Kylian M’Bappe du Paris Saint Germain…. à qui on demande beaucoup, de sauver l’équipe de France mais aussi de sauver le monde…

Place au jeune titre l’équipe et le jeune c’est lui… nous dit le journal deux jours avant Bulgarie France (un affrontement périlleux, le parisien nous rappelle des précédents douloureux ) … Mais Mbappé est la solution, ce qu’il réalise à son âge est exceptionnel dit Didier Deschamps…

Mais ceci n’est rien encore… Mbappé. Est la prochaine superstar globale du football…. C’est une prophétie d’un oracle, l’ancien joueur anglais Gary Lineker…

Et c’est le début d’une ode à Mbappé dans libération ; signée d'un historien.

« Mbappé est un prodige. Il est rapide, puissant, doté d’une remarquable vision du jeu».

Mais plus que ça encore : il a le verbe et la maitrise des politiques, on le surnomme «mon petit Obama».

Et c’est ici que Libération assigne un destin.

Réconcilier le football français avec ses enfants de banlieue… comme « Obama a offert au monde une face rassurante de la communauté noire américaine »

Match le célèbre aussi, Mbappé, voilà une preuve, on apprend que dans la famille Mbappé, on aime la poésie et les auteurs… et cette phrase d’oscar Wilde… « Pour atterrir sur la lune il faut viser les étoiles »…

Et si l’on trouve que tout ceci est un peu médiatique…

Et bien la mémoire d’internet nous a amené un texte publiée début septembre dans le Bondy Blog… où un jeune homme Kozi Pastaka… tutoyait la star du PSG…

« Kylian, comme toi, j’ai grandi à Bondy laisse-moi te faire part de ma fierté…. Comment oublier le Stade Léo-Lagrange, Robert-Gazzi, la Mare à la Veuve ou encore les City-stades comme celui de Blanqui… »

Blanqui, révolutionnaire français, et stade de Bondy… ville d’où nous vient le salut…

C’est la vertu que l’on prête au football ce matin… Tiens dans les Inrockuptibles, on parle d’une équipe de football, à Naples, vouée et dévouée aux migrants… ça n’est pas du Mbappé Obama mais…

Le scandale du glyphosate est dans l’obs et le monde

Et dans l’Obs un visage d’enfant le petit Théo Grataloup, il a dix ans, il est né avec "un œsophage tronqué » et une trachée malformée… Enceinte sa maman Sabine avait vaporisé un générique du roundup, le fameux désherbant de la firme Monsanto…

L’obs publie les extraits d’un livre « Le Round up face à ses juges »… On y parle d’enfants malformés et d’hommes aux reins rongés… et d’une étude scientifique possiblement truquée par géant Monsanto… dans les années 70… la découverte d’un chercheur norvégien…

Et cela glace plus encore que le reste… les méthodes de Monsanto pour se protéger : une manipulation de la science… accuse le Monde…

Ça source… les " Monsanto papers " des dizaines de milliers de pages de documents internes au géant de l'agrochimie.

Et on voit comment Monsanto écrit des textes que des scientifiques acceptent de signer… Exemple de Henry Miller (simple homonymie) biologiste pro pesticide… qui publiait dans Forbes, le Wall Street Journal ou le New York –Times

En 2015, Monsanto se préparait au verdict accablant du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) sur le glyphosate

Un cadre de la compagnie sollicite Henry Miller: " Souhaitez-vous en écrire davantage au sujet du CIRC, son processus et sa décision controversée ? J'ai les informations de base et je peux les fournir si besoin. " M. Miller accepte, mais à condition de " partir d'un brouillon de haute qualité ". De fait, le texte qui lui est transmis semble être " de haute qualité " : il sera publié le 20 mars 2015, presque sans modification, sur le site de Forbes.

Le monde raconte aussi… comment une étude française accablante, d’un chercheur français… Gilles-Eric Séralini, a été rayée des archives de la revue Food and Chemical Toxicology,, par un rédacteur en chef de la revue, Wallace Hayes « lié par un contrat de consultant à Monsanto ».

Voilà comment on nous empêche de penser… Mais tout revient…

Un anniversaire dans le Figaro…

On ici dans quelque chose de sacré… Le figaro littéraire à 70 ans…

Et le journal republie quelques grandes critiques… qui font écho aujourd’hui… Guy Le Clech, sur Garcia Marquez… et 100 ans de solitude… en 1969

« A Macondo les hommes sont condamnés à engendrer des enfants à queue de cochon, symbole burlesque d’un continent soumis à un destin qu’il n’a pas choisi ».

Monsanto ?

Et aussi, en ce jour où l’on parle de Mbappé… ce qu’écrivait François Mauriac sur Françoise Sagan, « un charmant petit monstre de dix-huit ans » couronnée du prix des critiques en 1954, pour Bonjour tristesse… c’était à la une du journal et Mauriac parlait de la jeunesse…

_Il existe une insensibilité, je ne sais quelle férocité lucide, parfois, chez des adolescents. La France vit des jours d'angoisse: son destin se noue. Qu'est-ce que cela a à voir avec le roman d'une petite fille trop douée? Ceci à mon avis: que le choix d'un jury littéraire devrait manifester au monde, et d'abord à nous-mêmes, que nous nous sommes réveillés de notre assoupissement, que nous n'ignorons plus ce qui se trouve en jeu, fût-ce lorsqu'il s'agit de couronner un ouvrage d'imagination ; notre devoir est alors de proposerune œuvre qui rende témoignage à la vie spirituelle française, brûlante encore, et plus que jamais

_

Il fallait déjà nous sauver… aujourd’hui par le football, alors par un livre…

Vous irez acheter le UN pour son beeu dossier sur la langue française… qui vit et nous fait… Français…

Dans Charlie Hebdo, de Philippe Lançon, rescapé de la tuerie de janvier 2015

Il raconte ce qu’il éprouve en nous écoutant…

_Parfois, en faisant mes grimaces thérapeutiques, je continue d’écouter une radio molle et nerveuse et tombe sur quelqu’un de connu que j’ai connu quand il n’était pas connu… Il finira comme vous comme moi dans un endroit sans lumière sans public sans bruit plutôt à l’étroit, peut etre son cadavre continuera t il à informer les asticots

_

Et lançon nous parle depuis la sagesse noire du retrait… Il parle d’un infirmier qui lui parle de Montaigne, qui comme lui avait frôlé la mort… et aurait pu s’y abandonner,

« il me semblait que la vie ne me tenait plus qu’au bout des lèvres , je fermais les yeux pour aider ce qui me semblait la pousser dehors, et prenait plaisir à m’alanguir et me laisser aller ».

Montaigne a vécu. Lançon vit. Ce matin, nous avons entendu du Montaigne, du Mauriac, du Lançon, et vous Monsieur Le Clezio, ce n’est pas rien.

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