Ce soir, il y aura du football... Première demi-finale de la Ligue des Champions... Arsenal contre Manchester United : deux clubs anglais... Le tenant du titre, c'est Manchester United... Du coup, le journal L'Equipe s'interroge : "Arsenal passera-t-il de Londres à la lumière ?"... Joli titre... Et réponse très optimiste d'Arsène Wenger, le manager du club londonien : "Mon équipe va faire le match parfait", dit-il dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui en France... Samedi soir également, il y aura du football... Et cette fois, ce sera la finale de la Coupe de France... une finale entre Rennes et Guinguamp, deux clubs bretons... Du coup, "l'hymne breton s'invite au Stade de France", titre Le Figaro... Juste avant le début du match, on jouera le "Bro gozh ma zadoù"... bombardes et binious... En Bretagne, nous dit-on, on se réjouit de l'initiative... Et tout le monde met la main à la pâte pour soutenir son équipe. Pour preuve, la Une du Télégramme : "Supporteur jusqu'au ciel"... Le curé de Guinguamp, qui a donné sa bénédiction pour que soit posée une banderole à l'entrée de la basilique Notre-Dame... une banderole qui dit : "Allez Guinguamp !"... "Les chrétiens ne sont pas hors du monde, et l'événement méritait bien un petit clin d'oeil", explique le prêtre... L'actu football, c'est aussi, ce matin, la Une de La Provence : "Didier Deschamps dit oui à l'Olympique de Marseille"... D'après le quotidien, l'ancien capitaine de l'OM aurait donné son accord pour devenir maintenant l'entraîneur de l'équipe... Mais dans l'actualité "football", on parle aussi justice avec, aujourd'hui, un joueur qui comparaît devant un tribunal pour injures à caractère raciste contre un autre joueur... C'est une première en France... Et comme c'est une première, c'est le sujet que La Croix a choisi ce matin de mettre à la Une : "Football : le racisme en procès"... "Le racisme ordinaire du terrain passe au tribunal", titre de son côté Libération, dans lequel Olivier Bertrand nous raconte ce qui s'est passé le 25 janvier à Lagnieu, petite commune de l'Ain... Les joueurs locaux menaient 5-0 contre Rossillon, un club de village où évoluent plusieurs joueurs de couleur noire... Des cris de singe ont émaillé la rencontre, puis un supporter dans la foule a crié à l'attention du capitaine de Rossillon, Makam Traoré, qui parlait à l'arbitre : "Sale nègre, ferme ta gueule !"... Ensuite, un joueur de Lagnieu aurait ajouté : "On vous en a mis cinq dans le cul, sale nègre", avant de conclure : "Sale singe"... L'arbitre a entendu... Il a stoppé le match... Et Makam Traoré a craqué, pas de façon violente, non, mais il s'est mis à pleurer... Accroché à un grillage du stade, il s'est retrouvé secoué de sanglots, incapable de s'arrêter... Comment les insultes d'une poignée d'abrutis l'ont-elles ainsi marqué ?... "Je n'en peux plus, répond-il... J'en ai trop entendu, depuis que je joue au foot... Aujourd'hui, j'ai envie de rentrer dans mon pays"... Son pays, c'est le Sénégal... Mais s'il reste en France, c'est parce qu'il y a sa femme et ses deux enfants... Ca, il l'explique à Alexandre Roos, dans La Croix... Il raconte qu'il ne se remet pas de ce qu'il a vécu... "Tous les jours, je ne pense qu'à ça, dit-il... Je suis dégoûté de tout... Sur ma carte d'identité française, à la place de 'Makam', j'aimerais bien qu'on écrive 'Négro Traoré'"... Le joueur qui l'a insulté sera donc jugé aujourd'hui en correctionnelle... C'est une première... "Même si ça ne soignera pas ma blessure, il mérite d'être puni", confie encore Makam Traoré... "Je ne veux plus que cela arrive à d'autres"... Le racisme : il en est également question en politique, cette fois sous le versant de l'antisémitisme, avec un peu partout dans les journaux la polémique autour de la candidature de Dieudonné aux élections européennes... Dieudonné qui, avant, était un humoriste... Aujourd'hui, il ne fait plus rire, multipliant les propos et les provocations antisémites... Dimanche, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a indiqué que les pouvoirs publics étudiaient la possibilité d'interdire la liste conduite par Dieudonné, en précisant d'emblée qu'il n'était pas certain que cela soit possible... D'où la polémique, certains, à gauche mais également à droite, estimant que Claude Guéant n'avait fait que donner un coup de pub à un homme dont, jusque-là, on parlait assez peu... Confirmation dans Le Monde : "Les amis de Dieudonné disent 'merci' à M. Guéant"... Et le journal de citer les réactions des amis en question... "On n'est pas mécontents : cela fait parler de nous"... CQFD... Ils voient même dans la déclaration du secrétaire général de l'Elysée une nouvelle preuve qu'ils ont raison... "C'est de l'histérie sioniste, et cela corrobore tout ce qu'on dit"... Le fait est, en tout cas, que Claude Guéant a relancé le débat sur une candidature pour le moins controversée... D'où le dossier du Parisien ce matin : "Questions sur l'affaire Dieudonné"... "Que pèse vraiment Dieudonné ?"... Son impact dans les banlieues n'est pas négligeable", explique le journal... "Peut-on vraiment interdire sa présence ?"... Les experts sont partagés... "Peut-il profiter de la polémique ?"... Réponse : oui, assurément... Son entourage se frotte les mains... "Mais au fait, pourquoi l'Elysée intervient-il ?"... Et là, Le Parisien reprend les commentaires de l'opposition, qui a dénoncé "un coup politique"... Pour elle, l'Elysée mettrait ainsi en valeur Dieudonné parce qu'il pourrait, au bout du compte, grapiller quelques voix, notamment en banlieue, sur l'électorat d'extrême-gauche... L'extrême-gauche, que l'on retrouve d'ailleurs ce matin à la Une de deux autres journaux : Le Figaro et Libération... "Universités : comment l'extrême-gauche impose le blocage", titre ainsi Le Figaro... qui propose une enquête sur (je cite) "les groupuscules qui perturbent une vingtaine d'établissements et menacent les examens"... des jusqu'auboutistes que le journal décrit comme souvent proches du NPA de Besancenot, pas toujours étudiants mais qui parviennent à maintenir la pagaille dans les facs... L'extrême-gauche dans l'université... à la Une du Figaro donc... Et dans Libération : "Conflits sociaux : le vrai rôle de l'extrême-gauche"... Là encore, une enquête... Continental, Caterpillar, Toyota : le journal est retourné sur trois sites en grève pour mesurer l'influence réelle de Lutte Ouvrière et du NPA face aux syndicats... Dans le même temps, dans Les Echos, on nous explique comment "les cadres se lancent à leur tour dans la contestation"... Eux, ils ne séquestrent pas leur patron, mais ils n'hésiteraient plus à dire leur désaccord... Je vous conseille la lecture du papier... Vous lirez comment les cadres utilisent Internet pour envoyer des messages plus ou moins codés à leur patron... Ils sont nombreux aussi à décider la grève du zèle : plus d'heures sup et plus non plus de minutes sup... Très amusant dessin, toujours dans Les Echos... dialogue entre un délégué du personnel et un patron... - "L'ambiance se dégrade, Monsieur"... - "Ah bon, les cadres sont en grève ?"... - "Non, mais ils sifflotent en travaillant"... - "Là, c'est plutôt bon signe"... - "Non Monsieur : ils sifflotent L'Internationale"... Et puis allez, pour finir, quelques anniversaires... Et d'abord c'est pour vous, Monsieur Bayrou : l'anniversaire de Pyrénées Magazine... 20 ans... Et un reportage, ce mois-ci, dans le Béarn... Vous verrez aussi "10 randos coups de coeur"... Je vous l'ai apporté... C'est très beau... Et puis un autre anniversaire, en ce mardi 5 mai... Si je vous dis que c'est tout petit, tout rouge, et qu'il s'en vend 18.000 par minute... Une idée, Monsieur Bayrou ? C'est sucré, c'est né en France il y a quarante ans... Et c'est à lire ce matin dans Libération : les quarante ans de la fraise Tagada ! Et tiens, pourquoi d'ailleurs cela s'appelle-t-il Tagada ? Eh bien, nous explique le journal, parce que "tagada tsoin tsoin"... C'est beau la vie.

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