Ce matin dans la presse, entretiens avec Gérard Collomb, Nicole Belloubet et Cédric Herrou, l'histoire d'un pickpocket fan du PSG et celle d'un cimetière qui renaît de ses cendres.

Revue de presse du 6 août 2017 - photo par Olivier Bénis
Revue de presse du 6 août 2017 - photo par Olivier Bénis

Gérard Collomb ménage la chèvre et le chou

Ou plus précisément, le ministre de l'Intérieur tente dans le Journal du Dimanche de rassurer à la fois le défenseur des migrants et l'habitant du Calaisis en colère. Il balaye la crainte d'une "nouvelle jungle" dans le secteur : "nous ne voulons pas rééditer l'expérience passée, où l'on avait commencé avec un centre de 400 personnes et terminé à 8000", explique Gérard Collomb, qui annonce la création de deux centres éloignés de Calais et de Dunkerque, mais aussi la création de 3.500 nouvelles places d'accueil en 2018. Tout en accélérant aussi les expulsions : "nous distinguons les réfugiés de ceux donc la migration obéit à d'autres ressorts, notamment économiques... Si l'on ne fait cette distinction, ce sera le droit d'asile qui sera remis en question".

Extrait de l'article sur Gérard Collomb dans le Journal du Dimanche - photo par Olivier Bénis
Extrait de l'article sur Gérard Collomb dans le Journal du Dimanche - photo par Olivier Bénis

Le JDD qui fait aussi une analyse intéressante de la méthode Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur aux antipodes (en tout cas dans la forme) de ses prédécesseurs hyperactifs comme Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls. Un de ses collègues au gouvernement s'en réjouit : "L'hyperactivité très théâtralisée des ministres précédents n'a pas fait une politique efficace. Il était nécessaire de rompre avec cette habitude." Un autre résume le fonctionnement du ministre : "Collomb, c'est la culture lyonnaise, celle des négociants en tissu. Il procède avec son sourire, sa bonhomie, mais quand vous vous retournez, vous vous apercevez que vous avez acheté deux tonnes de tissu. À l'Intérieur, c'est pareil : il est souriant et sympa, mais il ne lâche rien."

LIRE L'ENTRETIEN COMPLET sur le site du Journal du Dimanche

Nicole Belloubet défend la loi de moralisation

La ministre de la Justice fait elle la une du Parisien aujourd'hui. Alors que son projet de loi sur la confiance en politique est à deux doigts d'être voté définitivement par le Parlement, mercredi prochain. Une loi à qui certains reprochent de ne pas aller assez loin mais que la ministre défend point par point. Rien sur le pantouflage ? C'est parce qu'il existe "déjà une loi du 20 avril 2016 sur les questions de déontologie". La fin des emplois familiaux ? "Ça ne concerne pas la famille au sens large, et ce genre d'emplois n'est plus accepté par nos concitoyens". La suppression de la réserve parlementaire ? "Les sommes seront réinjectées dans les politiques générales qui bénéficient aux territoires. Il est aujourd'hui anachronique pour les parlementaires de distribuer des subventions". Bref pour la ministre ce projet est un bon "point de départ" : "Il faudra qu'il y ait une évolution des comportements... Mais d'ores et déjà, cette loi témoigne d'une volonté politique puissante de modifier la vie politique".

"Un Herrou pas très discret"

Extrait de l'article du Parisien sur Cédric Herrou - photo par Olivier Bénis
Extrait de l'article du Parisien sur Cédric Herrou - photo par Olivier Bénis

Le Parisien s'est intéressé à Cédric Herrou, collectionneur de gardes à vue et militant de la cause des migrants dans les Alpes-Maritimes... On connait bien le combat, très médiatisé, on découvre ici un peu mieux l'homme, assez pince sans rire notamment quand il parle de ses arrestations à répétition (six au total) : "En garde à vue, je fais des nuits de 17 heures et je peux m'exprimer car on m'écoute". Au fil des mois, il a transformé sa propriété en camp d'accueil : "Il y a des toilettes sèches (pas assez) et du wi-fi", et surtout des Érythréens, des Afghans, des Soudains qui débarquent à toute heure de la journée. Cédric Herrou avait commencé en transportant illégalement des familles entières depuis Vintimille... Il explique avoir changé de "stratégie" il y a un an : "Afin d'être crédible, j'ai compris qu'il fallait le plus possible rester dans la légalité", explique celui qui "ne supporte plus de voir sa tronche dans les journaux". Il a même refusé le mois dernier un film inspiré de sa vie, "avec Romain Duris ou Vincent Cassel dans son rôle".

La fin de la grande distribution aux Etats-Unis ?

C'est e pays des centres commerciaux et des grands magasins, et pourtant, il en train de voir ces derniers disparaître peu à peu, bousculés par l'essor du commerce en ligne... Depuis le début de l'année, nous explique Daniel Hoffman, correspondant à New-York, 7 millions de mètres-carrés de boutiques ont fermé, soit 960 terrains de football. C'est presque autant que sur l'ensemble de l'année 2016. Des centres commerciaux deviennent des entrepôts, des espaces de coworking, voire des salles de gym... Les grandes enseignes américaines bataillent notamment contre la concurrence en ligne, comme celle du géant Amazon.

En fait, seul le secteur de l'alimentation semble encore à peu près épargné par le phénomène, puisque l'e-commerce n'y représente que 1 % des ventes... Mais cette part va forcément augmenter dans les années à venir. Le problème, c'est que pour la même quantité d'activité, il faut quatre fois plus de personnel dans la grande distribution que dans le commerce en ligne, explique Daniel Hoffman, qui prophétise des centaines de milliers de chômeurs peu qualifiés dans les années à venir. "Un défi sociétal auquel les États-Unis vont devoir répondre".

LIRE L'ARTICLE sur le site du Monde

Une sombre affaire de crampons volés dans le magazine de L'Équipe

Le magazine lance une série sur les pilleurs du sport, ces petits et grands délinquants des stades ou des vestiaires, avec cette première histoire, celle du pilleur des vestiaires du PSG. Elle remonte à l'automne 2014, le club fait un début de saison en demie-teinte et ne s'inquiète donc pas tout de suite de l'apparition d'étranges petites annonces sur Le Bon Coin. Dont une qui attire l'attention : "Travaille en tant que staff au Camps des Loges j'ai réussi à avoir les crampons de David Luis,défenseur du PSG". Tarif : 200 euros... En remontant un peu, le responsable de la sécurité du club découvre d'autres ventes, pour des chaussures de Lucas Digne ou Marquinhos cette fois.

Extrait de l'article sur les vols au PSG dans l'Équipe - photo par Olivier Bénis
Extrait de l'article sur les vols au PSG dans l'Équipe - photo par Olivier Bénis

La police finit par piéger le vendeur, qui finit par balancer son complice en interne, un jeune vigile aux mains baladeuses. Et en fouillant son domicile, ils tombent sur une caverne d'Ali Baba : 21 maillots, six paires de chaussures, 11 coupe-vents, une parka appartenant au directeur sportif du club et même une montre à 12.500 euros offerte par le président du club, la saison précédente, à chacun des joueurs. Celle-là appartient à Javier Pastore, qui ne s'était même pas rendu compte de sa disparition. Les deux compères ont été condamnés à des peines de prison avec sursis, et le vigile cleptomane est depuis devenu organisateur de soirées, au cours desquelles il prend quelques selfies avec les célébrités invitées... Mais promis, nous dit L'Équipe, c'est bien la seule chose qu'il garde de leurs rencontres.

LIRE L'ARTICLE sur le site de L'Équipe

Le retour d'un cimetière ancré dans notre imaginaire

C'est le magazine du Monde qui nous raconte cette histoire, celle du cimetière de Sad Hill... Un site construit de toutes pièces à l'époque par Sergio Leone dans la vallée de Mirandilla, en Espagne, pour le film "Le Bon, la Brute et le Truand". "C'est ici", rappelle Sandrine Morel, "au milieu de 5.000 tombes disposées en rond autour d'une grande dalle de pierre, qu'a lieu l'affrontement final entre les trois personnages principaux". À l'époque (on est en 1966), "près de 250 jeunes qui effectuaient leur service militaire à Burgos ont été réquisitionnés pour construire les tombes. Mais quand les équipes sont reparties, les croix en bois ont servi à faire du feu dans les cheminées".

Extrait de l'article du Monde sur le cimetière de Sad Hill
Extrait de l'article du Monde sur le cimetière de Sad Hill

Jusqu'à aujourd'hui : une poignée de passionnés tente depuis deux ans de faire sortir le cimetière de sa tombe. Ils viennent de demander au gouvernement local de donner au lieu le statut de bien d'intérêt culturel... Ce serait le premier site espagnol protégé pour raisons cinématographiques. Près de 1600 tombes ont déjà été replantées, avec un coup de main des fans du monde entier : pour 15 euros, vous pouvez en effet financer l'installation d'une croix avec votre nom dessus. Si une place d'éternel spectateur du plus grand duel de l'histoire du western spaghetti vous intéresse, vous savez ce qui vous reste à faire...

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