"Il suffit que quelqu'un dise Allah Akhbar pour qu’il soit pris pour un terrroriste": le déni d'un quartier de Metz ;le Républicain lorrain, l'Est Républicain. Dees américains font appel à la charité publique pour leurs factures d'hôpital, les Echos. Au Chili, on a vendu l'eau aux producteurs d'avocats, le Figaro.

On parle des fous ce matin...

Et l'on en parle parce qu'une folie rode et devient un déjà vu, parce qu'après Villejuif, c'est  à Metz, le Républicain lorrain et l'Est républicain en font leurs unes, qu'un homme radicalisé fiché S s'est avancé vers des policiers  en disant Allah Akbar avec à la main une lame de vingt centimètres et s'est fait tirer dessus, aux jambes simplement... Je parle de folie, parce que comme souvent on lit aussi que cet homme était suivi pour des problèmes psychiatriques, mais je parle de folie ou d'une aberration quand je lis dans les journaux lorrains, que cet homme  était aimé et apprécié dans son quartier, Borny, il était gentil lit-on, oh, il était peut être mal puisqu'il était sorti avec une lame, mais enfin, fallait-il lui tirer dessus? "Aujourd’hui dans un quartier sensible, il suffit que quelqu'un dise Allah Akhbar pour qu’il soit pris pour un terroriste"...
 

Et cette banalisation est peut-être la folie du moment, d'un côté un quartier qui ne voit pas le mal, de l'autre une lame et des journaux alertés.
 

Le Figaro salue les policiers, qui luttent contre les fous d’Allah sans savoir ni le jour ni l'heure.
 

Le Point titre cette semaine sur « les territoires conquis de l'islamisme », titre du livre d'un chercheur, Bruno Rougier, qui dit avoir rencontré dans la société française le même phénomène qu'il avait observé dans les camps palestiniens au Liban; le triomphe d'une norme religieuse rigoriste, salafiste, qui trace le chemin vers le terrorisme : les questions baroques que posent des chauffeurs de VTC à un sage salafiste, « les frères qui font le métier de chauffeur de taxi ont-ils le
droit de charger des femmes mal vêtues », seraient un chemin vers l'horreur.
 

Le Monde interroge longuement un autre chercheur, Hugo Micheron, dont le livre s'appelle "Le jihadisme français. Quartiers, Syrie, prisons", il a minutieusement étudié les parcours de la mort et en dresse une géographie. Celle de quartiers où des militants ont polennisé la radicalisation jusqu'à en faire des enclaves, cela  s'est parfois même joué "à l’échelle d’un immeuble"... Il en appelle, Micheron à comprendre le défi sociétal du djihadiste, sans laquelle le sécuritaire sera nu....
 

Mediapart apporte un autre éclairage, sur les hésitations de la raison. L’article se résume ainsi. Pourquoi le parquet national antiterroriste se saisit-il de l'attaque au couteau de Villejuif, mais n'a pas pris l'attaque de la mosquée de Bayonne, en octobre dernier... Mais le résumé n'y suffit pas... Mickael Harpon, qui avait tué à la Préfecture de police de Paris, est encore considéré comme l'auteur d'un attentat, mais la brigade criminelle considère qu'il a agi en proie à un « un délire mystique et suicidaire ». On doute des folies.
 

En Angleterre, un homme politique espère la folie...

Il s'appelle Dominic Cummings, il est un inspirateur de Boris Johnson appelle les administrations à embaucher des « weirdos », traduisez loufoques, pour sortir l'Etat de son conformisme, et l'adapter aux temps modernes et c'est raconté avec un enthousiaste sceptique par Eric le boucher, chroniqueur dans l'opinion... 

La folie est déjà là. Libération publie la photo saturée d'orange et de gris du drame australien, on voit sur une plage que la fumée enserre des familles immobiles, réfugiées, qui escaladent des dunes sans raison apparente ou regardent le ballet des hélicoptères qui doivent les sauver... ils semblent fous ou notre monde l'est.
 

Dans le monde des gens rationnels, vous lisez ceci.
 

Aux Etats-Unis c'est dans les Echos, d'honnêtes citoyens font appels à la charité publique pour payer leurs factures d'hôpital, la charité ici s'appelle Go fund me, une plateforme de financement participatif où homo sapiens americanus, espèce adaptée, poste la photo de son crâne brisé ou les mots de son espérance pour attirer la sympathie, il n'a pas le choix. Il en a couté 88000 dollars aux époux Connally, des instituteurs californiens, pour que leur fils Noah, né avec un ventricule gauche défectueux, soit simplement examiné par le Boston Children Hospital,  que ne couvrait PAS  l'assurance santé de la famille couple. Go fund me y a pourvu.
 

Au Chili, je lis dans le Figaro, une région est asséchée, complètement asséchée parce que l'eau a été vendue aux plantations d'avocat... Dans la  vallée de la ligua, où jadis on se baignait au fleuve, les abeilles meurent et l'on croise sur les chemins des vaches mortes et desséchées et les hommes se lavent plusieurs fois dans la même eau sale: Depuis 1981, l'eau, est un bien comme les autres, et cette idée inscrite dans la constitution vient d'économistes savants de l'école de Chicago, adeptes du profits et inspirateurs de la dictature militaire de Pinochet. Derrière le fascisme, il y avait cela...
 

et derrière le nazisme, il y avait notre modernité, c'est dans libération la troublante découverte d'un historien, Johann Chapoutot. Le nazisme assassin et génocidaire, était aussi un régime moderne et participatif, il organisait l'adhésion du peuple par des loisirs de masse et par la reconnaissance, au travail, des initiatives individuelles, autonomie, délégations de responsabilités et notre management souriant s'en serait inspiré? Il n'y avait que 8000 fonctionnaire de la police secrète dans l’Allemagne hitlérienne aux 80 millions d'habitants... le livre de Chapoutot s'appelle « Libres d'obéir ».
 

En Alsace dans le DNA, se tient la rétrospective d'une artiste allemande. Elle s'appelait Kate Kollwitz e ne consentit pas. Son fils était mort dans la grande guerre, elle fut pacifiste, elle voulut soigner les hommes, elle ne céda pas au nazisme et mourut en 1945, libre de ne pas avoir obéi.
 

Et les étranges distractions de médecins pour finir...

Onze mille médecins nous dit l'Obs sur son site, rassemblés dans un groupe Facebook où ils se remontent le moral, le métier est dur, mais se racontent aussi les bizarreries les laideurs de leurs patients dont ils portent aussi les photos assorties des commentaires choisis. « Quand les seins tombent comme ça, je refuse généralement de les voir en consultation », « Si elle mesure 1,50 mètre, c’est déjà une contraception à elle toute seule… Mais faut garder à l’esprit qu’il y a des pervers partout »
 

Ces gens ne sont pas fous, juste laids. Mais tous ici-bas ne sont pas méchants, certains rêvent, aussi de justice. En champagne me dit l'union, une femme Dominique Charet, se bat pour qu'on enterre enfin le crane d'une de ses ancêtres, Jeanne Delauzanne dite la grand jeannette... torturée et exécutée pour meurtre en 1786, et dont le crane repose au musée du vengeur, quel nom...
 

Je lis dans Sud-Ouest que les huitres sont contaminées par le virus de la gastro, entérite, et qu'en Dordogne, le silure inquiète, ce poisson  moustache qui dévore tout est trop, il faudra que nous le mangions.
 

Dans le Dauphiné, je lis qu'en Haute-Savoie depuis près de 40 ans, des passionnés ont rassemblé un trésor, des chansons et des chansons en patois de l'albanais, pour que cette langue ne s'en aille pas de nous. On les entend en cassettes mais aussi en ligne, sur le site du journal, voici.
 

SO

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