La Croix publie une carte mondiale du Coronavirus. Le maitre israelien de l'absurde Etgar Keret a dirigé une série pour Arte sans comprendre le français, l'Humanité. Libération raconte une émission de radio qui soulage les détenus. Le Monde raconte une église où Vladimir Poutine était représenté en pieuse mosaïque.

On parle d'un éboulement...

Un éboulement sur une voie de chemin de fer qui aurait sauvé des vies. Un début d'affaissement constaté début mars entre les Aubrais et Vierzon, à Nouan-le-Fuzelier, sur la ligne de train Paris Limoges Toulouse, et les travaux de réparation réduisant le nombre des trains ont diminué le nombre de Parisien venant en Limousin avant le confinement, et donc freiné l'expansion du Covid-19... Et le populaire du centre qui se demande pourquoi sa région a été relativement épargnée, a trouvé cette raison pleine de poésie, le hasard....

La Croix qui publie une carte mondiale de la propagation du virus retient également le hasard dans les raisons de l’histoire, chez nous une cérémonie religieuse à Mulhouse, en Italie un match de football entre Bergame et Valence...

Dans le Limousin, la santé a tenu à un éboulis de pierre et de terre.

En ce jour de doute, quand la France en Unes du Figaro de la Dépêche de l'Ardennais hésite devant le déconfinement et le retour en classe, j’ai cherché dans les journaux à fuir le raisonnable. 

J’ai lu dans l’Humanité unn écrivain Israelien, Etgar Keret, maitre de l’absurde, il réalise avec sa compagne Shira Geffen une série pour arte, avec Mathieu Amalric en agent immobilier foutraque… Et Keret raconte l’inquiétude des gens de la télé, comment pouvait-il réaliser la série sans parler français? « J’ai été très vexé. J’ai commencé un long monologue très passionné pour leur expliquer que nous connaissions le scénario et toutes les émotions par cœur. et nous n’avions pas besoin de connaître la langue. »

Keret situe son film à Bagnolet là où les gens se battent dit-il. Cet étranger sans notre langue sait quelque chose de nous.

Je lis dans le Monde  que tel un saint Vladimir Poutine a été représenté dans une église, dans une mosaïque célébrant « la réunification pacifique de la Crimée ». L’église, de structure vert kaki, sera la cathédrale des forces armées, elle veut célébrer les  épopées russes dans un pays où l’orthodoxie soutient de l’Etat… Et  la conquête de Crimée devait rejoindre la lutte contre le nazisme… Mais le Président russe a d’un sourire a trouvé cet honneur prématuré et sa mosaïque a été retirée… Staline, lui, vainqueur de Hitler, sourit toujours sous le dôme bien qu’il ait fait tuer des dizaines de milliers de prêtres…

Est ce de la poésie ou sommes nous glacés?

On parle de prisonniers aussi…

Des détenus dont Libération me rappelle qu’une radio associative, Fréquence Paris Plurielle, se fait l’écho depuis 20 ans dans une émission appelée l’Envolée, on y témoigne de la vie des taulards et parfois on les entend qui passent en douce depuis leur cellule des appels grésillants, depuis que le coronavirus a confiné les prisons, l’envolée est devenue quotidienne… Je lis dans la voix du Nord qu'on a essayé de faire passer du cannabis par drone à des détenus de la prison de Longuenesse.

Qui est libre autrement que d’illusion, dans une planète qui dérive. Dans les Echos, je lis ceci: si l’on n’agit pas contre le réchauffement, d’ici 50 ans 3,5 milliards de personnes, 20 % de la surface terrestre basculeront dans des conditions comparables à celles du Sahara. Dans le Télégramme, une micro-biologiste, Geneviève Héry-Arnaud, qui m’avertit et avertit l’OMS contre les virus et bactéries que la banquise conserve et qui vont jaillir contre nous quand elle fondra… 

Il faut se forcer à l'espérance, avec Mohamed Yunus prix Nobel de la paix qui veut croire dans le Monde qu’après le virus nous pourrons tout changer, ou avec ces maires et surfeurs de Bretagne qui modestement dans Ouest-France veulent inventer les moyens de rouvrir les plages. 

Et puis dans Télérama le ministre Riester encourage le monde de la culture a créer encore. Chacun ici essaye.

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