La traversée de Gaïa qui était une petite fille de 13 ans et devenu Gwen, un garçon de 15 ans…

C’est une histoire de transgenre, dans rue 89 sur le web et c’est une histoire douce, une histoire de famille confronté à une étrangeté imprévue…

La famille Costa de Roissy en Brie, ils posent ensemble, un papa une maman trois enfants dont Gwen qui va bien maintenant, les traits ronds et doux… Un papa une maman, Cyrille et Edwige, un papa une maman on ne ment pas avec ce que veut son enfant… Les Costa ont été surpris et ont accompagné Gwen dans son chemin… C’est drôle à lire parfois… la maman allant avec Gwen dans sex-shop "bobo chic" du Marais "pour acheter un "binder", une brassière qui compresse les seins ça coûte 60 euros en boutique. » Les parents ont géré le lycée, ils sont allés sur les forums trans, ils ont trouvé un psychiatre transfriendly, ils se sont forcés aussi pour ne plus dire Gaïa et pour gérer ce qui ressemble à un deuil… comme s’ils avaient perdu une fille… "J’adore les photos, j’en fais beaucoup. Et je n’arrivais pas à regarder les photos de Gwen quand il était fille. Quand je tombais accidentellement dessus, je m’effondrais."

Personne n’a dit que c’était facile… C’est une histoire qui est loin des grands mots que l’on plaque sur ces phénomènes de société… a deux pas de chez nous… et c’est reposant dans le grand bruit des identités… qui résonne dans les journaux…

Dans le Figaro, on dénonce l’écriture inclusive…

Et c’est un combat identitaire… Pour le figaro qui garde la maison France contre les « délires » de l’écriture inclusive, contre « cette nouvelle marotte » des féministes, ce « charabia » nous dit l’académicien Michael Edwards…

Pour mémoire, l’écriture inclusive est une manière de rappeler la part féminine d’un mot avec un point, le point milieu… … Agriculteur.rice … c’est une convention recommandée par le haut conseil de l’égalité homme femme… ça se répand. Même sous la plume de Pierre Gattaz… Le figaro nous apprend que le point.milieu va apparaitre sur nos claviers…

Et cela devient intéressant… au-delà de la colère du Figaro, de ses titres, le journal offre une enquête complète sur ce qui se joue… comme si la violence était un masque que se pose le journal…

C’est humain un media…

ça exprime le réel… On tourne quelques pages du même Figaro et dans le cahier économie, on trouve ceci

« Les femmes toujours sous-représentées dans les directions… des grandes entreprises… les comités exécutifs, les comex… » une seule femme à la tête d’un groupe du Cac 40, Isabelle Kocher, DG de Engie… Cette absence relativise l’outrage fait à la langue…

Et cet effacement des femmes, on le retrouve dans plusieurs journaux…

Dans les échos magazine, on lit un reportage sur les femmes des grands chefs cuisiniers… Mme Gagnaire, qui est aussi écrivain… Madame Troisgros, madame Bras, elles modernisent les décors, elles font de la communication, du droit, du management pendant que ces messieurs cuisinent, des artistes, il faut être en fusion… Ça se lit bien, avec un sentiment de malaise… Le même malaise que l’on éprouve.

Dans le Parisien, en découvrant Bérangère Outrebon, épouse de l’entraineur adjoint du Paris FC, dont le métier consiste à aider les femmes de joueurs professionnels… forcées de déménager pour suivre leurs vedettes de maris…

Il est compliqué d’exister seulE…

On peut aller sur Cheek Magazine… c’est une revue féministe sur le web… à découvrir… qui raconte des femmes oubliées de l’histoire…

Hilma af Klint, la pionnière de l’art abstrait, Rosalind Franklin, qui obtint la première image de l'ADN mais dont la découverte fut volée par trois confrères qui raflent le Nobel à sa place en 1962… Ou Nannerl Mozart, la sœur aînée du célébrissime Wolfgang Amadeus, qui était tout aussi douée que lui mais qui avait l’inconvénient d’être une fille

L’article s’inspire d’un livre, Ni vues ni connues, qui veut rendre sa place aux oubliées…

“Il faut reprendre notre place, dans la rue, dans nos droits, dans le travail, dans la famille, mais également dans l’Histoire. »

C’est bien plus radical que l’écriture inclusive…

Libération a retrouvé Nicolas Sarkozy…

En la personne d’Emmanuel macron, et l’on devine, en regardant la Une que c’est un intense soulagement pour le journal de trouver une figure d’hostilité … en même temps, Libé est honnête et reconnait, au fil de ses mots, que politiquement, Macron n’est pas vraiment Sarkozy, mais enfin… L’ennemi est un bonheur… pour la gauche… Qui elle aussi quête son identité…

Pour L’humanité Emmanuel Macron, s’attaque aux piliers de la démocratie… un technocrate qui musèle la représentation nationale et asphyxie la démocratie locale…

Est-ce exagéré ? Une autre histoire que raconte l’humanité rend un son plus réel… Dans le vieux Lyon, une extrême droite identitaire a pris ses quartiers… et un horloger d’art Pierre Carry ; s’y oppose…

Son magasin a été vandalisé en septembre… Il s’appelle l’horloger de Saint Paul, en hommage à un vieux film de Bertrand Tavernier…

Voilà les violences françaises, elles deviennent du papier. A l’opposé de l’humanité, idéologiquement. Deux journaux se font peur… valeurs actuelle se terrifie d’une « conquête islamique de la France »… Le figaro magazine dénonce « l’islamosphère »… les agents d’influence de l’islam. Oui l’islam, pas l’islamisme… il est des lapsus qui disent le moment…

La Croix nous rappelle des conflits oubliés…

Des guerres dont on ne parle pas… occupés que nous sommes par nos prurits identitaires… On lira donc ce qui arrive au Mozambique, où la guerre civile est endémique,, au Congo Brazzaville où 138000 personnes auraient besoin d’une aide humanitaire d’urgence… En nouvelle Guinée où les Papous se révoltent, en Birmanie où, à côté de la tragédie des Rohyngias se prolongent des guerres ethniques…

Tout ceci est bien lourd… avant un week end ? souriez alors en lisant le parisien qui interviewe largo winch, un héros de BD… Mais on n’échappe pas… dans Libération, vous apprendrez qu’en Argentine et en Uruguay, des juments sont engrossées, et puis saignées, martyrisées avortées pour prélever une hormone qu’elle développent, dont nos élevages font leur profit…

Ce que l’on fait aux bêtes…

Dans la dépêche, cette histoire qui vient d’ailleurs, c’est-à-dire de chez nous… L’histoire de Poupette, qui avait cinq mois. Une génisse blonde d’Aquitaine, petite protégée d’un élevage de Puységur dans le Gers, qui a été tuée par plusieurs tirs de fusils, dans un champ, au lieu dit Mestre Bidaou. « Elle faisait partie de la famille et n’aurait jamais, elle, été destinée à l’abattoir », se lamente Aline, 78 ans, la mère de Jean-Philippe. Elle ajoute, les yeux humides : « Elle nous suivait partout, comme un chien. Il y a quelques jours encore, elle s’est présentée à l’entrée de la cuisine pour essayer de nous rejoindre dans la maison. »

On entre dans cette fin de semaine avec ce mystère et cette tendresse.

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