Ce matin, retour sur épisode méconnu, qui a pourtant marqué l’histoire moderne des Indiens d’Amérique.

En 1970, Tim Williams chef d'une des tribus de la Klamath River se rend en tenue de cérémonie sur l'île d'Alcatraz pour en réclamer la propriété au nom des Indiens de toutes les nations
En 1970, Tim Williams chef d'une des tribus de la Klamath River se rend en tenue de cérémonie sur l'île d'Alcatraz pour en réclamer la propriété au nom des Indiens de toutes les nations © Getty / Ralph Crane

Passionnante série d'été cette semaine dans Le Monde sur les Indiens d'Amérique, sous la plume de Corinne Lesnes.
 

L'aube n'est pas encore levée, le 20 novembre 1969, quand un chalutier se glisse dans la baie de San Francisco. Le courant est fort, la nuit, noire. A bord : des étudiants, représentants, disent-ils, "toutes les tribus indiennes". Alcatraz, île-prison, où Al-Capone, notamment, fut incarcéré, est fermée depuis 1962. Les autorités tergiversent sur le sort du rocher : qu'en faire ? Peut-être un casino ? Mais les étudiants de Berkeley, la prestigieuse université, toute proche, ont une autre idée : que le "Rock" leur soit rendu, au nom du traité de Fort Laramie, datant de 1868. 

Le début d'une expérience inédite de revendication des droits des Amérindiens. 

Leur leader, Richard Oakes, s'adresse aux autorités dans un texte destiné "au Grand Père Blanc et à son peuple". Solennellement, il propose un nouveau traité. Les Indiens offrent "24 dollars de verroteries et de tissus rouges" en échange d'Alcatraz.  Plus sérieusement, les étudiants entendent faire du lieu une université, un centre culturel. Les autorités imposent un blocus, mais très vite, l'opinion publique est conquise.
Jane Fonda, Anthony Quinn, les célébrités accostent, jusqu'à ce que ça dérape. A 13 ans, la fille du leader du mouvement, meurt dans des circonstances troubles. Viennent ensuite des accusations de détournement d'argent... Clochards, hippies, dealers, viennent s'installer pour la nuit. En juin 1971, après un incendie, la police intervient. Les Indiens, 500 au plus fort du mouvement, seront restés 19 mois dans la forteresse.
 

Aujourd'hui encore, l'inscription "INDIANS WELCOME"... INDIENS BIENVENUS...  accueille toujours les touristes qui débarquent du ferry. 

Un sentiment de révolte que n'aurait pas renié Tony Morisson...

Vous en avez longuement parlé avec vos invités ce matin Pierre, la romancière américaine, prix Nobel de littérature s'est éteinte hier, à l'âge de 88 ans. Les journaux ce matin lui rendent hommage. Silhouette imposante, port de tête altier, tout était en elle impérial et impérieux, écrit Josyane Savigneau sur le Monde.fr 

Beloved pour l'éternité titre quant à lui Libération... 

Beloved... son roman le plus célèbre, prix Pulitzer paru aux Etats-Unis en 87 et dans lequel une femme esclave égorge sa propre fille pour qu'elle échappe à son destin.

Résistance, toujours, cette fois, en Suède, contre l'exploitation d'un métal rare, le vanadium

Principalement employé pour la fabrication d'acier... Utilisé aussi pour la conception d'une nouvelle génération de batteries hyperpuissantes. 

Anne-François Hivert, dans les colonnes du Monde, nous raconte l'histoire de Mads Persson. Un agriculteur, solide gaillard, qui connaît la sécheresse, les contraintes financières et bureaucratiques, qui s'accumulent...  Et désormais, il doit également gérer la perspective de forages dans ses champs. "ça commence à faire beaucoup", dit-il, la voix tremblante... 

En quelques mois, une société britannique, Scandi-Vanadium, a décroché 11 permis d'exploitation dans le sud-est de la Suède. Les terres d'une dizaine d'agriculteurs, dont celles de Mads Persson, sont concernées. La société le promet : les forages seront d'une propreté exemplaire. Et puis, c'est pour la bonne cause : pour lutter contre le réchauffement climatique, il faudra stocker l'énergie produite à partir de sources renouvelables, et le vanadium est la meilleure technique.
Mais sur place, l'argument ne tient pas.
"Il faut changer de logique et arrêter d'exploiter nos sols, dit une religieuse, mère supérieure qui a pris, avec d'autres, la tête de la fronde, car c'est exactement ce qui nous a menés dans la situation actuelle."

Au-delà de ce projet d'extraction, Le Monde nous dit que ces opposants aux forages se battent pour une révision de la loi suédoise, jugée bien trop libérale. En gros, une fois qu'une société obtient un permis d'exploration, les propriétaires des terres ne peuvent plus rien faire. 

Dans le Puy de Dôme, des habitants mobilisés contre un dépôt sauvage de gravats

La grogne des habitants de la commune de Romagnat, au sud de Clermont-Ferrand, est à lire dans La Montagne.

6000 mètres cubes de gaines plastiques, fragments de carrelages, de brique, de ciment, déposés sans autorisation sur un terrain privé. Des déchets qui proviennent de la démolition de l'ancien Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand.
Un comble quand le nouveau site se veut vert et respectueux de l'environnement...  Une mise en demeure a été assignée à Bouygues Immobilier pour procéder à l'analyse de ces déchets... 

Eux aussi ont décidé de se mobiliser : les livreurs de Deliveroo

Après une première soirée de grève samedi dernier, les livreurs de la plateforme de livraison de repas à nouveau appelés à cesser le travail ce soir. Conséquence d'une nouvelle grille tarifaire qui vient d'être mise en place par la multinationale britannique. 

Le tarif minimum pour une course a été supprimé...  Certains livreurs expliquent toucher 2,70 euros pour une course qui auparavant, en valait 4,5... 

Deliveroo, Amazon, Uber.... Nouveaux prolétaires, UNISSEZ-VOUS !
C'est la Une de Libération ce matin... Dans son édito, Alexandra Schwartzbrod parle du sous-prolétariat d'aujourd'hui. Des armées de livreurs, souvent très jeunes, qui entendent bien s'organiser, je cite "pour peser sur des entreprises qui profitent de l'absence d'organisations syndicales dans des métiers qui n'existaient pas il y a dix ans encore."

Pour les Echos, le conflit chez Deliveroofait désordre, avant le vote définitif de la loi LOM (Loi d'Orientation sur les Mobilités) en septembre. Le texte refuse de contraindre les plateformes en matière de rémunération et de condition de travail.
Le gouvernement table sur des chartes sociales, mises en place de manière unilatérale. 

On prend le large avec un portrait qui fait du bien : celui de François Gabarre, le Roi des Mers

A lire dans l’Equipe ce matin… Où l'on lit que le skipper, aussi à l'aise en solitaire qu'en équipage, refuse d'embrasser le portrait de l'aventurier des temps modernes.
Modeste, toujours, il déclare : "je crois, en fait, que les aventuriers sont partout, tu peux connaître ce sentiment en créant une appli pour une  start-up en faisant des enfants, en allant au fond des mers et au sommet des montagnes..."
 

Et pourquoi pas en faisant de la air-guitar ?
Vous ne me direz pas que vous ne vous êtes jamais rêvé en rock-star, ça arrive à beaucoup de monde, reproduisant des riffs de GUITARE...  avec un balai, une tringle à rideaux, devant le miroir de la salle de bains... 

La France a son champion !! A lire en dernière page de Ouest France ce matin...  Lord Scrat, de son vrai nom Vincent Roussel, 27 ans, a raflé le titre national le week-end dernier à Mirande, dans le Gers. Cet animateur socio-culturel de Saint-Brieuc est tombé dedans au festival Art-Rock, toujours à Saint-Brieuc, il y a dix ans. Depuis, il compte 22 compétitions au compteur.  Pour être un air'tiste, dit-il, il faut être un passionné de musique (oui, jusque là, on suit) Je ne joue jamais sur un seul morceau, je fais toujours des medleys dans lesquels je mélange les genres. A côté, je bosse à fond mes chorégraphies, je réalise mes propres costumes. 

Le tout, sans savoir jouer de la guitare... Et c'est peut-être là le secret... ! En ce moment, Lord Scrat, se prépare pour les mondiaux d'AIR-GUITAR. Ce sera le 23 août à Oulu en Finlande. Et Pierre, vous devriez vraiment penser à vous inscrire.
 

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