Lea, jeune communiste violée par un camarade, parle dans l'Indépendant. Des parents libres qui éduquent leurs enfants redoutent l'empiètement de l'Etat, le Journal du Centre. La Flor, un film fleuve argentin, qui est tout le cinéma, célébré dans Libération.

Nous sommes en train de perdre des millions d'euros... 

Ils sont à la Une de Sud-Ouest, 687 millions d'euros une pâille que nous perdons et qui pourtant sont à nous,  ou plutôt à des associations, des artisans, des agriculteurs... qui essaient de sauver nos campagnes: 687 millions d'euros destinés à 340 territoires ruraux, que l'Europe nous avait attribué en 2014 mais qui N'ONT PAS ETE donnés à ceux qui les attendaient;

Et ce n'est PAS  LA FAUTE DE L EUROPE,  mais celle de l'Etat français embourbé dans ses disputes administratives et par un logiciel nommé OSIRIS, qui devait gérer ses fonds, mais qui a coincé. Résultat. Dans 9 mois, en 2020, tous les fonds qui n'auront pas été utilisés devront etre rendus à l'Europe... Pour l'instant, sur 687 millions, l'Etat français n'a su donner que 28 millions, 4%... 5000 projets attendent, 7500 projets sont bloqué au niveau administratif, les campagnes s'étiolent et les régions se lassent, et Sud Ouest en fait donc sa Une et son dossier...

Et c'est, bienvenu ce matin où par ailleurs on parle de l'Europe avec superbe aux Une du Figaro, du Dauphiné, du Parisien, le Parisien, qui comme le Guardian ou die Welt publie la lettre du Président Macron aux citoyens européens sur l'Europe qui mérite un avenir meilleur, une renaissance, et le Parisien explicite la pensée présidentielle, et le Figaro la dissèque et dans le Figaro Jean-Pierre Raffarin rejoint le Président européen. Nous sommes un pays d'ambition, la presse en infuse, Emmanuel Macron inaugure aujourd'hui -c'était son projet- un Collège du renseignement en Europe, académie informelle où les chefs espions de 30 pays du vieux continent pourront se fertiliser, l'opinion, le Parisien le Monde le racontent, et il n'est pas qu'en Europe que la France est grande. Hier, trente experts dont le PDG de Danone et la navigatrice Ellen Mac arthur, sont venus à l'Elysée depuis le ministère de l'Environnement, en bus électrique soumettre à Emmanuel Macron -encore lui - leurs projets pour préserver la terre, "la France au chevet de la planète", titre la Dépêche, un grand pays... 

Oui mais dans les campagnes de ce grand pays, nous ne sommes que modestes et simplement heureux quand l'europe douce nous aide. L'europe, dit Sud-Ouest, c'est ce dans les Landes le village de Luxey qui vit d'un festival de spectacles vivants, Musicalarue , qui attend cette année Orelsan et Patrick Bruel et qui a permis de maintenir une supérette, et qui existe par ces 15 à 20 000 euros, venus de Bruxelles...

Mais pour un Luxey qui s'en sort, combien de dégâts? Subventions européennes asséchées, le festival "Rock en marche" de Saint-Martin-Sainte-Catherine, dans la Creuse, n'aura pas lieu cette année, a révélé la Montagne il y a quelques jours. La semaine dernière, dans la NR, des agriculteurs allaient en justice pour réclamer ces fonds européens qui doivent aider à une transition écologique et que l'Etat bloque par incompétence, le figaro et la gazette des communes chiffres en main, nous le disent, seule la  Slovaquie s'est montrée plus inefficace dans la distribution de la manne européenne... il y a eu depuis des semaines alertes et alertes, Sud Ouest clôt le dossier.  Il faut la une d'un journal girondin pour douter de l'Etat... 

Mais en même temps, parfois l'Etat fait son métier. C'est la Une de la voix du Nord qui le raconte. Là-haut, le Prefet de la Région Hauts de France Michel Lalande a retoqué le projet de développement urbain de la métropole européenne de Lille...Les maires des communes de la métropole, en accumulant des projets, mettaient en danger l'approvisonnement en eau des habitants, en empiétant sur les champs captants, ces zones rurales où la pluie alimente la nappe phréatique... parfois l'etat nous sauve aussi. 

Mais on voit aussi des individus dans la presse...

Car il n'est pas que l'Etat qui nous garde, et nous avons aussi des  courageux, quelques mine de rien, ainsi Basile dont la bonne bouille de collégien fait la une du  Républicain lorrain,  qui a été lanceur d'alerte parce qu'il n'est pas très bon en anglais, et son papa l'envoya sur internet vérifier la traduction de "nicer", plus gentil... Sur le site reverso, il y a avait cet exemple; "Hitler a été plus gentil avec les juifs qu'ils le méritaient", c'est devenu à juste titre un de nos écoeurement sur l'ambiance antisémite...  

Dans l'indépendant, je vois une jeune femme qui porte une autre de nos lassitudes, Lea Tyteca, 22 ans, a l'air décidé", les bras croisés, elle est cette militante des jeunes communistes qui la première a brisé le silence sur les agressions sexuelles qu'ont subi des jeunes femmes dans l'irganisation, elle avait dit sur internet avoir été violée par un camarades, un ami,  élu municipal en région Centre-Val de Loire. C'était sur twitter, c'est dans le journal, c'est une autre incarnation.

C'est le métier de la presse de dire des histoires, qui en rappellent d'autres, ou de grandes interrogations..; Le Journal du centre nous rappelle ainsi nos libertés individuelles face à l"Etat, fut-il bienveillant... On voit la photo de la famille Beltramo, Christine-Helène et Gregoire les parents, Zélie et Iloée, les enfants, aux prénoms peu courant, et à l'éducation peu communes... Les Beltramo ont fait le choix de ne pas scolariser leurs enfants, et d'assurer eux mêmes leur instruction:  Zélie a attendu ses neufs ans pour apprendre à lire, parce qu'elle jouait en ligne à un jeu électronique et voulait communiquer avec ses partenaires, elle a appris d'un coup... Mais cette liberté serait mise en péril par une nouvelle loi qu veut rentre obligatoire la scolarisation à trois ans... Scolarisation et non pas instruction, et les parents libres d'enfants libres redoutent une multiplication des contrôles... On voit Zelie en train de faire la lecture à sa petite soeur, elle lit Ivan illich, théoricien de la liberté justement... photo posée, ou l'expression d'une révolte familiale, a t elle sa place, cette différence, dans un pays bien rangé...? 

Et on finit par un film...

Qui semble vu de loin aussi improbable et minoritaire que ces familles qui évitent l'école, mais ce film fait la Une et l'enthousiasme sur six pages de Libération, et était salué la semaine dernière par Télérama et le Point, et au festival de Locarno où on le présentait cet automne... Et donc les journalistes d'amour du cinéma nous invitent à "la Flor", film argentin fleuve en quatre épisodes qui dure près de 14 heures, dont le tournage a duré dix ans, dont le générique final dure 35 minutes, qui sortira demain dans trois salles à Paris, à Bordeaux aussi, Llle et lyon , que même son auteur, Mariani llinas ne sait résumer autrement que par cette phrase, "ay quatros mujetres", il y a quatre femmes, et on comprend en lisant que llinas est un génie, que son film rassemble toutes les histoires du cinéma, cet art du vertige qui serait en train de disparaitre et en un jour d'Europe ou d'émeutes à Grenoble, Libération choisit de le sauver, pour l'éternité? Ilinas dit aussi que son film est tel une pâtisserie au chocolat sans la partie ennuyeuse, la pâte, juste du chocolat...  

Dans une cave, à Montbron, dans la charente libre, Mathieu Brudo, restaurateur, patron du moulin de la Tardoire a découvert, hérité de son grand pere, Une vingtaine de bouteilles de cognac millésimées, datées de 1848 et 1870, couvertes de moisissure, mais qui exhalent  «des notes de miel, de prune confite, de café et de cacao amer en fin de bouche» J'arrive.

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