Le Figaro nous guide dans les projets de vaccins et leurs techniques mystérieuses. Une chercheuse dit guérir la maladie avec du colostrum de vache contaminée, la Dépêche. Pour transmettre sa mémoire, la Fondation Anne Frank a imaginé que la fillette d'Amsterdam était une youtubeuse, elle est en ligne, le Temps.

On cherche des volontaires...

Et on les cherche vite, et on les paiera, mais ils devront exposer leurs corps au coronavirus qu'on leur injectera pour tester des vaccins: cela se passe aux Etats-Unis me dit la croix, où l'association 1DaySooner, "un jour plus tôt", a déjà reçu 13000 réponses à son appel, qui bouscule les règles et l'éthiques de la recherche médicale, scrupuleusement établies après la seconde guerre mondiale... Mais l'urgence serait l'excuse, face à la maladie. 

Le doute qui nous prend se mêle d'espérance et même d’exaltation devant la puissance de la science, quand on le Figaro… Quatre mois après la découverte de la maladie, plus de cent projets de vaccins sont déjà à l'étude à travers le monde, et  huit au premier stade de l'expérimentation humaine. Alors, le Figaro indispensable me prend par la main pour me guider, car il n'est pas qu'une piste ..

On teste en Chine, cela a fonctionné sur des singes,  le principe du Virus Inactivé: on le cultive dans des cellules, on le chauffe on le casse chimiquement, puis on nous l'injecte et notre corps apprend l'ennemi.. 

A Oxford d'autres singes, ont été protégés par la technique "du Virus vecteur inoffensif": on prend un virus qui ne nous menace pas et on lui greffe un brin d'ADN du coronavirus...  La technique est expérimentée en France avec pour virus porteur la rougeole...

Autre technique, tentée notamment par une biotech américaine dirigée par un Français la fabrication d'un vaccins à partir de brins du code génétique du virus qui codent une protéine S... Je vous en passe,  mais lisez le Figaro, et vous en sortirez comme moi, espérant et perplexe…

car tous ces vaccins doivent être testés, et les premiers tests humains servent simplement à prouver que ces vaccins ne sont pas dangereux... Ensuite il faudra prouver que  le vaccin protège,  donc trouver des populations tests...

En Amérique, on recrute des volontaires...

On aimerait tant que tout soit simple. Alors on lit dans la Dépêche qu'à Toulouse, le docteur Nassira Lachlak,  chercheuse franco-algérienne, dit avoir guéri une cinquantaine de malades du Covid 19, en  trois jours ont disparu fièvre toux et courbatures... Comment? Sur une idée d'un vétérinaire de l'université de Constantine, en leur faisant boire du colostrum, ce premier lait des mammifères après l'accouchement, du colostrum de vaches ayant été infectées et immunisées par le coronavirus...  Le colostrum de ces vaches immunisées est riche en immunoglobuline, il porte des anticorps que les malades développent à leur tour. ... Le docteur Lachlak dit qu'elle n'a pas inventé un médicament, juste un probiotique...

Pendant ce temps, on guérit du virus, même sans colostrum, et c'est important ce qu'on mange. Dans la Croix ç nouveau, voici Suzanne tant aimable, qui lit Virginia Woolf dans cette clinique où elle était venue se faire opérer de la jambe après être tombée, quelle méchante cicatrice, et qui ensuite a eu le virus mais ça va maintenant. N'empêche que l'autre jour, elle est tombée dans les pommes après le repas; elle avait oubliée qu'elle était allergique aux petits pois. 

On parle d'occasions perdues...

Dans une enquête au long cours du Monde, qui raconte jour après jour -on en est à l'épisode 3- comment depuis le début du siècle la France s'est désarmée dans la lutte contre les pandémies, passant d'une logique de précaution absolue qu'incarnait Jacques Chirac à des impératifs comptables gestionnaires sceptiques ou aveuglés... 

Il est curieux de lire ce retour vers un passé coupable quand dans le même journal on nous interpelle sur un avenir tragique. Le Monde publie aussi ce texte collectif que vous venez d'évoquer avec son inspirateur Nicolas Hulot, qui interpelle les gouvernements et les citoyens sur les catastrophes environnementales, l'extinction de la vie sur terre ne ferait plus de doute... 

Ce texte prend une résonance particulière car ses signataires sont aussi bien des scientifiques que des artistes, Juliette Binoche Madonna ou Robert de Niro, et en ce jour où l'on attend la parole du Président Macron face à la peur de disparaitre de la culture et du spectacle, c'est la Une de Libération, c'est une belle interview du metteur en scène Stanislas Nordey dans l'Humanité et le sujet du Un, des artistes parlent dune disparition plus vaste..

On ne meurt pas si simplement. Libération raconte une bascule culturelle. Dans une salle vide, l'Appolo théâtre à Paris, deux comédiens,  Oth et Kal, jouent filmés  au milieu d'écrans où l'on voit quelques-uns des internautes qui les suivent en direct: le public est à a fois en France au Mali en Guyane à Ottawa... Le livestream est il la suite ou une destruction de nos scènes?

Et l'on parle de nostalgie pour finir...

Et c'est une puissance qui se constate dans l'Equipe, qui raconte comment une série documentaire diffuse sur Netflix et ESPN  chamboule l'Amérique, elle s'appelle the Last dance et raconte le géant du Basket Michel Jordan, et nous voilà ramenés une génération en arrière, quand ses Chicago Bulls défiaient les rudes Pistons, on se dispute on débat on réclame des maillots vintage, fut-il le plus grand? 

Pouvoir des images. L''excellent journal suisse le Temps m'a révélé un projet étrange ou émouvant que l'on voit sur Youtube. Une série hollandaise imaginant que Anne Frank, la petite juive d'Amsterdam, n'avait pas rédigé son journal, mais s'était enregistrée avec une caméra, comme une youtubeuse d'aujourd'hui. C'est la fondation Anne Frank qui a monté ce film, pour que les jeunes aujourd'hui interagissent avec la petite anne,, dans les premières images, on la voir se filmant avec une étoie jaune, elle rit, c'est étrange dit-elle.

Dans Ouest France je lis une fillette adorable, elle s'appelle Lisa,  élève de CM2 à Savenay, Loire Atlantique, qui veut devenir championne de France de lecture à voix haute, elle lit tout le temps lis-je, la finale aura lieu en juin dans un théâtre parisien, nous y serons si nous sommes encore là.

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