Entre Texas et Floride, l'Obs raconte la croisade-road trip d'un prêcheur illuminé contre l'avortement. Society raconte Donald Trump en son château de Mar a Lago. L'Equipe ajoute à la tristesse su scandale des patineuses, avec une maman harcelée. Le Parisien organise le dialogue d'un pompier et d'un CRS.

On parle des Etats-Unis d'Amérique...

Et donc on parle de Kirk Douglas qui en fut un héros, qui est mort hier mercredi âgé de 103 ans et le Monde se souvient d'une fossette au menton et de Kim Novak qui lui demandait, comment fais tu pour raser ça dans un film « Liaisons secrètes » il y a 60 ans mon Dieu...

On parle de Kirk Douglas qui un soir à Paris se souvient l'Obs donna la leçon au publicitaire  Jacques Séguéla qui le qualifiait de simple vedette pour faire le malin sur le plateau d'apostrophes, "qui êtes vous pour dire que je ne suis pas une star" avait lancé Kirk Douglas, qui présentait ce soir là ses mémoires "le fils du chiffonnier"... Il était né Issur Danielovitch, enfant du chiffonnier juif Herschel immigré de Russie; il avait grandi sordidement pauvre dans une Amérique qui alors interdisait aux petits juifs ses belles université, il avait jailli au monde en se forgeant un corps de champion de lutte et en revenant de la guerre, il avait eu sa chance à Hollywood par une copine d'un cours de théâtre qui était devenue Lauren Bacall, Mme Bogart...

Au cinéma  il ne fut pas me dit le Monde le héros triomphant à la John Wayne mais habitait des personnages complexes et blessés. "Amputé d'un doigt dans La Captive aux yeux clairs, d'une oreille dans La Vie passionnée de Vincent van Gogh, éborgné dans Les Vikings, crucifié dans Spartacus, broyé par un camion dans l'Arrangement",  où il incarnait le doute de l'Amérique...

Il y a dans que je lis une scorie, elle est du Figaro, je cite. "Nous vient l"image du cow-boy moustachu aux cheveux gominés dans Règlement de comptes à O. K. Corral"... Mais enfin confrère, dans ce film de Sturges, Kirk Douglas jouait Doc Holliday, qui était un dentiste et un joueur de poker, un bourgeois déclassé dévoyé meurtrier tubard et sublime mais pas un cow-boy, certainement pas un cow-boy foutredieu!

Mais le figaro me rappelle justement le courage politique de Kirk Douglas. Acteur et producteur, il avait sorti de l'ombre pour Spartacus, le scénariste Dalton Trumbo, qui était sur la liste noire d'Hollywood au temps de la chasse aux communistes. Au soir de sa vie il s'était opposé à la xénophobie de Donald Trump. «J'ai toujours été profondément fier d'être un Américain. Pour les jours qui me restent à venir, je prie pour que cela ne change jamais.»

Et c'est étrange de lire ceci ce matin quand ses jours sont passés et aux unes du Figaro et du point Donald Trump semble triompher.

Society raconte le président américain en sa propriété de Mar al lago en Floride devenue un club privé à 100.000 dollars le ticket d'inscription, le Président joue au golf et recrute dans son club des conseillers des diplomates incompétents et flagorneurs. Splendide amoralité? Mais cela marche et l'Amérique change. Le Point raconte un lobby de juristes chrétiens ultra conservateurs liés à Trump qui investit la justice et la cour suprême. L'Obs est allé aux aux confins du Texas et de la Louisiane raconter la croisade road-trip contre l'avortement d'un prêcheur qui harcèle, les patientes des cliniques toujours plus rares qui osent encore pratiquer l'IVG, et demande aux maires de proclamer leurs bourgades sanctuaires pour les personnes non nés. A Mineral Wells Texas, le maire reçoit  Bible à la main la journaliste de l'Obs Doan Bui, en présence d'un ami qui ne parle pas, un chaperon: "Je suis un homme marié et vous êtes une femme".  

Dans  le Point toujours et dans Paris-Match que vous lirez en dépit d'une une dispensable sur Brad Pitt alcoolique et célibataire, parle heureusement un grand américain que l'époque inquiète mais qui croit en l'individu libre et semble épargné  par la mort comme par la folie du temps, Clint Eastwood 89 ans, qui sort un film sur un homme qui empêcha un attenta à la bombe mais qui fut broyé par la police et les media. Eastwood parle de son enfance dans la grande dépression, quand son père changeait de boulot tous les mois. "Les gens comptaient les uns sur les autres, ils dépendaient de la « bonté des inconnus », comme disait Tennessee Williams."

Dieu bénisse, sinon l'Amérique, du moins Clint qui nous reste si Kirk est parti.

On s'interroge aussi sur la France?

Qui divisée s'inquiète d'elle même dans ses journaux et le Parisien rugit  à sa une "ECOUTONS NOUS!" et après une manifestation de pompiers qui a dérapé brutalement mardi de la semaine passée, lle journal fait se recontrer un syndicaliste CRS et un syndicaliste pompier, « nous restons des frères d’armes", lis-je, sans sourire c'est émouvant;

Emouvants aussi ces policiers qui s'épanchent dit la Croix sur les réseaux sociaux et mieux encore, me dit le Monde, écrivent des livres pour d'une parole vraie échapper à la caricature...

Emouvants tout autant dans les Inrockuptibles ces textes d'écrivains et d'artistes sur un pays blessé, celui-ci notamment du romancier Pierric Bailly, venu de la France oubliée.

"Plus d'un an qu'on se réveille tous les matins dans un pays où tout le monde est flippé, les citadins ont peur des ruraux, les ruraux ont peur des banlieusards, les banlieusards ont peur des flics et et ils ne sont pas les seuls. les flics font semblant de n'avoir peur de rien mais on sait très bien qu'eux aussi se chient dessus. Comment va la France aujourd'hui, je ne sais pas à ton avis?"

L'Obs raconte comment Emmanuel Macron a perdu ses électeurs de gauche; l'Express, méticuleusement et c'est plus embêtant, comment le même Emmanuel Macron a perdu les grands économistes qui croyaient en lui, qui l'avaient nourri de leur science dans tant de diners à la Rotonde et qui espéraient tant de son pouvoir, dont ils disent qu'il s'est perdu dans la technocratie. Certains d'entre eux participent dans l'Humanité à un dossier contre la réforme des retraites. On se parle.

Et le scandale du patin à glace pour finir...

Dans l'equipe qui ajoute à la tristesse par l'histoire de Nadjma Mahamoud qui depuis l'âge de trois ans voulait être championne et dont la maman Sabina aide soignante se saignait aux quatre veines pour l'accompagner. En  octobre 2017, Nadjma rejoignait le club des français volants entrainé par le désormais fameux  dont Gilles beyer, qui cet automne  envoya à Sabina des messages par dizaines pour lui proposer de coucher avec lui, en échange, il ne ferait pas payer à sa fille l'inscription au club, il proposait aussi à la maman des parties à trois, elle a un beau cul ta fille. Un jour Nadjma vit un message de Beyer sur le portable de sa mère; Elle ne patine plus.  ...

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