Dans le Un, la complainte d'une romancière anglaise qui perd l'Europe et reste prisonnière du château. Bollywood s'en va guerrière, l'Humanité. Le blanchiment de l'or de la guerre en Afrique, le Monde. Les maisons du Nord se fissurent, la Voix du Nord, et un carnaval se fait brutal.

On parle de génie ce matin... 

Le génie a deux visages aujourd'hui, de même sourire et de même confiance au deux bouts de la vie. Kylian Mbappé a 20 ans dans le Parisien et ce soir au Parc des Princes contre Manchester United, François Cheng aura  90 ans cet été qui parle de la poésie et du temps qui le fuit dans un bel entretien de Télérama...  

Nous sommes heureux d'avoir François et Kylian ensemble en cette belle saison, c'est le Printemps des poètes qui s'annonce un peu partout en France, on va déclamer la beauté dans les rues, me dit la Nouvelle république, c'est le printemps du football et de ses coupes d'Europe, et c'est à paris que ça se passe; Paris de joie allemande par son entraineur Tuchel dit l'Equipe, Paris d'expérience dit Libération par le politique Gian-Luigi Buffon et le timide capitaine Thiago Silva, amateur de cerf-volants mais qui un jour osa rejoindre d'autres enfants qui jouaient au football sur la plage -c'est dans Libération qui cite le Figaro magazine, le football fait cela...

Mais paris surtout de Mbappé, qui  interpelle le Parisien, mais pourquoi est-il si fort...  il est si fort, toujours plus fort, Mbappé, parce qu'il a pris du muscle... Lui qui était malingre au sortir de l'adolescence et en retard de croissance, désormais d'épaules et chair pleine, il a freiné ses séances de musculation pour garder vitesse et relâchement, il est un dragster aussi maniable qu'un karting dit drôlement le Parisien mais Jean-Michel Larqué plus justement dit ceci, que Mbappé fait des choses qu'avant lui, nul ne faisait... 

On peut à M'bappe dédier ces quelques vers, qui le garantiront si le succès se dérobe.. 

"Ne quémande rien. N’attends pas/D’être un jour payé de retour./Ce que tu donnes trace une voie/te menant plus loin que tes pas"

Ils sont de François Cheng dont on réédite le recueil, “Enfin le royaume”, Cheng au visage de rides donc dans Télérama, et dont on goutera, je vous en prie, la prose. Quand il avait 20 ans, l'âge de Mbappé, Cheng débarquait en France venu de Chine, sans connaitre un mot de Français, il a fait de la langue son royaume, elle le consolait dans les café d'émigrés, elle porte aujourd'hui sa fébrilité... « J’écris sans relâche parce que je cours après trente ans de retard. J’ai publié mon premier livre, à 50 ans. A mon âge, on connaît des expériences indicibles. Physiquement, on est démuni. Par contre, l’esprit suit toujours un mouvement ascensionnel.  Je suis toujours tendu vers l’ouvert. »

Kylian pourrait lui dire le relâchement. 

Les mots aussi d'une écrivaine anglaise...

Dans le Un, qui explore la relation gâchée de l'Europe et du Royaume et voilà une vaincue de l'histoire, Daisy Thompson, jeune romancière pour qui l'Europe était une évidence et qui se découvre dans un festival littéraire à Gand en Belgique, prisonnière de sa langue, l'anglais, comme dans un château et oyez sa complainte...

« Nous en voulons aux personnes âgées. Nous en voulons au Daily Mail. Nous en voulons aux riches et nous en voulons aux pauvres. Nous nous faisons du souci au sujet des passeports pour animaux de compagnie. Nous nous faisons du souci au sujet du fromage. Nous nous faisons du souci au sujet du racisme. Nous avons envie d’un autre vote. Nous avons envie de remonter le temps tel un fil de pêche pour faire une autre tentative."

Et voilà par des mots la complainte des élites, comme ils disent, juste une jeune femme en proie à un monde qui a perdu le sens...

Il y a dans nos journaux tant de raisons de douter du monde.

Le Figaro m'intrigue qui dissipe en trois articles l'évidence d'une Chine soumise au pouvoir absolu de son président, car voilà que l'autorité de Xijinping vacille, une affaire de juges l'ébranle, la ville nouvelle moderne qu'il voulait construire irrite les habitants qui y voient une urbanité pour les élites, et non pour le peuple... Nous connaissons cela.

L'Humanité me navre quand elle me décrit Bollywood, le paradis des films indiens qui ne fait plus l'amour mais la guerre, devenu le fief des nationalisme; et dont le dernier blockbuster, URI, raconte l'expédition punitive menée au Pakistan en 2016 après un raid islamiste, le film cristallise la passion indienne et ses répliques sont reprises par le premier ministre nationaliste Modi...

Le Monde me glace en me racontant, comment en Ouganda, aux confins des grands lacs, on nettoie et on traite et on blanchit l'or sale venu de ces régions des grands lacs en guerre, où mines clandestines et mafias extraient le métal que l'on nettoie ensuite, qui saura si l'or est propre comme la suisse, ou du sang africain...

Chez nous maintenant. la voix du Nord... Les maisons se lézardent dans le Cambrésis et l'Avesnois, des fissures travaillent les demeures du Nord et la peur est là imaginez si les tuyaux de gaz accrochés au mur tombaient et se brisaient...  La sécheresse en serait responsable, et le réchauffement est là. Encore dans le Nord. La tradition du carnaval tourne à l'aigre à Solesmes, où il était de coutume d'asperger les quidams non déguisés, cela devient brutal, comment se reciviliser...

Et donc de l'ordre pour finir.

Ou disons si vous préférez des remises en place, un besoin de justice ou de raison, de règle que sais-je. Ce sont en Europe les tentatives d'Emmanuel Macron et en France celles de Laurent Berger et Nicolas Hulot. C'est dans Libération et le Monde la fondation terra nova qui propose un outil juridique pour forcer les ex maris à payer aux ex femmes les pensions qu’ils retiennent 

Le village de Laguiole, c'est dans la Dépêche, va retrouver le croit d'utiliser son nom que lui avait pris le fabriquant de couteaux du même nom. 

La Croix me parle du Carême qui revient, et du jeune qui permet Dieu et qui lave le corps et qui apaise l'âme. C'est aussi vrai que la beauté de Cheng et celle de Mbappé

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