La revue de presse du samedi 6 janvier, par Rosalie Lafarge.

L'homme de demain sortira-t-il d'une imprimante 3D ? Pour y répondre, il faut lire le dossier du journal La Croix.  De 1967, première transplantation cardiaque, à aujourd'hui, 50 ans plus tard, où il "semble possible de greffer à peu près tout", La Croix retrace la saga de la greffe d'organes. 

Et demain alors ? Evidemment des questions se posent, tant techniques qu'éthiques d'ailleurs. Aujourd'hui, on arrive à imprimer de la peau sur une plaie, c'est la bio-impression 3D. A quand l'homme "réparé, augmenté ou transformé" ? Le biologiste Jean-Guilhem Xerri s'interroge.  Parce qu'avec la greffe, on reste dans "l'humanité vulnérable" mais  avec la transformation, on "bascule dans l'idéologie des transhumanistes". Et ça, c'est quand même très différent.

L'art de l'éloquence

Tout est finalement question de point de vue et d'arguments pour le défendre !  D'où l'importance de savoir convaincre  C'est un art de bien parler. Un art qui a de plus en plus d'adeptes selon Le Figaro. La jeunesse retrouve le goût de l'éloquence nous promet le journal. On lit que depuis 5 ans, l'art du bien parler s'invite dans des lieux un peu moins attendus que les amphis de droit ou de sciences politiques.

Lycéens, étudiants, cadres, tous seraient preneurs de formations pour apprendre la rhétorique. Pourquoi ? Par fascination pour le "verbe qui triomphe" écrit Etienne de Montety dans son éditorial, pour "ces hommes d'actions qui parlaient, haranguaient puis convainquaient à force de discours (...) une puissance égale à celle des armes".

L'art de faire rire relève lui aussi du bon choix des mots

Trois ans après Charlie, que reste-t-il de l'humour ?  Libération pose la question. Comme France Inter ce matin, le Libé du week-end revient largement sur le 7 janvier 2015 et sur l'après. Notamment donc sur ce qu'il reste de l'humour, de "nos humours". "Trois ans après la sanctuarisation de la satire en réponse aux attentats" on en est où ? "Un halo d'autocensure est-il venu ternir tous les billets ? " 

Non. "Il n'y a pas plus de tabous" assure l'humoriste Haroun. "La question est toujours celle de viser juste" précise notre collègue Charline Vanhoenacker. "Le principe reste la moquerie" renchérit Pierre Emmanuel Barré. 

Malgré tout, aujourd'hui, "toute satire est devenue suspecte" analyse le chercheur en sciences politiques Denis Raymond. "Le critère, c'est la vulnérabilité de la cible (...) et chacun prétend être plus faible que l'autre". 

Manuel Valls agacé par Les Inrocks

Dans un tout autre registre, le HuffingtonPost nous raconte que l'humour des Inrocks n'est pas du tout du goût de Manuel Valls. Le magazine a choisi une photo de l'ancien premier ministre pour illustrer, sur les réseaux sociaux, un article sur les dangers de l'alcool. "On dépasse toutes les bornes, j'attends des explications" a rapidement tweeté Manuel Valls. 

C'était de l'humour a répondu le magazine, avec des photos de François Hollande fût à bout de bras, Nicolas Sarkozy vin blanc aux lèvres, Jean-Marie Le Pen bouteille à la main. Bien loin de suffire à calmer la colère de l'ancien Premier ministre. La polémique est lancée. 

La tempête à la Une d'une partie de la presse régionale

Avec cette eau qui monte, qui monte et qui continue de faire la Une de plusieurs quotidiens. "Les Ardennes sous l'eau" titre sobrement l'Ardennais. "Vigilance Accrue" pour Le Courrier Picard. "Crues : l'Aube sous surveillance", choisit l'Est Eclair.

Quand l'Union tente d'aller un peu plus loin. "D'un extrême à l'autre" titre le journal qui met en parallèle 2017, année de sécheresse et 2018 qui commence par cette menace d'inondations. 

Ce climat qui rend fou, et qui provoque des événements extrêmes de plus en plus marqués. Même si tous les phénomènes météos ne peuvent pas être mis, individuellement, sur le dos du réchauffement climatique. 

L'écologie réservée aux femmes ?

Du climat à l'écologie, il n'y a qu'un pas... et merci les hommes ! Si la planète est dans cet état, c'est a priori à cause de vous. "L'écologie ? Un truc de bonne femme" peut-on lire sur le site d'Usbek et Rica. Il revient sur l'étude de deux chercheurs américains qui l'assurent : les hommes se sentent concernés mais jugent les comportements écolos un peu trop féminins.

Prendre un sac en toile réutilisable pour aller faire les courses par exemple, beaucoup trop féminin  Et pour ne pas paraître efféminés, certains hommes auraient même tendance à adopter des attitudes anti-écolos. "Sauver notre environnement passe peut-être par un bon coup de marketing à base de testostérone" suggère ainsi Usbek et Rica.

L'astrologie nous fascine

Plus féminin que masculin aussi, la tendance à lire l'horoscope ! C'est à lire dans Le Parisien. Le quotidien offre sa Une à l'astrologie et se demande "pourquoi elle nous fascine autant". Chaque fois, au début d'une nouvelle année, c'est pareil, les ouvrages écrits par les astrologues s'arrachent. Il s'en vend des dizaines de milliers.

Sûrement parce que ça nous "rassure" explique le sociologue Serge Dufoulon cité dans Le Parisien, "cela permet de réduire la part de risque inhérent à la vie". Et ça nous concerne tous, qu'on y croie ou pas. Qui n'a jamais jeté un œil aux dernières pages du journal ? Qui n'a pas tendu l'oreille au moment de son signe à la radio ? 

D'ailleurs à propos de signe, peut-être qu'on se trompe sur toute la ligne ! C'est ce que nous apprend Denis Savoie, toujours dans Le Parisien. Les signes astrologiques ne correspondent plus aux signes astronomiques, il y a eu un glissement. Chacun appartient donc au signe d'avant : le capricorne est sagittaire,  la vierge est lion, quand le taureau est en fait bélier. Quel désastre !    

Il dérive pendant 7 mois à travers l'océan indien

Lui, peut en tout cas remercier sa bonne étoile !  Une histoire digne de Jack London à lire dans le Paris Match de cette semaine : celle d'un anar polonais. Il retape un vieux rafiot, embarque en Inde dans l'espoir de rejoindre la Californie, mais rien ne se passe comme prévu. Le moteur casse, le gouvernail aussi, il dérive pendant 7 mois.

7 mois à raison d'un demi sachet de soupe chinoise par jour et du poisson attrapé au harpon. Les navires qu'ils croisent ne répondent pas à ses faibles appels radio jusqu'à ce voilier qui le repère, le 25 décembre au large de La Réunion. L'homme est secouru, il est maigre, semble épuisé mais il est en bonne santé et il a pu fêter Noël sur la terre ferme!  Il faudrait retrouver son horoscope du 25 décembre par curiosité.

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