La Croix, Le Figaro, Libération décrivent une Amérique imprudente face au coronavirus. Le Monde raconte l'arrestation d'un pédocriminel. La pêche à l'aimant contre la Préfète` de Charente, la Charente libre

Cyproterone, générique de l'Androcur
Cyproterone, générique de l'Androcur © AFP / GARO / Phanie / Phanie

On parle de prudence...

Et Le Télégramme bien placé nous avertit en cet début de vacances, le soleil breton donne le cancer... oh pas plus que les autres mais voilà, parfois en Bretagne les journées sont fraîches, nuageuses ou ventées, alors on prend pour la balade un petit pull mais pas la crème solaire, qui reste à la maison au fond du sac de plage, lourde erreur, les rayons ultraviolets se jouent des nuages que la brise pousse, et nulle part ailleurs en France on ne compte autant de mélanomes, de cancers de la peau... C'est un petit article dans un grand journal, qui relaie l'alerte annuelle de la caisse régionale d'assurance maladie... Vous savez maintenant, nous ferons attention...

Elle contraste cette prudence avec l'étonnement qu'inspire à nos journaux une Amérique en proie au coronavirus et qui semble, à lire, peuplée d'inconscients...

Dans Libération des trumpistes farouches et bornés nient la maladie et crient au viol de leur liberté quand on les invite au masque,

Dans La Croix, des baigneurs californiens se sont trop vite précipités sur les plages après un déconfinement hâtif

Dans Le Figaro, des fêtards se frottent sans vergogne à la Nouvelle-Orléans, où les logements habituellement proposés en location aux touristes sont transformés par leurs propriétaires en lieux de fêtes éphémères, tandis qu'en Arizona on s'était fait plaisir trop vite en rouvrant les boîtes de nuit, on ferme à nouveau et l'on se dispute...

Pauvre Amérique, dont Le Monde raconte, en Virginie, les farouches défenseurs du Sud esclavagiste, qui vendent dans une boutique des drapeaux et des colifichets de la confédération et disent que le Nord a menti sur la guerre civile, elle n'était pas destinée à abolir l'esclavage mais à faire main-basse sur les richesses du Sud... Oui ces fervents sudistes sont trumpiens...  

Sur le site de Libération, se cache une interview passionnante et terrifiante d'un professeur de droit nommé Lawrence Douglas, auteur d'un livre inquiet, "Will He Go?", "Partira-t-il ?" Notre professeur nous explique comment Trump, battu dans les urnes, refusera d'admettre sa défaite, il a commencé par avance en niant la légitimité des votes par correspondance que le coronavirus va multiplier dans les zones urbaines, donc démocrates... Douglas imagine que des élus républicains proclameront dans certains Etats la victoire du président sortant sans attendre le dépouillement de tous les bulletins arrivés par courrier…L'Amérique serait alors dans une situation de conflit inédite depuis la guerre civile, justement…

C'est un trait bien français de critiquer l’Amérique, mais sommes-nous innocents? Dans Le Parisien, c'est une curiosité, vous apprendrez peut-être l'existence de l’ "association des Américains accidentels", elle regroupe des Français nés par hasard aux Etats-Unis, et qui du coup bénéficient d'une double nationalité encombrante, le fisc américain leur réclame des arriérés d'impôts en vertu d'une loi inventée contre l'évasion fiscale... Mais la France aussi les embête ; de peur d'être repérés par l'envahissante justice américaine, des banques en ligne française refusent de leur ouvrir des comptes, des logiciels bien fait et des menus déroulants éloignent ces clients périlleux. Ils vont porter plainte, ici, chez nous.

On parle aussi d'un médicament...

Et c'est encore Le Télégramme qui en fait sa une, un médicament miracle nommé Androcur, que l'on prescrit aux femmes contre l'hirsutisme sévère, l'acné, l'endométriose ou le cancer de la prostate ; mais en échange de ces miracles, l'Androcur multiplie aussi les risques de tumeurs au cerveau

On le sait depuis 2008, la firme bayer l'avait inscrit sur la notice du médicament, mais lit-on bien les notices, il a fallut attendre l'an dernier, 2019, pour qu'une lettre signée par l’Assurance-maladie et l’Agence nationale de sécurité du médicament, soit envoyée à à 80 000 patientes pour leur conseiller d'aller voir leur médecin afin de savoir s'il ne faudrait pas effectuer "une imagerie cérébrale », une IRM, voilà bien une prudence à retardement... Emilie de Guingamp prenait de l’Androcur depuis 2005, elle s'en félicitait tant il calmait ses douleurs mais elle avait des maux de têtes, des acouphènes, des chute de vision, sa gynéco n'était pas alarmiste puis en juin 2019 elle a changé de discours, Emilie a passé l'IRM, on lui a trouvé deux méningiomes, dans la tête, l'une de 6,3 cm dans le lobe frontal et l'autre plus petite, de 2,3 cm, à l'arrière du crâne, l'axe de son cerveau était dévié, en septembre elle a cru que son crâne allait exploser, la grosse tumeur avait provoqué un œdème au cerveau, elle devrait passer sur le billard mais ce n'est pas sans risque, alors elle hésite elle a peur de devenir épileptique…

Pourquoi, nous si prudents en France, ne lui avons rien dit plus tôt?

A la Une de Nord littoral, se tient fièrement Nina qui masque d'autres peines, elle a été victime d'inceste chez elle enfant et jusqu'à ses vingt ans, de la part de son frère et de son père, elle s'est sauvée en s'engageant dans l'armée quand elle avait 20 ans, elle s'est reconstruite en parlant et en jouant de son corps, campant un personnage de pin-up chez elle en Alsace où elle vit, se montrant dans des spectacles de burlesque amateur, elle a fait sa vie, elle a trois enfants mais chaque grossesse a ranimé l'angoisse, elle se montre maintenant dans le journal de sa ville d'enfance, on l'admire absolument.

Le Monde nous invite à admirer des policiers qui parfois craquent devant ce qu'ils découvrent. Ils sont en charge de la lutte contre la pédocriminalité, le journal a suivi, c'est comme un polar vrai, l'arrestation d'un beau trentenaire, employé d'un hôtel parisien, qui téléchargeait, diffusait, fabriquait des images pédopornographiques... Fabriquait, comprenez qu'il violait des enfants, il disait sur le darknet aimer les trucs violents et brutaux avec les fillettes et être obsédés par les garçons de 4 à 7 ans  surtout ceux à la peau foncée, il a fini par avouer ses voyages au Guatemala, les sévices qu'il infligeait à des mômes là-bas… À chaque arrestation, les policiers ont l'impression de vider l'océan à la petite cuillère...

Peut-on lire cela, passer à autre chose, sourire d'un autre journal ? Libération met à sa Une un acteur, Jean-Pascal Zadi dont une comédie sort mercredi, qui ferait rire de la condition noire et au milieu d'une flopée de stars, ce serait l'antidote à nos poisons identitaires, veut-on le croire.

Et on parle de pêche pour finir...

Une pêche que l'Etat « veut couler » s'indigne la Charente libre à sa une, la pêche à l'aimant dont les adeptes en vrais écologistes disent -ils remontent de la ferrailles des rivières, oui mais dans cette ferraille il a des obus des grenades d'antan et c'est dangereux de sortir un obus de l'eau quand ce n'est pas son métier... Prudente, la préfète de Charente a interdit la pêche à l'aimant dans la Charente et la Touvre, ce n’est pas la première fois en France... les adeptes plaident leur utilité et veulent contourner l'interdiction.

Dans la Voix du Nord, je vois un goéland qui a fait du chemin, une bague en atteste qu'on lui a posée dans une réserve russe, il a parcouru 2500 kilomètres pour venir chez nous manger des frites, qu’à Boulogne lui jettent les passants.?

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