Et ce ne sont pas ceux des immensément riches dont les optimisations fiscales paradisiaques nous fascinent ou nous écoeurent… ceux-là sont sur notre antenne et dans LeMonde.fr…

Le parisien s’intéresse aux citoyens automobilistes ordinaires dont le patrimoine subit une décote…  « Voitures d’occasion, le krach annoncé du diesel »…  c’est le titre de Une… Et oui… les voitures diesels se revendent moins bien et moins cher que leurs soeurs à essence … 

La preuve par Paul, commercial dans l’industrie de Brunoy dans l’Essonne,  qui a mis deux mois à revendre son Monospace première main, moins de 10000 au compteur, bardée d’option et impeccable… Il espérait  25000 euros il a dû transiger à 22000 … 

Le parisien est malin. On a la conséquence à échelle humaine et patrimoniale d’un vaste phénomène politique… La fin du « ménage à trois que formaient l’état, les automobilistes et les constructeurs français » dit le Parisien qui se souvient que le diesel était une politique française.. « Brisée par l’impératif de la santé publique »… et ceux qui ont cru à cette histoire sont pour le Parisien les « cocufiés du diesel »… 

Mention au dessin de Ranson, une voiture suivie d’un nuage de fumée…  "Tu vas continuer à rouler longtemps au diesel ? Jusqu’à ce que j’arrive à le revendre ; sinon qu’ils crèvent tous… » 

Parole forte au moment  de la conférence environnementale de Bonn..

La COP 23 qui justement fait la une de la Croix…

Avec le titre le plus simple du monde, Climat, passer aux actes… qui donne la mesure des illusions dont on se berce depuis l’accord de Paris.  La Croix est allée dans le pacifique… des iles posées sur une mer turquoise où les églises méthodistes poussent au-dessus de l’érosion, où l’on se déplace en bateau ou en avion pour jouer au rugby contre l’ile voisine, où la mer  qui monte de quelques millimètres chaque année avale les berges et pollue les sources… Dans les iles Kiribati, les habitants « construisent des murs de protection devant leur maison avec des bouts de bois, des pierres, des pneus »… Mais les iles sont condamnées et les habitants partiront, « vous migrerez avec dignité, l’esprit du peuple des Kiribati ne s’éteindra pas » a dit le président Fidjien Jioli Konrote à ces réfugiés en puissance… 

Il y a dans la Croix la poésie amère des mondes en sursis, et un sentiment d’impuissance aussi, qui grossit à mesure que l’on lit la presse… tant des logiques industrielles et financières prospèrent…

Les industries pétrolières et minières américaines ne rendront plus public ce qu’elles paient aux gouvernements étrangers… C’est un choix de Donald Trump et c’est dans les Echos…

Les énergies fossiles sont toujours financées par les banques… et notamment les banques françaises… c’est dans Mediapart… La BNP, la société générale et le Crédit agricole, financent des projets d’extraction de sables bitumineux…

L’Humanité dénonce le poids des lobbies énergétiques dans  les négociations climatiques… « C’est l’histoire de ce diplomate du Panama, négociateur des sommets internationaux contre le réchauffement tout en étant membre actif d’une association de pétroliers »… 

On désespère ou on s’accroche ? Les échos célèbrent l’Egypte qui va construire 13 centrales solaires… cela vient d’être signé… Mais entre l’affichage étatique et le réel, il y a une marge… Vous lirez dans Libération un article à l’ironie amère, en chine, la face cachée du solaire… La Chine a beau développer sa capacité de production d’énergie solaire ou éolienne… Elle n’arrive pas à l’utiliser réellement dans son réseau électrique… pas assez souple… et donc, la chine produit de l’énergie propre et la jette… L’équivalent de toute la production solaire française part à la poubelle… 

On rit du côté de Fidji ?

La brutalité d’un prince réformateur fascine des journaux…

Le prince Mohammed Ben Salmane, héritier du trône saoudien, qui a fait arrêter pour corruption… 11 princes 4 ministres 38 anciens ministres et hommes d’affaires…  et parmi eux son richissime cousin Walid ben Talal… 19 milliards de dollars et propriétaire notamment du George V à paris… « Révolution de palais » titrent Les Echos… « Nettoyage par le vide »… dit Libération…

Et nos journaux comptent une prise de pouvoir générationnelle au nom de la modernité…  et il y a  de fait, une fascination pour cette violence princière…

Et la violence de ce prince fait écho avec une autre violence, sourde… de la foule anonyme… racontée dans le parisien… celle de ces internautes qui ont persécuté une journaliste, Nadia Daam, pour une chronique sur Europe 1 qui leur avait déplu… Insultes, menaces de mort et menaces de viol… Des dizaines de milliers messages que le site Jeuxvideo.com a dû supprimer… Et d’autres internautes veulent réagir, et ont lancé un mot d’ordre… balancetonforum, pour demander aux marques de boycotter les sites où se cuisine la haine… c’est comme cela que la société se défend…

De la mémoire sportive enfin dans la Dépêche

Qui consacre une page aux grands sportifs morts pendant la Grande guerre… ils étaient des légendes de leur temps et ont rencontrés des drames que nos gentilles vedettes dont les frasques énervent les supporters n’ont pas idée… et c’est une mémoire fragile qui se réveille dans le journal… Celle du grand Octave Lapize, le Géant du Tourmalet, le « Frisé » héros du Tour 1910, abattu aux commandes de son avion le 14 juillet 1917… 

Ou le rugbyman aimé giral… le Petit Prince de Perpignan, dont le stade catalan porte le nom, tué  à 19ans le 22 juillet 1915… et on lit dans la Dépêche ceci, que l’’azur du maillot perpignanais rend encore hommage à l’uniforme des poilus, et puis cela… Aimé Giral était un prince à Perpignan pour avoir transformé un essai depuis le bord de la touche, donnant un titre de champion de France à l’USAP en 1914.. ; Qui s’en souvient ?

On touche à des légendes locales que seuls des journaux régionaux font surnager… 

Si vous prenez la Voix du Nord. Vous verrez une photo d’estaminet en fête et ce titre étonnant, « Mais non mais non, Raoul il est pas mort »…  Et c’est un hommage à un personnage de la légende… Raoul de Godewarsvelde, de son vrai nom Francis Delbarre, qui était photographe et chanteur, et amoureux de la côte d’Opale et du Cap Griz-Nez… Un géant d’un mètre 92 et de 120 kilos qui se moquait de sa voix, « une laryngite de comptoir »,  mais qui avait chanté sa région, la mer les usines et la fête…  avant de se tuer en 1977… Une exposition lui est consacrée qui va tourner jusqu’en juillet dans la région… Inconnu ailleurs et une légende chez lui… Mais le son vous dira quelque chose ?

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.