32 étoiles au Michelin, des restaurants à Paris, Londres, Shanghai, Tokyo ou Montréal, 100 millions d'euros de chiffres d'affaires : une réussite exceptionnelle pour celui qui voulait devenir à la base architecte ou prêtre.

En France, c'est comme souvent Libération qui est le plus inspiré en Une en titrant tout simplement.

Joël Robuchon, ho purée !

Avec une photo du cuisinier, sa toque et son sourire un peu crispé. La purée, un plat simple pour une recette réinventée qui l'avait fait connaître notamment à l'international. Il n'aimait pas trop d'ailleurs qu'on lui parle tout le temps de cette grande réussite commerciale car sa cuisine c'était aussi rappellent vos journaux, un saumon grillé au beurre rouge, sa crème de choux au caviar ou sa fameuse raviole de langoustine.

Il était  le chef galactique, un maitre de la profession, un génie de la gastronomie, et même le Stendhal des fourneaux pour l'Obs.

Le journal La Croix évoque lui une légende qui a rejoint les étoiles.

Joël Robuchon qui était aussi un entrepreneur avisé.

C'est l'autre facette de Joël Robuchon 

"Il y avait le beurre et l'argent du beurre" en quelque sorte.

Robuchon c'était une marque nous rappelle Libération et le Figaro. Né à Poitiers issu d'un milieu modeste, Il avait décroché ses premières étoiles juste après avoir été désigné meilleur ouvrier de France en 1978.

Mais Robuchon se défendait d'être intéressé par l'argent :  "Ce n'était pas un  businessman mais un compétiteur" insiste son fidèle associé Guy Job.

Sa carrière à la télévision et son émission culte sur France 3  -"Et bon appétit bien sûr" - l'avaient fait connaitre du grand public

Se sachant malade nous apprend le Figaro, Joël Robuchon avait discrètement vendu ses établissements à un fonds d'investissement basé au Luxembourg et en Angleterre.

Beaucoup de vos journaux d'ailleurs ont choisi de reproduire la recette de purée de Joël Robuchon.

Alors attention uniquement avec une variété très précise de pommes de terre, les rattes du Touquet.

Le Touquet dans le Pas de Calais qui a une autre spécialité.

Ce sont les riches, ceux qui ont beaucoup d'argent. Toutes les familles aisées du Nord de la France se retrouvent régulièrement dans cette station balnéaire. Le lieu idéal donc pour parler de la suppression partiel de l'Impôt sur la Fortune remplacé par l'IFI, un impôt sur l'immobilier à partir d’1 million 400 000 euros.

C'est Libération qui nous y emmène à l'occasion d'un tour de France autour des réformes engagées par le président Macron qui a une maison avec son épouse dans cette charmante bourgade.

Et les riches ne sont pas contents nous dit Stéphanie Maurice qui a rencontré sur le marché Emmanuel qui vend des maisons et qui a donc  un avis sur la question.

"Il faut supprimer totalement l'ISF dit-il, regardez, les gens maintenant ils vont acheter au Portugal et du coup les Portugais ne peuvent plus se loger parce que les prix montent trop là-bas"

C'est ce qui s'appelle de la sollicitude intéressée.

Une heure plus tard au Golf de la ville, c'est Bernard 79 ans médecin qui s'énerve.

"Macron fait des bonnes choses mais l'IFI c'est la punition pour ceux qui travaillent le plus. Imaginez, des gens qui ont acheté une maison et un appartement et qui héritent d'une habitation de leurs parents. Ils sont bien embêtés maintenant".

Même sentiment d'injustice enfin pour Aude 45 ans de retour de la plage avec un joli bronzage.

"Il vont toujours chercher l'argent au même endroit dit-elle.

C'est trop facile. Faisons plutôt des économies et arrêtons de taxer toujours les mêmes".

Reportage donc de Libération avec ces riches du Touquet décidément bien malheureux. Rappelons tout de même que l’ISF rapportait près de 4 milliards d’euros à l’état et l’IFI seulement 1 milliard aujourd'hui. Soit 3 milliards restitués aux ménages les plus fortunés du pays.

On reste dans le département du Pas de Calais avec à Lens le quotidien des policiers.

Julia Pascual a passé pour le journal le Monde plusieurs jours dans le commissariat central de la ville.

L'agglomération de Lens, et ses 350 000 habitants ce sont tous les ans 20 000 plaintes et  2 000 gardes à vue.

C’est un inventaire presque ordinaire. Une semaine dans la vie d'un flic.

Lundi, grosse journée.

Le guichet c'est à la fois la « vitrine » de la police, sa « poubelle », résume Valérie, gardienne de la paix. 

Elle raconte qu'elle a rapidement appris à « prendre du recul et que si on épouse le malheur des gens, derrière on ne vit plus », 

Sa collègue Claire confirme c'est comme lors des découvertes de cadavres. A partir du troisième, on ne fait plus attention. »

Mardi : 

C'est Marie qui se confie.

Elle n'a pas voulu rester au quart dit-elle. Le service qui gère les flagrants délits. « Il faut prendre des décisions en quinze secondes Vous avez la vie des gens entre les mains,  moi j’ai perdu 6 kilos en quatre mois. »

Mercredi : 

Une histoire qui laisse les policiers sceptiques 

Une femme sur le quai d’une gare, deux Afghans qui auraient dit « bomb » et « Daech » en mimant un égorgement avec le pouce.

Les deux hommes ont été placés en garde à vue pour menace de mort, mais l'affaire sera classée sans suite

C'était un  malentendu

Jeudi matin: 

La sueur, l’urine, les excréments parfois jetés au mur.

Ce sont les geôles de garde à vue. 

Plus tard dans l’après-midi, deux policiers de la BAC  reçoivent un appel : « Des jeunes fument du cannabis dans le hall d’un immeuble ", « On laisse pisser ordonne un policer, on a une opération coup de poing cet après-midi. Le parquet a  autorisé contrôles d’identité et ouverture des coffres des voitures, on va se faire plaisir ».

Vendredi enfin :

C'est Véronique qui entame les auditions de la journée. 

Un jeune vêtu avec un jogging aux couleurs de l’équipe de foot de Chelsea a été interpellé la veille.

Il s’est enfui en courant d’une voiture qui venait de refuser un contrôle de police.

L’échange est laborieux. Maxime se moque des « bleus bites » et autres « bons à rien » qui n’ont pas réussi à le rattraper

Un de ses acolytes un Tunisien de 26 ans, jogging cette fois aux couleurs du PSG, explique que le propriétaire lui a prêté la voiture

3ème audition, le passager, jogging de la Juventus. Dix-sept mentions au casier judiciaire. Il plaisante à propos de la course-poursuite. Véronique n'en peux plus. Elle finit par demander un Doliprane à ses collègues.

Voilà pour le quotidien des policiers au commissariat de Lens qui ont bien du courage. C'est un reportage à retrouver sur le Monde.fr. Et puis pour poursuivre avec ces tranches de vie dans l'univers policier, je vous invite également à lire l'excellente série consacrée à ces déclarations que l'on fait au commissariat mais sans jamais vouloir porter plainte, ça s'appelle mains courantes et c'est sur le site - les jours.fr -.

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.