Quand un maire veut faire la chasse aux clandestins.15 jours après sa réélection au premier tour à la mairie d'Orléans, l'UMP Serge Grouard vient de créer au sein de son conseil municipal, une délégation pour la lutte contre l'immigration clandestine.En le découvrant, les militants des associations d'aide aux sans-papiers se sont étranglés écrit Joseph Korda à la dernière page de l'HUMA. Pour le bloggeur Antoine Bardet, Grouard a toujours voulu déborder son propre camp. Mais là, plus de doute, il flirte avec une idéologie qui n'est même pas encore celle du FN. Le plus surprenant reprend l'HUMA, c'est que ce n'était pas dans son programme municipal. La lutte contre l'immigration clandestine est une prérogative de l'Etat. Mais Serge Grouard se justifie par le laxisme de l'Etat. Et grâce à quelques compétences de la mairie sur les attestations d'accueil, le regroupement familiale et l'avis sur la délivrance de la carte de résident, il va pouvoir redresser la barre. Oui mais voilà, Orléans ne souffre d'aucune invasion incontrôlée. Alors à quoi va servir cet adjoint se demande certains. Sinon à passer son temps à dénoncer Pierre, Paul et Jacques ou des prénoms exotiques.De la chasse aux clandestins, à la quête de destin pour l'UDI.Jean-Louis Borloo a annoncé hier, son retrait de la vie politique pour des raisons de santé. Il a réussi à réconcilier les anciens amis de François Bayrou écrit Geoffroy Clavel dans LE HUFFINGTON POST. Sans sa direction charismatique, il y a fort à parier que L'Alternative, l'alliance scellée avec le patron du Modem pour les municipales et les européennes, n'aurait jamais vu le jour. Ce retrait tombe mal. Car en son absence, ses amis ne sont même pas parvenus à s'entendre pour désigner un président de l'UDI par intérim. D'ailleurs, dès l'annonce de sa démission, certains cadres, ont laissé entendre que cette décision pourrait mettre en danger la jeune formation politique.Un proche assure au PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE ce matin, qu'il en avait marre de mettre les mains dans le cambouis de la politique politicienne. Ca lui cassait les pieds. Lui, c'est un créatif.Un golden boy et un fouteur de merde aussi selon SLATE.Sauf retournement d'ici 2017, et avec Jean-Louis Borloo on n'est jamais trop prudent, la guerre des présidentiables n'aura pas lieu au centre écrit Judith Waintraub du FIGARO. Seul François Bayrou peut aujourd'hui, y prétendre.Mais ce dernier n'a pas fait de commentaire.Et en même temps rappelle LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE,n'est-ce pas François Bayrou qui disait que les centristes sont connus pour être aussi facile à diriger qu'une brouette remplie de grenouilles ?

La brouette et les grenouilles, l'image pourrait aussi coller ce matin, au PS.Manuel Valls n'est pas allé hier soir à l'Elysée, assister à la projection privée du film d'Alexandre Arcady sur le drame d'Ilan Halimi, victime du gang des barbares. Il a passé son week-end, à rassurer les parlementaires après la publication d'un texte posant des exigences avant le discours de politique générale du nouveau premier ministre.Il démine écrit Rosalie Lucas du PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE.Et en même temps, faisons le pari.Comme la plupart des éditorialistes ce matin, Alain Dusart de VOSGES MATIN est sûr que les frondeurs voteront la confiance à Manuel Valls demain. A moins qu'ils ne souhaitent signifier au couple Hollande-Valls, qu'ils sont impatients de repartir pour une longue cure d'opposition.Halte, basta. C'est aussi l'avis d'Olivier Mazerolles de LA PROVENCE. Les Français se moquent de savoir si le gouvernement va respecter les canons de la gauche ou de la droite. Ils veulent de l'action, des résultats.Et pour ce faire, demain, Manuel Valls devra leur dire : " Je fais la guerre", selon Christine Clerc du TéLéGRAMME.Il devra expliquer clairement à quel prix la France peut recréer des emplois.S'il osait, écrit Gaétan de Capèle du FIGARO, il dirait aux Français quelques vérités supplémentaires. Les 50 milliards d'économies à trouver, ne sont pas l'Everest. Il arrive tous les jours à des ménages ou à des entreprises de réduire leur train de vie, quand les temps durs, l'exigent. Pourquoi ce qui paraît possible dans la vie de chacun, ne l'est plus dans la vie collective ?

Quelles sont les pistes du gouvernement pour ces 50 milliards?LES ECHOS en livrent quelques unes ce matin. Sans surprise finalement. Etat, Sécurité Sociale, Collectivités, tout le monde va mettre la main à la poche.Parmi les sujets sensibles, l'Education Nationale. François Hollande pourrait revenir sur le recrutement de 60.000 agents et professeurs. Le chiffre pourrait être raboté de 10 à 15.000. Mais rien n'est encore arbitré.LIBéRATION souhaite de son côté ce matin, une politique ambitieuse en matière de transports. Sus au Diésel titre le quotidien à sa Une. Chasser les particules fines qui réduisent l'espérance de vie, voilà un beau combat qui attirerait la sympathie des Français selon Alexandra Schwartzbrod. Ce n'est pas l'avis des constructeurs automobiles Français qui assurent que la disparition du diésel tuerait plusieurs milliers d'emplois en France.Faites du vélo alors. C'est bon pour la santé. Toutes les grandes villes s'y sont mises peut-ont lire dans les pages Eco Futur de LIBé. Et surtout, ça marche.L'industrie française se porte bien noteEmmanuel Guimard des ECHOS. L'an dernier, les ventes incluants les accessoires ont progressé de 3.1%. Soit un chiffre d'affaires d'un milliard et demi d'euros. Le cycliste français consacre en moyenne 303 euros pour l'achat de son vélo.

Les joueurs du PSG eux, ne font pas de vélo.Trop riches sans doute.A la veille du quart de finale retour de la Ligue des Champions, LE PARISIEN-AUJOURD'HUI s'est fait comptable. Si le PSG élimine demain, les Anglais de Chelsea, les joueurs toucheront bien 450.000 euros. Une place en finale, ce sera 250.000 de plus.Et une victoire en finale, zou 300.000 de plus. Au total, ils toucheront 1 millions d'euros si l'aventure va jusqu'au bout. Et ça, c'est sans compter ce qui a été négocié dans les contrats de chacun. Zlatan pour ne pas le nommer, touchera à lui seul, toujours en plus, 1 million et demi d'euros.Alors, il y a d'autres moyens de faire de l'argent. D'après L'EQUIPE, deux bassins olympiques et un de 25 mètres dans une même ville, sont un gage de prospérité assurée. C'est le cas de Chartres qui accueille pendant une semaine l'élite de la natation française pour les championnats de France. L'organisation coûte 300.000 euros. Mais les hôtels, les magasins, tout le monde en profite. L'an dernier, Rennes a capitalisé plus d'un million d'euros. En 2012, les sélections olympiques avait rapporté plus de 3 millions à Dunkerque.Heureusement, en natation, il y a une équité ou presque entre les hommes et les femmes. Muffat est aussi célèbre qu'Agnel, ou presque. Et pourtant, savez-vous qu'aujourd'hui, c'est l'Equal Pay Day ? Le jour symbolique où les femmes ont enfin engrangé le salaire que les hommes ont gagné au 31 décembre 2013. 4 mois après, 68 jours de plus travaillés pour gagner autant. L'égalité homme-femme n'est pas gagnée titre le PARISIEN-AUJOURD'HUI en FRANCE ce matin. Il paraît quand même que ça va mieux. L'an prochain, l'Equal Pay Day en France sera en mars. Il n'empêche.

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