 34 et est artiste urbain graffeur, il a fait son portrait qui illumine un restaurant de Colmar et elle ravie se souvient qu'enfant, elle voyait des slogans sur les murs pendant la guerre d'Espagne qui disaient "no Pasaran"....

L'équipe
Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.