Entre ambition et maladresse, entre rêve et réalité, elle apprend comme tous ses collègues, le dur métier de ministre.

Dans le Monde, sous le titre "Jeu de rôle", Anne Sophie Mercier dresse un Joly portrait de la ministre du logement, Cécile Duflot, c'est Sheila au gouvernement, disent les méchants. Ce côté voisine de palier, qui vous donne ses secrets de cuisine et raconte sa vie quotidienne sur twitter, en gobant des bonbons Haribo. Elle adore Jean Rochefort, les films pas compliqués et en fait parfois des tonnes sur le thème de la fille simple. A Poitiers, lors de l'université d'été des écolos, fin août, on manque d'assiettes sur un stand. Qu'à cela ne tienne : la ministre retrousse ses manches et se met à faire la vaisselle. Quelle simplicité ! Sauf que discrètement, quelques photographes avaient été avertis.

Cécile Duflot, 37 ans, numéro six du gouvernement maîtrise ses dossiers et sait les faire avancer. Encadrement des loyers, prolongation de la trêve hivernale et aujourd'hui en Conseil des ministres les de logements sociaux. "Elle s'active" reconnait une collègue.

Elle encaisse les coups, et avale les couleuvres comme beaucoup d'écologistes en ce moment.

J'ai une muselière dit-elle, pour décrire son statut de grande gueule contrainte à la solidarité gouvernementale.

Une muselière et des ambitions : la mairie de Paris peut-être ou plus.

Conclusion d'Anne Sophie Mercier dans Le Monde : entre complaisance enfantine et prétention à entrer dans l'Histoire, Cécile Duflot l'ambitieuse n'a pas encore trouvé sa voie.

Et à en croire la presse, le gouvernement non plus n'a pas trouvé sa voie.

L'avalanche de titres vachards continue. Figaro : Ayrault peine à s'imposer. Nouvel Obs, en kiosque demain : sont-ils si nuls ?

Et la provoc de la semaine : Et si Sarkozy avait eu raison ?

Illustration dans le Canard enchainé : un Hollande cerné par les manifestants est exfiltré par deux gardes du corps et il dit : "J'ai cru entendre casse toi pauv' con".

Dessin signé Cabu, comme la Une de Charlie Hebdo : on veut un homme à poigne. Et apparait un Hollande dont le bras ne dépasse même pas d'un costume de dictateur beaucoup trop grand pour lui.

Comme quoi la presse n'était pas exclusivement anti-sarkozyste.

Dans Les Echos, le philosophe Roger-Pol Droit élargit la critique à tous les Français :

"La situation est étrange, le nouveau président déçoit déjà. L’opinion s'impatiente et pourtant persiste massivement, le désir de garder nos avantages, malgré la crise mondiale, le marasme européen et la croissance en berne. Les Français sont plus déconcertants que leurs gouvernants. Ils savent le pays parfaitement surendetté, l'Europe en perte de vitesse, l'industrie en vrille. Ils désirent donc des changements, tout en redoutant qu'ils se produisent, pour instaurer la rigueur et l'austérité. Ce dont souffre la France, c'est de s’obstiner à scruter un mirage"

Quelles mesures pour renflouer les caisses ou faire des économies. A retenir ce matin dans la presse, le propos de Valérie Fourneyron, la ministre des Sports. Les footballeurs n'échapperont pas aux 75% d'impôt pour au delà du million d'euros de revenus.

A la Une de Sud-Ouest, mesure d'économie : les gardes de nuit des médecins sont supprimés en Aquitaine. A quelques exceptions près, il faudra appeler le Samu.

Actualité de la gauche encore : dans Le Parisien, la socialiste Anne Hidalgo, candidate à la mairie de Paris favorable à des primaires ouvertes s'il y a plusieurs candidats. Elle propose aux écologistes d'y participer également.

Question dans Le Monde : êtes vous basket ou golf ?

Basket ou golf, rap ou musique country, bagnole gros cube ou détergent bio. Un cabinet spécialisé dans les études de marché a dressé le portrait type des électeurs républicains et démocrates aux Etats Unis.

Aux Républicains, le golf la country et les gros cubes. Et la chasse et la vie à la campagne

Aux Démocrates, le rap, le basket et le bio. Et les musées et la vie en ville.

Au delà des anecdotes forcément réductrices, cette étude révèle une chose, soulignée dans le Monde qui s'en fait l'écho : jamais dans l'histoire récente américaine on avait vu autant deux Amériques se faire face, avec deux profils d'adhérents complètement différents, deux bilans inconciliables sur les motifs de la crise et deux visions sur le devenir du pays.

Le prochain président a du travail pour réconcilier les Etats Unis d'Amérique.

De l'Amérique à la Jordanie. On évoquait hier les discours de plus en plus radicaux d'une partie des rebelles en Syrie. Les islamistes radicaux profitent de la guerre. Nouvelle illustration dans Libération. Reportage dans les camps de réfugiés syriens en Jordanie.

Nous sommes dans les locaux de l'association Kitab Wa Sounah. Des dizaines d'exilés attendent devant la porte. Cette association de tendance salafiste a désormais la haute main sur l'aide aux réfugiés. Elle est financée par le Qatar, le Koweït, l'Arabie Saoudite. Elle a dépensé 15 millions de dollars pour l'aide aux syriens qui ont fui leur pays. Face à un tel budget, les autres pourvoyeurs d'aide font pâle figure, écrit Aude Marcovicth dans Libération. La situation commence à inquiéter en Jordanie où les mouvements islamistes constituent la principale force d'opposition.

A la rubrique étranger encore, et toujours dans Libération, le texte de la prix Nobel de littérature Elfriede Jelinek en soutien aux Pussy Riot, ces chanteuses envoyés en prison à Moscou pour une chanson anti Poutine dans une église. "Si ces 3 Pussy Riot devaient vraiment être enfermées, alors c'est la Russie toute entière qui s'enferme. Alors la piste de danse, où qu'elle se trouve est fermée et commence une autre danse, qui déjà maintenant me fait trembler de peur"

Quoi d'autre dans la presse ?

Trois articles du Parisien

Le futur plan anti tabac dans Le Parisien. 40 centimes de hausse en moyenne pour les paquets de cigarette le 1er octobre. Prise en charge plus conséquente des produits de sevrage. Des paquets sans logo ni couleur. Et extension des espaces non fumeurs. Ce plan doit être lancé dans quelques semaines, selon le journal.

Les mots du sélectionneur de l'Equipe de France Didier Deschamps, à l'heure où le ministre de l'Education veut réintroduire la morale à l'école. Le Parisien lui demande pourquoi on a souvent l'impression que certains joueurs se croient au dessus de tout.

Réponse : le souci pour certains c'est qu'ils ne savent pas ce qui est bien et mal, ce qu'il faut faire et ne pas faire. Le football n'est qu'un reflet de la société, beaucoup plus exposé que tout le reste.

Et puis ce constat sous la plume de Pierre Vavasseur après la publication de la première liste du Goncourt. Olivier Adam l'un des auteurs les plus médiatisés de la rentrée littéraire n'en est pas. Pas plus qu'Angot, ou Djian

Hommage de Vavasseur à l'indépendance des jurés du Goncourt. A Bernard Pivot le matois matou. Patrick Rambaud le sale gosse. Régis Debray et son caractère. Pierre Assouline, l’insomniaque. Tahar Ben Jelloun, le poète. Et Philippe Claudel, l’ermite

Les jurés de chez Drouant procèdent désormais par ruades. Les années qui viennent diront s'ils sont sortis définitivement de l'enclos des renvois d'ascendeurs

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