Hommages universel. Emotion toute particulière dans les communautés noires du monde entier. Mandela, un héros pour Obama. Courrier International ressort un article du New York Times du mois de juin. J'ai fait partie de ceux qui ont essayé de répondre à son appel. Je suis fasciné par les hommes capables de transformé la société sans recourir à la violence mais en agissant sur l'esprit et le cœur des gens.

Obama, mais aussi dans le monde du sport, Pelé, Mohammed Ali, Serena Williams. Au fil des sites et des réseaux sociaux, on trouve des hommages de ces grandes personnalités du sport. D'ailleurs en France L'Equipe fait partie des journaux qui ont pris le temps de modifier leur contenu au dernier moment. Olivier Margot rappelle l'importance de la coupe du monde de rugby 1995 dans la réconciliation du pays. Le rugby, ce loisir de blanc était devenu symboliquement le sport de tous. Mandela vêtu du maillot numéro 6, celui du capitaine. Le soir de la victoire, réunis dans une haie d'honneur bouleversante, les portiers, porteurs, lingères, femmes de chambres, tous noirs de l'hôtel où logeaient les champions du monde, accueillirent les springboks en chantant.

Hommage encore de Christiane Taubira sur le Huffington Post. Le corps de Mandela, les cheveux les mains, les poings, le sourire. Je m'étais blottie contre lui, en un lieu pourtant solennel, le ministère des affaires étrangères. Nous n'avons pas le droit de le désincarner, de le poncer, de le lisser. Madiba est un rebelle, généreux et résolu, courtois et buté.

l'afrique du sud pleure nelson mandela
l'afrique du sud pleure nelson mandela © reuters
Pas une icône... Et pourtant... En cherchant au fin fonds des très longs articles consacrés à la vie de Mandela ce matin, on trouve sans doute des contrepoints. Mais la vision générale est sans nuance. Jusqu'aux citations du gamin gardien de bétail devenu figure universelle égrenée à la Une des journaux. Celle-ci, dans le[ Sud Africain The New Age](http://thenewage.co.za/) : personne ne vient au monde en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, de ses origines ou sa religion. Il faut apprendre à haïr. Et si l'on peut apprendre à haïr, on peut apprendre à aimer. **Quoi d'autre dans la presse ?** Je vous le disais, la plupart des journaux n'ont pas eu le temps de modifier leur Une... L'Afrique tout de même en première page de beaucoup de journaux... [Centrafrique, la France intervient pour mettre fin au chaos, titre le Figaro](http://www.lefigaro.fr/international/2013/12/05/01003-20131205LIVWWW00535-la-situation-en-centrafrique-avant-le-feu-vert-de-l-onu-a-l-intervention-francaise.php). Avant cette intervention française, rappelle Libération, Massacre à Bangui. La Croix se tourne vers le sommet de Paris. France et Afrique au delà de l'urgence **Et 50 bougies !** 8 novembre 1963, naissance de France Inter... Et ce n'était pas gagné d'avance. Car cette année là, dès octobre, pour enrayer une érosion de l'audience, les programmes de la Radio Télévision Française avaient été modifiés. Et quelques jours avant la naissance d'Inter, 22 novembre, dans le Figaro, lettres de lecteurs auditeurs. Une dame d'Alfortville est à l'agonie : "vieille malade et seule, il ne me restait plus que ma radio dont je connaissais les programmes et leur heure de passage par cœur. Ils m'ont enlevé toute ma joie, c'est à dire le peu dont je pouvais encore bénéficier". Le lien intime et passionnel des auditeurs d'Inter avec LEUR radio, ce matin, le bloqueur[ Didier Pobel, un fidèle d'entre les fidèles résume cinquante ans d'histoire](http://dpobel.over-blog.com/), sur le mode "Je me souviens". Les grands mais aussi les petits moments dans ce transistor devenu un smartphone et qui vous accompagne toute la journée. Je me souviens de l'indicatif de Radioscopie, signé Georges Delerue, je me souviens d'Inter service bourse, Inter service rural, Inter service mer, je me souviens de Time Dogger Fisher à la météo marine. Je me souviens d'une longue grève pendant laquelle on n'étendait plus que le grésillement du frigo dans la cuisine le matin. Je me souviens de la météo de Joël Collado avec les poulets fermiers du Gers. Alors à quoi ils ressemblaient, les gens qui font la radio le matin, caché derrière leur poste. Ils ont une sale gueule ! Pour M, le magazine du monde en kiosque cet après-midi, Jean Michel Normand a partagé quelques nuits et petits matins avec nous. Et il raconte : l'arrivée à l'heure du hibou, le thermos de café XXL, les cigarettes des fumeurs, le stock de bouteilles d'eau en studio, les viennoiseries qui arrivent juste avant l'antenne. Et cette façon de se regarder dans le blanc des yeux : t'as dormi combien de temps, toi ? Michaël Thébault, l'homme du journal de 8 heures, 38 ans au compteur, regarde le reporter de M droit dans les yeux : "En réalité j'ai 21 ans". Moi j'en ai 72, répond Thomas Legrand. Il faudrait ajouter le plaisir qui efface tout quand le micro est ouvert que l'on devine les auditeurs pas loin. 21-72... Entre les deux France Inter a 50 ans et juste ces petites rides qui disent qu'on a bien vécu et que la vie ne fait que commencer... ### **Aller plus loin :** **Le blog [France Inter a 50 ans](/lien-le-blog-france-inter-a-50-ans "Le blog "), qui retrace en archives (vidéos, sons, images) notre jeune histoire.** **Et retrouvez [le programme détaillé des festivités prévues pour nos 50 ans.](/evenement-france-inter-a-50-ans-3-jours-de-fete "France Inter fête ses 50 ans")**
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