Naomi Klein veut combattre la "barbarie climatique", le Monde, Libération, Reporterre. Des coronichons est-allemands ont survécu au communisme, les Echos. 40% des musulmans ont rencontré le racisme, le Parisien. L'Etat a voté les dividendes de l'actionnaire chinois de l'aéroport de Toulouse, la Dépêche.

On parle d'un adieu...

L'adieu d'un journal qui fut une espérance dans la Haute-Vienne, la Creuse, en Corrèze, en Indre et Loire, "Adieu aux lecteurs" dit simplement la Une de l'Echo qui était né il y a 75 ans à la libération après avoir été Valmy dans la résistance, et il était dans le grand Limousin le quotidien communiste, et tirant sa révérence, il reproduit quelques Unes historiques, en 2005, l'Echo disait adieu à Georges Guingouin, dit « lo Grand », un instituteur communiste qui avait levé une armée de maquisards pour libérer Limoges, douze ans après Guingoin, l'Echo meurt à son tour, de faiblesse économique, mais les pages de ce vilain et digne petit canard, débordent de lecteurs de correspondants de syndicalistes qui font résonner des colères, une culture de luttes de grèves et d'infos locales et aussi d'articles en patois qui faisaient rire gamin le journaliste Jacky Chouli qui se demande si les salauds ont gagné. 

A Paris, l'Humanité convalescente se raccroche à une figure tutélaire, le cinéaste Costa-Gavras dont le film « Adults in the room » raconte, la lutte du ministre grec Iannis Varoufakis contre les dirigeants européens, qui pour sauver la Grèce lui imposaient une rigueur insoutenable. Costa-Gavras dans la Voix du Nord assure qu'il n'a pas voulu montrer le bon contre les méchants, mais il est pourtant dans l'Huma, ce n'est pas rien ces retrouvailles, il fut Costa-Gavras celui qui dénonçait le fascisme en Grèce dans Z mais aussi le stalinisme dans l'Aveu, quand le communisme, à l'Est était le nom de l'oppression. Il dit à la une de l'Huma que dans le monde entier, les peuples reprennent flambeau des luttes. 

Naomi Klein est du même monde que nos journaux rouges ou que François Ruffin que nous avons reçu mais d'une autre dimension, venue d'Amérique et d'audience planétaire. L'essayiste canadienne publie aujourd'hui en français "Plan B pour la planète", un livre manifeste pour conjurer la « barbarie climatique », ce monde de frontières où les pays riches repoussent et rejettent les victimes du réchauffement, elle est sur le site du Monde, mais aussi celui de Libération et sur Reporterre, elle se défend de prédire l'apocalypse. 

Elle parle de demain  Naomi Klein, quand souvent la nostalgie est notre refuge, mais la nostalgie est une forme de vie. Les Echos me racontent des cornichons qui ont survécu au communisme, les cornichons en bocal SpreewaldRabe, à Lubbenau à l'Est de l'Allemagne; du temps de la RDA, cette entreprise était privée, trop petite, ce fut sa chance pour échapper à la grande destruction des industries de l'Est, mais la famille Belaschk a du apprendre une jungle nouvelle. Du jour au lendemain Spreewaldrabe a dû changer sa recette, pour mettre plus de sucre, parce qu'en Allemagne de l'Ouest on préférait le cornichon doux, il a fallu recruter des ouvriers en Pologne, payer en liquide illégalement des fournisseurs, découvrir qu'au paradis capitalisme les gens parfois n'étaient pas honnêtes et ne payaient pas les cornichons qu'on leur livrait... Mais Spreewaldrabe a survécu et savez-vous a même lancé une gamme de cornichons dans des bocaux estampillés des armoiries de feu l’Allemagne communiste, gerbe de blé, compas et marteau, des cornichons moins sucrés, une recette de RDA, ça marche. 

On parle de films ce matin...

Le cinéma qui est la suite de la politique ou ce qui la porte, Costa Gavras le sait et Ruffin également, le cinéma qui est histoire... Dans une petite semaine sera organisé ce qui aurait du être le premier festival de cannes, annulé en 1939 pour cause de guerre, ce sera à Orléans en hommage à jean Zay, ministre de la culture qui avait voulu ce festival, c'est dans la République du centre et dans Télérama, on a retrouvé les films qui auraient dû se disputer la palme, que vaut "Tractoristes", la comédie kolkhozienne que Staline avait préféré à Alexandre Nevski pour représenter l’URSS? 

Le cinéma peut aussi réparer, lundi, me dit l'opinion,  l'Ecole militaire, là où le capitaine Dreyfus, officier juif accusé à tort d'espionnage au profit de l’Allemagne, fut dégradé en 1895, on a projeté le film que Roman Polanski consacre à cette affaire que l'armée a mis du temps à admettre. le chef d'état-major des armées le général Lecointre, était à la projection, un geste de panache dit l'opinion.  

Vieilles blessures, blessures d'aujourd'hui. Dans le Parisien, on apprend que 40 % des musulmans de ce pays ont déjà rencontré  le racisme, c'est un sondage commandé par la DILCRAH, la délégation interministérielle de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie, 28% des sondés musulmans ont fait l'expérience de discriminations lors d'un contre des force de l'ordre, 24% en cherchant un travail, nous vivons au temps d’un racisme pur et simple lis-je... Mais on vit pourtant.  

Dans l'Est républicain, je découvre une musulmane heureuse et pourtant voilée, Nouza R'gui qui ouvre à Toul une boutique «Mona Palace» dans le quartier Croix de Metz  entre l’école et le collège : elle y propose vêtements, produits de beauté, miel bio marocain et des voiles par dizaines de modèles, pour tous les âges et les occasions. » « Il y a une forte demande. Les mères de famille étaient en attente ». Dans une autre vie, Nouza travaillait à la permanence de Nadine Morano avec qui elle s'entendait très bien, Mais elle savait que j’en portais en dehors et ça ne l’a jamais embêtée ! »

Et une centrale électrique pour finir.

Qui en Loire Atlantique se demande si elle aura un avenir dans la transition énergétique, elle fonctionne  au charbon et doit s'arrêter mais aurait besoin d'une dérogation me dit Presse Océan, pour se transformer et passer à l'ecombust, un combustible propre qui a encore besoin d'un peu e charbon, peut-on être souple, EDF et les ouvriers attendent ce qu'en dira l'Etat... 

A Toulouse, c'est la Dépêche qui le raconte et en fait sa une indignée, l'Etat est venu au secours du consortium chinois Casil, premier actionnaire de l’aéroport, qui hier en assemblée générale s'est fait voter des dividendes correspondant exactement aux bénéfices de la plateforme. Les représentants des collectivités étaient contre, l'Etat a voté avec les chinois, mais si je comprends bien, c'était une rançon, ce qu'il fallait leur donner pour qu’ils consentent à partir et vendre à Eiffage, repreneur pressenti... Belle affaire.

Dans le Un, on me parle des paysans qu'il faut sauver, et je trouve comme chaque semaine un poème, celui-là de Louis Chevailler. Il st de circonstance, quand on doute de la planète et tout nous file entre nos doigts.

"Qui possède quoi dans ces enclos ? À qui est-ce,

la montagne investie jusqu'au sommet,

les murs patients, les blés jaunes, les amandiers ?

Ah, qui saura retenir entre ses mains

les murs qui tombent, la fleur immuable,

les héritages démembrés, les puits taris ?

Des familles éteintes, qui lira les noms

sur la mousse des tombes oubliées ?

Et le vent, les rochers, et la mort, à qui est-ce ?"

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